C’est en plongeant que l’on devient plongeur!

Article de nouvelles / Le 16 décembre 2014

Par le matelot de 1re classe Eduardo Jorge

Une carcasse d’avion et un mannequin peuvent servir à mettre en scène une situation réaliste, comme l’ont constaté les techniciens de recherche et de sauvetage (tech SAR) du 413e Escadron de transport et de sauvetage de la 14e Escadre Greenwood (Nouvelle-Écosse) qui prenaient part à un exercice de recherche et de sauvetage sous l’eau le 20 novembre 2014. L’exercice combinait le fuselage d’un petit avion, un mannequin d’entraînement au sauvetage – et de l’eau très froide!

Le scénario a commencé lorsque deux campeurs ont été réveillés par l’impact de l’écrasement d’un avion. Des tech SAR ont été envoyés sur les lieux peu après que les campeurs eurent appelé le 911 pour signaler aux autorités qu’un avion avait peut-être heurté les arbres et terminé sa course dans le lac.

Dès leur arrivée sur les lieux, leur équipement de plongée déjà enfilé, les tech SAR ont sauté dans l’eau glacée pour effectuer une recherche au fond du lac dans l’espoir de secourir le pilote et tout passager éventuel. Après une recherche méticuleuse à travers les débris de l’avion dans des courants forts et des eaux troubles, ils ont retrouvé le « pilote », c’est-à-dire le mannequin. Pour le sortir de l’eau, ils ont dû couper des câbles et dégager divers obstacles.

Les plongeurs des Forces armées canadiennes – soit les plongeurs-démineurs, les plongeurs des équipes de navire, les plongeurs d’inspection portuaire, les plongeurs de combat et les tech SAR – sont appelés à braver des conditions aussi extrêmes que variées lors de leurs opérations de sauvetage. Ces professionnels savent comment tracer des circuits de recherche sous l’eau, ramener à la surface de l’équipement submergé et plonger dans une visibilité nulle pour récupérer des restes humains.

L’entraînement dans le cadre de scénarios réalistes leur permet de parfaire leurs compétences.

« Il y a des limites à ce que nous sommes capables de faire », note un Tech SAR. « Nous nous entraînons pour minimiser le nombre de décès, et nous faisons tout ce qui est humainement possible pour y parvenir. C’est un travail extraordinaire et nous avons beaucoup de plaisir à le faire, mais au final, cela demeure une question de vie ou de mort. »

« Nous faisons ce travail et nous nous entraînons pour sauver la vie des gens. »

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