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Les CP-140 Aurora jouent un nouveau rôle dans le cadre de l’Op Mobile

Le 8 juil. 2011

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Dans le cadre de sa routine d’inspection des systèmes d’un CP-140 Aurora, le Cpl Alex Jalbert-Landry, technicien en aéronautique, signale à un collègue de maintenance à bord de l’aéronef d’ouvrir les portes de la soute à bombes. Photo : Cpl Jackson Yee.

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Le Cpl Alex Jalbert-Landry, technicien en aéronautique de la Force opérationnelle Libeccio, inspecte un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora au centre de service hydraulique pour déceler des fuites.

Photo : Cpl Jackson Yee.


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Le Sdt Chris Cole, technicien en aéronautique de la Force opérationnelle Libeccio, installe des bouchons protecteurs et couvre les capteurs d’un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora.

Photo : Cpl Jackson Yee.


Conçu à l'origine pour la guerre anti-sous-marine, l’aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora a fait état de ses capacités lors de missions de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR) qui lui ont été attribuées au cours de l’opération Mobile.

Les Aurora des deux côtes — un de la 14e Escadre Greenwood (Nouvelle-Écosse) et l’autre de la 19Escadre Comox (Colombie-Britannique) — sont arrivés à la base aéronavale de l’OTAN de Sigonella, en Italie, le 25 mars 2011. Le détachement Sigonella a été l’élément de la Force opérationnelle Libeccio le plus récemment déployé. Il s’agit de la composante aérienne de la contribution du Canada aux efforts de l'OTAN pour imposer un embargo contre la Libye, une zone d’interdiction de vol dans l’espace aérien libyen et protéger les civils en Libye, conformément à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le détachement d’Aurora compte 80 personnes : 26 membres d’équipage et 3 équipes de techniciens d’aéronefs et du personnel de soutien de la 19 Ere et de la 14 Ere. Il s’agit un vraiment d’un petit groupe pour un impact aussi important.

La première tâche des Aurora a été d’identifier les navires dans la zone d’embargo, soit les eaux de la Méditerranée centrale au large de la Libye, et de transmettre l’information au groupe opérationnel en patrouille au large du pays. Depuis le 23 mars 2011, une vaste flotte de navires de guerre de l’OTAN, y compris la frégate canadienne NCSM CHARLOTTETOWN, patrouille la zone d’embargo pour réduire la circulation de mercenaires, d'armes et de matériel vers la Libye.

Tout au long de ces premières missions de surveillance maritime, les Aurora ont fait preuve de leur grande efficacité. Ils sont non seulement rapides, pouvant atteindre jusqu’à 400 nœuds, comme les avions à réaction CT-114 Tutor des Snowbirds, mais ils peuvent aussi demeurer en vol jusqu’à 12 heures. Ces avions possèdent une gamme de capteurs pour recueillir des données de renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR) précises et fiables pour donner une idée claire de la situation sur terre ou en mer. Grâce à cette combinaison unique de capacités, les Aurora se sont avérés être un choix naturel pour les missions de RSR dans les terres intérieures. Maintenant, ils recueillent des données de RSR sur les côtes, les autoroutes et les centres de commandement et contrôle de Libye.

« Il s’agit d'un nouveau rôle pour nous, explique le Capitaine Stephanie Hale, officier de systèmes de combat aérien et officier des opérations de la roto 0 du détachement de Sigonella. Les nouveaux systèmes de la suite de mission, y compris l’électro-optique infrarouge et l’équipement terrestre, ont changé les services que nous pouvons offrir et changer les environnements dans lesquels nous pouvons travailler. »

Le système de mission d’équipement terrestre (SMET), un nouvel ajout à l’Aurora, a été acquis dans le cadre de l’opération Podium, soit la participation des Forces canadiennes aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010. Grâce à au SMET, l’équipage d’un Aurora peut enregistrer trois signaux vidéo en temps réel à partir de caméras électro-optique infrarouge (EOIR) améliorées. À la fin de chaque sortie, l’imagerie est transmise au centre multinational d’opérations aérospatiales à Poggio Renatico, en Italie.

« Nous prenons toutes les ressources disponibles en théâtre et les utiliser pour maximiser l’effet de la mission », souligne le Major Derrick Hotte, commandant du détachement de Sigonella de la roto 0.

La ressource la plus important du détachement d’Aurora est son personnel, qui a été déployé à très court préavis et qui a effectué sa première mission dans les 72 heures suivant son arrivée à Sigonella. Depuis, ses membres volent chaque jour.

« Nous maintenons un taux de fonctionnement de plus de 90 pour 100, poursuit le Maj Hotte. Ça en dit long sur l’engagement et le dévouement du personnel de maintenance et l’approche d’équipe sur la mise en œuvre des opérations. Tous les membres du personnel ont dépassé les attentes et ont fait beaucoup pour faire honneur à la collectivité des avions de patrouille à long rayon d’action et aux Forces canadiennes. »

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