ARCHIVÉE - Dans le cadre de l’opération NEVUS

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Article de nouvelles / Le 3 juillet 2015

Par le caporal-chef Shaun Bramley

Le Système de transmission de données dans l’Extrême Arctique (HADCS) est un réseau de télécommunication haute vitesse qui permet des communications stratégiques essentielles entre la Station des Forces canadiennes (SFC) Alert, au Nunavut et Ottawa, en Ontario. Composé de six répéteurs hertziens éloignés, le système s’étend sur toute la largeur nord de l’île d’Ellesmere – une distance d’environ 517 kilomètres.

Pour assurer l’efficacité opérationnelle, il faut procéder à la maintenance annuelle de l’équipement et de l’infrastructure. Les caractéristiques uniques des opérations dans l’Extrême Arctique, jumelées à l’éloignement extrême de chaque répéteur, limitent la période de l’année durant laquelle le personnel peut procéder à la maintenance à la fin du printemps et au début de l’été. Le Centre des opérations interarmées du Canada attribue annuellement à la Force opérationnelle interarmées (Nord) la tâche d’exécuter l’opération Nevus,  l’opération annuelle liée à la maintenance.

« La maintenance du système HADCS est essentielle au succès de la mission de la SFC Alert » a affirmé le major Terry Buehl, commandant de l’opération Nevus 2015. « Il n’y a pas de deuxième moyen de communication pour la SFC Alert. »

L’exécution réussie de l’opération Nevus requiert une coordination étroite parmi les intervenants de la mission – les organisations du sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), du sous-ministre adjoint (Gestion de l’information) et de l’Aviation royale canadienne (ARC). Les contraintes environnementales et l’éloignement extrême de l’île d’Ellesmere exigent des efforts importants du transport aérien tactique. Les hélicoptères CH‑146 Griffon et CH-147F Chinook, offerts par les 408e et le 450e escadrons tactiques d’hélicoptères, situé à Edmonton, en Alberta, et à Petawawa, en Ontario, respectivement, sont essentiels pour avoir accès à chaque emplacement des répéteurs. L’avion CC-138 Twin Otter du 440e Escadron de transport, situé à Yellowknife, dans les Territoires du Nord‑Ouest, transporte les ressources partout sur l’île d’Ellesmere.

En plus de la maintenance du HADCS, d’autres tâches d’entretien, notamment l’entretien des pistes et des routes et la gérance environnementale, sont effectuées pour assurer l’entretien des installations à proximité d’Eureka, qui est également sur l’île d’Ellesmere. Les répéteurs hertziens d’Eureka sont liés à deux systèmes de liaison par satellite qui permettent la communication de la voix et des données entre la SFC Alert, Eureka et Ottawa.

L’opération Nevus a lieu depuis que le HADCS a été mis en service il y a plus de 30 ans. Bien que l’opération se concentrait principalement sur le HADCS, au cours des dernières années   on a mis un accent accru sur la gérance environnementale, les études géologiques et la souveraineté nationale.

Cette année, un des objectifs non liés au HADCS selon le major Buehl, est « l’achèvement de des études géologiques pour le transfert des responsabilités. » Le personnel du Service de cartographie des Forces armées canadiennes effectuent les études géologiques des emplacements de l’île d’Ellesmere du ministère de la Défense nationale.

 

Eureka

Eureka est situé sur l’île d’Ellesmere au 80° de latitude Nord, ou environ 400 kilomètres au sud de la Station des Forces canadiennes Alert, ce qui fait d’Eureka le deuxième lieu habité en permanence situé le plus au nord sur la planète.

Eureka est composé d’un aéroport; de « Fort Eureka » (les quartiers du personnel militaire qui effectuent la maintenance de l’équipement de communication) et d’une station météorologique d’Environnement Canada. Eureka a été fondé il y a 65 ans dans le cadre du réseau Canada-États-Unis de stations météorologiques de l’Arctique de l’après-Seconde Guerre mondiale.

L’opération Boxtop, qui effectue le réapprovisionnement de la SFC Alert deux fois par année, réapprovisionne aussi Eureka.

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