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Rapports - Investigation

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Cadets

Schweizer SGS 2-33 C-FBJH

Le 9 mai 2010

Une photo connexe cadets/cfbjh-may2010.jpg

Endroit : Debert (Nouvelle-Écosse)
État : Investigation Complète

Épilogue (pdf 55 kb)
Affiché 2011-01-18

Épilogue :

Un planeur Schweizer SGS 2-33 a subi des dommages très grave après un atterrissage dur, dans le cadre d’un vol de familiarisation du programme de vol à voile des Cadets de l’air. Un instructeur de vol à voile ayant sa qualification du Service d’administration et d’instruction pour les organisations de cadets (SAIOC) se trouvait dans le siège arrière du planeur, tandis que le siège avant était occupé par un cadet de l’air. De nombreux vols de familiarisation étaient prévus ce jour-là pour des cadets de l’air membres d’un escadron local. Pour leur lancement, les planeurs étaient remorqués par une camionnette F-150. L’incident s’est produit lors du dernier vol prévu ce jour-là, lorsque les conditions météorologiques ont commencé à se dégrader et que des averses isolées ont débuté.

Comme le planeur entamait sa course au décollage, l’ailier qui tenait l’aile gauche, l’aile face au vent, a échappé celle-ci après quelques pas. Même si la roue de l’extrémité d’aile a touché le sol, le pilote du planeur a été en mesure de ramener les ailes à l’horizontale avant le décollage. Alors qu’il compensait un vent de travers à gauche, le pilote du planeur a laissé l’appareil dévier vers la gauche sur la piste, tout juste au‑dessus de la zone gazonnée. Le fait que l’ailier ait échappé l’aile gauche, suivi d’une déviation vers la gauche, a donné l’impression à l’observateur à bord du véhicule de remorquage que le lancement ne pouvait pas se faire en toute sécurité, ce qui l’a incité à interrompre le lancement en larguant le câble de remorquage. Les conséquences du largage du planeur à basse altitude n’avaient pas été prises en considération, et l’on présumait que le pilote procéderait tout simplement à un atterrissage droit devant. Cependant, à cette altitude, le pilote n’avait pas le temps de redresser l’avion en plané. La combinaison d’une assiette en cabré accentué, d’une basse altitude et d’une perte soudaine de vitesse avant a fait décrocher le planeur, et ce dernier a fait un atterrissage dur sur la roue principale et le patin avant. Le pilote du planeur a subi de légères blessures, mais le cadet occupant le siège avant a été grièvement blessé. 

L’enquête a révélé que, même si tout le personnel participant au programme des Cadets de l’air est encouragé pendant sa formation à interrompre tout lancement lorsqu’une situation est jugée dangereuse, il n’y a aucun paramètre délimitant ce qui s’avère un danger au sol ou un danger en vol. Même si l’observateur est intervenu conformément aux procédures normalisées établies si celui-ci perçoit un risque, la décision de larguer le planeur à un moment critique du vol n’a pas laissé le temps au pilote de redresser le planeur en toute sécurité. Il est évident qu’une fois l’avion en vol, seul le pilote peut déterminer la pilotabilité et la sécurité de l’appareil, et si le fait de poursuivre un lancement est plus risqué que son interruption. 

Des recommandations ont donc été formulées pour améliorer l’instruction, donner des directives précises aux cadets et établir des paramètres qui délimiteraient le moment où le personnel au sol peut décider d’interrompre un lancement.  

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