ARCHIVÉE - Bon anniversaire, Billy Bishop!

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Article de nouvelles / Le 6 février 2015

Par les Owen Sound Museums et les Affaires publiques de l’ARC

Il y a 121 ans, le plus célèbre as de l’aviation du Canada naissait dans la paisible ville d’Owen Sound, en Ontario.

William Avery « Billy » Bishop naît le 8 février 1894, grandit à Owen Sound et fréquente les écoles locales. En 1911, il entre au Collège militaire royal à Kingston, en Ontario.

Quand la Première Guerre mondiale éclate, en 1914, il s’enrôle dans la cavalerie. Il commence sa carrière dans le Mississauga Horse, pour se joindre ensuite au 7Bataillon canadien de fusiliers à cheval. En juin 1915, il s’embarque pour la Grande‑Bretagne.

Sur place, il devient observateur au sein du Royal Flying Corps. Malgré un accident d’avion, le lieutenant Bishop obtient son brevet de pilote en 1916. Étant donné la pénurie de pilotes, ses quatre heures de vol sont jugées suffisantes, et il commence à pourchasser des Zeppelins dont les équipages bombardent le sud de l’Angleterre.

En mars 1917, il est affecté au 60Escadron dans une zone de vol dangereuse près d’Arras, en France. Aux commandes d’un avion Nieuport 17 Scout, il abat un pilote allemand, sa première victime. C’est à la suite de cet exploit qu’il est promu commandant d’escadrille, en dépit de son inexpérience. L’espérance de vie d’un pilote durant cette période est de 21 jours.

En 1917, il devient le pilote le plus performant du Royal Flying Corps, comptant 72 victoires homologuées. Le 2 juin 1917, il accomplit l’acte de bravoure pour lequel il obtiendra la Croix de Victoria : un raid mené à l’aube contre l’aérodrome d’Estourmel. Le 30 août 1917, au palais de Buckingham, le roi George V décerne au capitaine Bishop la Croix de Victoria ainsi que l’Ordre du service distingué et la Croix militaire, qui lui ont déjà été précédemment accordés sans lui être remis. Il n’a que 23 ans à l’époque, et il est le premier aviateur canadien à recevoir la plus haute distinction pour vaillance du Commonwealth.

La même année, le capitaine Bishop épouse Margaret Burden, petite fille de Timothy Eaton, fondateur de la Compagnie T. Eaton limitée. Ils auront deux enfants, Margaret et Arthur.

Arthur, qui devient pilote de Spitfire durant la Seconde Guerre mondiale, a toujours dit que son père et lui ont abattu 73 aéronefs allemands à eux deux.

Lorsqu’il rentre au Canada après la guerre, Bishop (qui est maintenant lieutenant‑colonel) est devenu un héros célèbre. Sa carrière militaire suscite un tel intérêt qu’en 1917, il écrit un livre intitulé Winged Warfare. En 1919, il entreprend une tournée de conférences qui le mène aux quatre coins des États‑Unis.

En 1920, le lieutenant‑colonel Bishop et son compagnon d’armes William Barker, également récipiendaire de la Croix de Victoria, pilote et as,  achètent trois hydravions et offrent un service de transport des passagers entre Toronto et Muskoka. Ils sont les premiers pilotes professionnels accrédités en Ontario.

La famille Bishop retourne en Angleterre en 1921, où il se lance en affaires, assumant la direction de plusieurs entreprises jusqu’à ce qu’il perde sa fortune à la suite du krach boursier de 1929.

En août 1938, le lieutenant‑colonel Bishop reçoit le grade honorifique de maréchal de l’air, ayant d’abord été nommé colonel d’aviation honoraire en avril 1931. Il reprend du service actif en 1939 au grade de commodore de l’air, et l’Aviation royale canadienne lui confie le recrutement – une tâche qu’il accomplit avec grand succès.

Il traverse le Canada et il se rend en Angleterre pour transmettre des messages d’espoir et d’optimisme à des milliers de gens. Il motive les troupes au Canada et en Grande‑Bretagne et il fait connaître aux États‑Unis, alors neutres, le sort désespéré du monde libre.

En 1944, alors que la guerre tire à sa fin, il réduit ses apparitions en public et reprend son poste de vice‑président de la Texaco Oil Company.

 Quand la guerre de Corée est déclarée en 1950, le maréchal de l’air honoraire Bishop souhaite s’enrôler de nouveau, mais sa candidature est refusée. La vie mouvementée qu’il a menée l’a éprouvé, et son énergie et son enthousiasme d’antan ont disparu. En 1952, lui et sa femme prennent leur retraite à Palm Beach, en Floride, où il meurt paisiblement dans son sommeil le 11 septembre 1956, à l’âge de 62 ans. Après d’imposantes funérailles organisées par sa femme à l’église Timothy Eaton Memorial de Toronto, auxquelles assistent plus de 25 000 personnes, il est incinéré. Ses cendres sont enterrées au cimetière Greenwood d’Owen Sound.

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