Accroissement des capacités des aéronefs Aurora dans le cadre de l’exercice RIMPAC 2014

Article de nouvelles / Le 11 septembre 2014

Par Capitaine Jeff Noel

Un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140M Aurora de l’Aviation royale canadienne (ARC) descend discrètement vers sa cible sans défiance, un sous-marin ennemi en patrouille juste sous la surface de l’océan Pacifique éclairée par la Lune, près d’Hawaï. « Lancez la bouée acoustique », demande le navigateur tactique, alors que débute l’opération guerrière de lutte anti-sous-marine.

Il pourrait s’agir des premières lignes d’un roman de Tom Clancy. En fait, c’est ce genre de scénario que l’ARC et des aéronefs de la coalition stationnés à la base du Marine Corps d’Hawaï, dans la baie de Kaneohe, ont mis en œuvre 24 heures par jour pendant trois semaines dans le cadre de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) 2014. Le RIMPAC est le plus important exercice maritime interalliés et interarmées du monde; l’édition de cette année s’est tenue dans les environs des Îles Hawaï et à San Diego, du 26 juin au 1er août. Plus de 1 000 aviateurs, aviatrices, marins et soldats canadiens ont participé à l’exercice.

« Les missions varient selon la phase de l’exercice, souligne le major Filip Bohac, commandant de détachement des patrouilles à long rayon d’action (PLRA) du RIMPAC 2014. Au cours des premières phases, la plupart des missions sont préétablies et d’une durée d’environ cinq heures, mais au moment de la phase « libre action » finale, les objectifs deviennent plus stratégiques et plus souples, les missions ont tendance à durer plus longtemps, et nous volons 24 heures sur 24. »

L’exercice RIMPAC a permis à l’ARC de mettre à l’essai un certain nombre d’améliorations apportées aux systèmes qui ont été intégrés au bloc III des appareils Aurora, et d’utiliser l’entraînement résultant de l’exercice pour améliorer les capacités. On a aussi procédé à différents essais techniques et exécuté des travaux de développement des tactiques.

« Alors que notre compréhension des capacités nouvelles et améliorées du bloc III va en augmentant, nous devons élaborer des tactiques, des techniques et des procédures pour tirer le meilleur parti possible de ces capacités, fait observer le major Bohac. Notre contribution à l’exercice RIMPAC vise toujours l’équilibre entre le coût, la valeur de l’entraînement et les autres opérations en cours ayant une incidence sur la disponibilité des aéronefs et des équipages. Le RIMPAC est pour nous l’occasion idéale de mener un entraînement dans un contexte exigeant pour la coalition. Nous essayons toujours d’optimiser notre contribution. »

Toutes les unités de la flotte de patrouille à long rayon d’action (PLRA) de l’ARC étaient représentées à l’exercice RIMPAC 2014 : le 404e Escadron de patrouille à long rayon d’action et d’entraînement (PLRAE), le 405e Escadron de patrouille à long rayon d’action (PLRA) et l’Unité maritime d’essais et d’évaluation (UMEE), de la 14e Escadre Greenwood (Nouvelle-Écosse) et du 407e Escadron (PLRA) de la 19e Escadre Comox (Colombie-Britannique). Le détachement de PLRA, qui faisait partie de la Force opérationnelle aérienne du RIMPAC de l’ARC, se composait de plus de 100 membres du personnel de l’état-major, de l’équipage d’aéronef, des services d’entretien et des services de soutien aux missions.

Le RIMPAC de cette année, le 24e depuis la création de cet exercice en 1971, s’est tenu avec la participation de 22 nations, 49 navires de surface, 6 sous-marins, plus de 200 aéronefs et 25 000 employés.

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