CF188796 Hornet - Épilogue

Rapport / Le 20 juin 2017 / Numéro de projet : CF188796 - E Category

Endroit : Cold Lake (Alberta)
Date : 2017-06-20
État : Investigation complète

Deux pilotes de CF188 (indicatif d’appel Mig-1 et Mig-6) ont réalisé des missions individuelles sans incidents dans le polygone de tir aérien de Cold Lake et sont retournés à la base dans une formation à deux avions. Mig-1 avait la tête et Mig-6 était l’ailier. Afin d’éviter les autres avions qui retournaient à la base, Mig-1 et Mig-6 ont conservé une vitesse plus élevée vers l’aéroport.

Au-dessus de la piste 13R de l’aérodrome de Cold Lake, à une vitesse de 470 noeuds, Mig-1 est entré dans le dégagement horizontal par un virage par la droite, suivi, trois secondes après, de Mig-6. Pendant le dégagement horizontal, Mig-6 a réglé les manettes de gaz au ralenti, a fixé l’angle d’inclinaison initial à 81 degrés, et a tiré sur le manche jusqu’à 6,8 g afin de ralentir l’avion en préparation pour la finale avec le train d’atterrissage sorti et verrouillé. 

 Mig-6 n’a pas exécuté l’exercice de contraction anti-g, et pilotait avec une combinaison anti-g ample, dont les fermetures à glissière de confort étaient défaites. Deux secondes dans le dégagement horizontal, et à 6,8 g, Mig-6 a presque perdu connaissance. Il a connu une défaillance des fonctions motrices et cognitives à court terme (d’environ 5 secondes). L’avion a commencé à descendre vers le sol. Mig-6 a entendu l’avertissement sonore de proximité du sol, et avec des fonctions cognitives et motrices qui se rétablissaient, il a tiré sur le manche jusqu’à 7,0 g et a évité le sol de 270 pieds.

Mig-6 a grimpé pour s’éloigner du sol et une fois pleinement rétabli, a avisé Mig-1 de son besoin d’aide et du désir d’atterrir. Mig-1 a averti le contrôle aérien de leur donner la priorité pour atterrir, et a calmement assisté Mig-6 vers un atterrissage sécuritaire. Les premiers répondants sont venus à la rencontre de Mig-6 et l’ont amené à l’hôpital de la 4e Escadre pour une évaluation.

La preuve n'a démontré aucun dysfonctionnement de l'aéronef ou de l'équipement de survie de l’aviation (ESA). L'incident est survenu en raison de facteurs humains. Le pilote volait, en toute connaissance de cause, avec une combinaison anti-g ample. La combinaison anti-g était mal ajustée en raison de la perte de poids du pilote et du manque d'observation aux ordres techniques des Forces canadiennes pour l’ESA - exigeant qu'une combinaison anti-g soit vérifiée sur le corps à tous les six mois.

La recommendation de sécurité est d’incorporer les exigences de l’inspection de la combinaison anti-g, et les responsabilités du pilote liées à l’ajustement de la combinaison anti-g, dans une publication appropriée pour le personnel navigant afin de fournir l’éducation et la connaissance à long terme pour les pilotes des CF188.

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