Les Colloques du NORAD sur la puissance aérienne fondée sur le positionnement agile visent à susciter plus d'innovation dans le Nord canadien

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Article de nouvelles / Le 24 novembre 2020

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Affaires publiques de la région canadienne du NORAD

Alors que la région canadienne du NORAD (RC NORAD) cherche à poursuivre le projet de puissance aérienne interarmées dans la région arctique pour y mener des opérations dans l’ensemble du spectre et dans l’ensemble des domaines, une série de colloques, connue sous le nom de Colloques sur la puissance aérienne fondée sur le positionnement agile interarmées, ou Joint Agile Basing Air Power Seminar, rassemble les principaux intervenants œuvrant dans les domaines de la science, de l’environnement, de l’information, de la gouvernance et de la logistique pour jeter un regard sur certaines des difficultés liées au positionnement agile dans l’Arctique. Initialement connus sous le nom de Colloques sur la puissance aérienne dans l’Arctique, les colloques se concentrent sur l’exploration des synergies entre les opérations aériennes, la sécurité, la science du climat, les communautés autochtones, le développement économique et d’autres préoccupations d’importance.

Le cinquième colloque de la série, qui s’est tenu le mardi 22 septembre 2020, a permis aux partenaires de la défense de se réunir virtuellement par vidéoconférence afin d’éviter tout risque d’exposition potentielle à la COVID-19.

Animée par le brigadier-général Edward « Hertz » Vaughan, commandant adjoint de la RC NORAD, et Mme Andrea Charron, Ph. D., professeure agrégée d’études politiques de l’Université du Manitoba, la discussion s’est déroulée entre des militaires des Forces armées canadiennes, du département de la Défense des États-Unis, des alliés et des collègues universitaires, ainsi que des innovateurs de l’industrie du froid extrême et d’autres parties prenantes, qui ont examiné des solutions relevant de plusieurs domaines en vue de projeter une puissance aérienne interarmées dans un milieu de froid extrême.

« Exploiter une base dans l’Arctique pose un ensemble unique de difficultés. En réunissant nos partenaires des collectivités nordiques, de l’industrie et des universités avec des alliés de l’armée canadienne et de l’armée américaine, nous sommes en mesure d’apprendre les uns des autres pour développer les compétences, la technologie et les relations nécessaires pour travailler efficacement dans le Nord », a affirmé le brigadier-général Vaughan, qui agit à titre de commandant adjoint de la région canadienne du NORAD et de la composante aérienne des forces interarmées pour la 1re Division aérienne du Canada.

Cette séance a porté sur les plans visant à étendre le Programme inuit de surveillance des milieux marins dans huit collectivités du Nunavut, sur les incidences du changement climatique et du transport maritime dans l’Arctique, sur l’utilisation de nanosatellites par les collectivités et l’armée, sur une perspective inuite, une perspective de l’OTAN, ainsi que sur des perspectives canadiennes et américaines sur le positionnement agile.

La discussion initiale s’est concentrée sur le fait qu’il fallait abandonner la vision traditionnelle du Grand Nord et adopter une nouvelle approche qui tient compte du point de vue des peuples autochtones, des répercussions sexospécifiques des activités dans le Nord et de l’importance de la science des changements climatiques.

Ainsi, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a rarement parlé de l’Arctique dans le passé, car il s’agissait en grande partie d’un domaine propre aux États de l’Arctique. Toutefois, cette approche est en train de changer. Maintenant que la circulation maritime augmente en raison du changement climatique, il y a un intérêt croissant au sein de l’organisation pour examiner l’Arctique plus sérieusement, puisque l’OTAN cherche à renforcer les relations multilatérales dans l’alliance.

Tout au long du colloque, le changement climatique a été le fil conducteur des discussions qui ont porté sur l’augmentation de l’activité militaire et économique dans le Nord et sur les effets potentiels que cela pourrait avoir sur la population autochtone. Les peuples autochtones de l’Arctique sont partie prenante de tous les aspects de la politique arctique. L’activité accrue dans l’Arctique, en plus des changements climatiques, modifie considérablement l’environnement naturel, menaçant la sécurité de la culture autochtone, la sécurité alimentaire, la vie terrestre et la vie marine. L’examen de la région arctique et des questions de défense et de sécurité dans le Nord nécessite de s’écarter du statu quo et d’adopter des approches plus créatives.

Tout en cherchant à accroître les capacités de positionnement agile, 19 sites ont été étudiés dans le Nord canadien, en mettant l’accent sur la couverture et la viabilité régionales. Étant donné les nombreuses possibilités de collaboration, d’importantes recherches sont entreprises sur les ressources énergétiques de l’Arctique et l’utilisation des technologies et de la science pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Cela permettra d’améliorer l’agilité grâce à des camps déployables, à des systèmes d’alimentation et d’énergie mobiles, ainsi que de soutenir l’expérimentation sous-marine canadienne sur la connaissance de la situation dans tous les domaines.

L’utilisation de nanosatellites a été abordée comme une technologie nouvelle et émergente, hautement configurable, offrant une approche modulaire des engins spatiaux. Les satellites, capables de remplir une variété de fonctions allant des communications, du relais de données, de l’exploration, de la télédétection, à l’astronomie, ont le potentiel de profiter à la fois aux collectivités nordiques et aux militaires œuvrant dans les régions arctiques. Les nanosatellites sont plus polyvalents que les engins spatiaux traditionnels et peuvent être remplacés plus rapidement par des technologies plus récentes à moindre coût.

Par la suite, il y a eu une discussion en profondeur entre les membres du personnel de la Région canadienne du NORAD et les gestionnaires du Programme inuit de surveillance des milieux marins. Au cours de la discussion sur la surveillance des milieux marins, le groupe s’est penché sur l’utilisation du système d’identification automatique (AIS) dans l’Arctique. L’AIS est une technologie relativement nouvelle utilisée pour suivre les navires. Il peut être utilisé pour fournir des renseignements en temps réel aux collectivités de la région, à la Garde côtière canadienne, à Transports Canada et à d’autres organisations, le cas échéant.

Dans le contexte de l’augmentation de la navigation, du tourisme et de l’exploration sous-marine dans la région du Nunavut au Canada, l’AIS permet de suivre les navires en temps réel et contribue ainsi à la surveillance et au contrôle de la flotte de pêche, à la sécurité maritime et aux opérations de recherche et de sauvetage. Le système aide également à éviter les collisions en diffusant les numéros d’identification du service maritime mobile, l’état de la navigation, la vitesse angulaire de giration, la position, la vitesse par rapport au fond, la route fond, le cap vrai, la destination et l’heure d’arrivée estimée.

On envisage d’ajouter sept autres sites AIS éloignés et trois autres sites en zone urbaine, dans l’espoir de parvenir à un déploiement tout au long de l’année.

Puisque nous travaillons dans le cadre de la nouvelle « norme », la prochaine édition de cette série de colloques fort utile pourrait également se faire par téléconférence, mais lorsque les restrictions mises en place pour contrer la pandémie seront levées partout au Canada, nous souhaitons également pouvoir nous rencontrer en personne afin de continuer à travailler ensemble pour offrir davantage d’innovation au Nord canadien.

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