ARCHIVÉE - 8 ECCA : Contrôle de la circulation aérienne dans le Haut-Arctique

Cette page Web a été archivée dans le Web

L'information dont il est indiqué qu'elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n'a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Article de nouvelles / Le 5 mai 2015

Par l’adjudant Wade Dominie

La mission : Appuyer l’Aviation royale canadienne dans ses opérations en lui fournissant un terrain d’aviation réseaucentrique contrôlé, et ce, peu importe les conditions, y compris dans les climats les plus rudes au monde.

Le 8e Escadron de communication et de contrôle aérien (8 ECCA), situé à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, héberge l’unique détachement expéditionnaire de contrôle de la circulation aérienne autonome de niveau de préparation élevé. Deux fois par année, l’escadron déploie une équipe composée du commandant du détachement, de quatre contrôleurs et de quatre techniciens à la Station des Forces canadiennes Alert (SFC Alert), sur l’île Ellesmere, au Nunavut; il s’agit du lieu habité en permanence le plus au nord dans le monde.

La tâche : Déployer le radar MPN-25 de l’escadron et fournir une approche radar de précision ainsi qu’un service de gestion du contrôle de la circulation aérienne aux aéronefs qui se déplacent à la SFC Alert dans le cadre de l’opération Boxtop. Celle-ci a lieu deux fois par année dans le but de ravitailler la SFC Alert en produits de première nécessité afin qu’elle puisse maintenir ses services quotidiens.  

La préparation : L’escadron entame les préparatifs des semaines avant le début de l’opération Boxtop. Ses techniciens des systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales (SITA), dirigés par le caporal‑chef Dale Ogilvie, technicien principal du déploiement en radars, effectuent des inspections de maintenance préventive pour s’assurer que le radar MPN-25 est en mesure de supporter les rudes conditions climatiques de l’Arctique.

Parallèlement, les contrôleurs de radar d’approche de précision aérospatiale dirigés par le sergent Tex Young, contrôleur radar principal, et le caporal-chef Todd Hopkinson, sous-officier responsable de l’instruction, donnent des cours de formation au contrôle de la circulation aérienne au moyen de simulateurs et ils étudient les procédures opérationnelles d’Alert.

La vérification en vol : Après un vol d’environ huit heures le 9 avril 2015, l’équipe arrive à Alert à 18 h. Le soleil ne s’est pas encore couché – d’ailleurs, il ne se couchera pas avant le début octobre. Une fois installée et nourrie, l’équipe est prête à faire face à une longue nuit. Afin de respecter leur horaire serré, les membres de l’équipe se mettent à préparer le radar en vue d’une vérification en vol prévue pour 36 heures plus tard.

Le froid (-35o C) et le vent font que cette tâche qui ne prend que quelques minutes d’ordinaire semble prendre une éternité. Enfin, à 1 h 30 du matin, l’adjudant Wade Dominie annonce qu’ils ont terminé pour la journée… ou pour la nuit plutôt.

Le 11 avril 2015, après avoir travaillé vaillamment pendant deux jours, l’équipe est prête à procéder à la vérification en vol. Toutes les ressources disponibles sont mises à contribution alors que décolle l’avion CC-130J Hercules employé pour la vérification en vol.

Les caporaux Daniel Arquin et Darrel Alberts, tous deux techniciens, vont retrouver les contrôleurs de radars, l’adjudant Isabelle Paradais, le sergent Tex Young et le caporal‑chef Todd Hopkinson sur le tarmac. Ils installent le théodolite et se préparent à donner des instructions d’approche à l'Hercules.

Entre-temps, l’adjudant Wade Domninie et le caporal‑chef Jean-Sebastien Lanoue, tous deux des contrôleurs de radars, travaillent dans l’abri des règles de vol aux instruments avec les techniciens, le caporal-chef Dale Ogilvie et le caporal Jamie Reynolds. Ils recueillent les données du radar et s’assurent que l’alignement respecte les tolérances strictement appliquées.

C’est réussi! Les longues heures de travail et le dévouement de l’équipe ont rapporté. En une heure le radar déployable MPN-25 est déclaré opérationnel et le 8 ECCA est de nouveau prêt à « montrer le chemin » dans le Nord.     

Le 8 ECCA est une unité hébergée de la 8e Escadre Trenton, en Ontario, mais il relève de la 2e Escadre Bagotville, au Québec. La 2e Escadre est l’escadre expéditionnaire de l’Aviation royale canadienne et il s’agit d’une formation apte à se déployer rapidement comme unité autonome; elle est en mesure d’employer de la puissance aérienne et de fournir le soutien connexe où que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde.

Date de modification :