« Pour l’Aviation royale canadienne (ARC), il importe notamment de pouvoir se rendre à n’importe quel endroit de l’Arctique canadien en moins de 24 heures », a déclaré le lieutenant colonel Desmond Brophy, commandant du 440e Escadron de transport, alors qu’il participait à l’opération Nunalivut 2012, au Nunavut, du 10 avril au 1er mai dernier.
Au cours des derniers mois, la 1re Division aérienne du Canada s’est particulièrement employée à accroître la capacité de l’ARC à déployer ses ressources aériennes dans la région arctique, où se trouvent les endroits les plus éloignés et les plus inhospitaliers de notre pays. Le 440e Escadron, qui fait partie de la 17e Escadre Winnipeg (Manitoba), mais qui est basé à Yellowknife (Territoires du Nord Ouest), joue un rôle important dans l’atteinte de cet objectif, puisqu’il est le seul escadron de l’ARC installé en permanence au nord du 60e parallèle.
Exercer des activités dans un cadre aussi vaste, caractérisé par des conditions extrêmes, pose des défis logistiques. En effet, l’infrastructure nordique est disséminée sur une masse terrestre de quatre millions de kilomètres carrés, représentant environ 40 p. 100 du Canada. « Les opérations en Arctique sont véritablement expéditionnaires », a affirmé le Lcol Brophy. « Elles ne ressemblent pas aux autres opérations nationales comme l’Op Podium ou l’Op Cadence. Qu’il s’agisse de carburant ou de solution pour lentilles cornéennes, si nous ne l’apportons pas, nous ne l’avons pas! »
Les capacités de l’escadron de transport de Yellowknife le prédisposent parfaitement à ses missions dans le Nord. « Un CC-138 Twin Otter peut se rendre pratiquement à n’importe quel endroit où nous avons besoin d’aller dans le Nord », a expliqué le commandant.
« Avec nos appareils, nous pouvons atteindre les lieux où notre présence est requise, et ce, tout au long de l’année. Toutefois, pour assurer une couverture aérienne totale, nous devrons continuer à fournir un effort soutenu. »
L’ARC a procuré à l’opération Nunalivut 2012 un soutien important. Ce soutien a été déterminant pour l’exercice de recherche et sauvetage mené à cette occasion, puisqu’il s’agissait d’un exercice interarmées (c. à d. qu’il réunissait des éléments de l’ARC, de la Marine royale canadienne [MRC] et de l’Armée canadienne [AC]).
Le déploiement de cinq jours d’appareils CC-130 Hercules et CC-115 Buffalo à Resolute Bay, au Nunavut, a permis aux équipages de mettre à l’épreuve leur capacité en recherche et sauvetage dans l’Extrême Arctique. Grâce à l’appui de l’ARC, le personnel affecté à l’opération Nunalivut a pu aussi réaliser de nombreux autres exploits, par exemple transporter et approvisionner les plongeurs de la MRC à Gascoyne Inlet ou prêter main forte aux Rangers canadiens sur le terrain.
D’après le Lcol Brophy, les Canadiens, qu’ils soient du Nord ou du Sud, n’attendent rien de moins de leur force aérienne qu’elle assure une forte présence dans le Nord, peu importe les défis que cela suppose.
« Nous nous attendons à ce que les Forces canadiennes, en particulier l’ARC, exercent leurs activités dans le Nord. C’est une bonne chose, car nous y sommes constamment. » Et cela, grâce non seulement au 440e Escadron de transport qui y assure une puissance aérienne et du transport léger, mais également grâce aux chasseurs à réaction CF-18 Hornet et aux aéronefs à long rayon d’action CP-140 Aurora qui y patrouillent régulièrement, aux CC-130 Hercules et aux CC-177 Globemaster qui y effectuent du transport stratégique lourd et, enfin, grâce aux hélicoptères CH-146 Griffon qui soutiennent l’entraînement et les opérations dans le Nord, dans un pays où renaît un intérêt pour tout ce qui concerne l’Arctique.



