Dans les coulisses des exercices Combat Archer et Combat Hammer

Article de nouvelles / Le 10 février 2017

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Par le capitaine Mat Strong

« Votre dernière réalisation fait votre réputation. »

Voilà une expression qui s’applique parfaitement à la collectivité des chasseurs CF-188 de l’Aviation royale canadienne (ARC). Les membres du personnel navigant, du personnel au sol et du personnel de soutien, peu importe l’étape à laquelle se trouve leur carrière, travaillent tous en équipe sans cesse pour perfectionner et maintenir leurs compétences, mais aussi pour trouver de nouvelles occasions de s’améliorer au fil du temps.

Après tout, il en va de la crédibilité et de la réputation de l’équipe, mais aussi de la vie de certaines personnes.

C’est ce sur quoi portent d’ailleurs les exercices Combat Archer et Combat Hammer : utiliser le savoir de l’équipe, le perfectionner, puis le mettre à profit autant que possible.

Cette période de développement et de perfectionnement a eu lieu du 16 janvier au 10 février 2017, à la base aérienne de Tyndall, dans le nord de la Floride.

Les militaires du 401e Escadron d’appui tactique, basé à la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta, accompagnés d’autres personnes issues des collectivités de chasse aérienne et de transport de l’ARC, ont travaillé aux côtés de leurs homologues de la United States Air Force pour perfectionner et développer leurs aptitudes à employer les armes air-air et air-sol. L’entraînement a porté sur tout le spectre des opérations, de l’entreposage à la frappe, en passant par le transport et la préparation.

« Ces exercices constituent une occasion en or non seulement pour les militaires du 401e Escadron, mais pour l’ensemble de la force de chasseurs de l’ARC », dit le lieutenant-colonel Joe Mullins, commandant du 401e Escadron.

« Ce n’est pas tous les jours que nous avons la chance de nous exercer à utiliser des armes réelles à toutes les étapes d’une opération. »

Le Lcol Mullins décrit l’ampleur de l’exécution d’un déploiement de cette taille, en soulignant les longues heures que tout le monde a consacrées à la préparation et à la planification, et la volonté des diverses unités de soutien de fournir des solutions aux nombreux obstacles.

« Tout le succès de ce déploiement est le fruit de notre détermination à nous entraider comme équipe tout au long de notre apprentissage et notre évolution », ajoute le Lcol Mullins.

Le travail en équipe, essentiel au succès

Lorsqu'ils ont commencé, les exercices portaient sur les missions ordinaires de défense contre le potentiel aérien et les manœuvres de base des chasseurs, afin de permettre aux participants d’amorcer l’entraînement en douceur et de confirmer les capacités déjà établies. Puis les exercices se sont intensifiés et les militaires ont commencé à repousser leurs limites, ce qui a nécessité la participation de tous.

En tout temps, le travail en équipe reste un facteur essentiel au succès des missions que mène l’ARC. Cette fois, l’équipe ne comptait pas uniquement des unités opérationnelles, mais aussi des spécialistes d’autres organismes du Quartier général de l’ARC.

Le bureau du Directeur général – Gestion du programme d’équipement aérospatial (avions-écoles et chasseurs), qui fait partie de l’organisation du Sous-ministre adjoint (Matériels), a supervisé l’aspect technique des exercices dans le cadre du Programme de contrôle visant l’efficacité des systèmes (PCES).

Cette équipe s’intéresse à l’amélioration et à l’évaluation à long terme des systèmes d’armes du CF-188, mais aussi à la façon dont l’appareil tout entier fonctionne dans le spectre complet de ses capacités.

Selon Tom Gale, gestionnaire du PCES du CF-188, le programme a évolué au cours des ans, tout comme les nouvelles tactiques et les capacités du Hornet.

« Quand on souhaite doter le Hornet d’une nouvelle technologie, il revient à mon équipe de l’évaluer en premier lieu, puis, si elle est réalisable, de voir à son succès à long terme, pour faire en sorte que l’ARC dispose d’une capacité viable aussi longtemps que nécessaire », explique M. Gale.

Les exercices Combat Archer et Combat Hammer sont autant d’occasions de mettre en pratique les tactiques et les procédures que nous avons créées conceptuellement.

« Aux côtés de toute la collectivité des chasseurs de l’ARC, notre bureau planifie cet exercice depuis de nombreux mois, sans mentionner l’équipe de l’USAF qui nous accueille, et qui travaille depuis six mois pour que nous puissions profiter pleinement de l'exercice », ajoute M. Gale.

« L’équipe tout entière a investi beaucoup de temps et de ressources dans ces exercices, ce dont témoigne l’immense succès que nous constatons. »

L’emplacement est primordial

Et pourquoi la Floride, vous demandez-vous? Malgré toute la bonne volonté de l’ARC, il n’est pas pratique ni possible pour elle de construire et de maintenir des installations d’entraînement pour les armes air-air et air-sol dynamique.

Les partenaires de l’ARC du 53rd Weapons Evaluation Group (WEG) ont la solution. Ce groupe d’unités hautement spécialisées travaille uniquement à planifier et à exécuter des activités d’entraînement sans entraves et aussi réelles que possible.

L’exercice Combat Archer est organisé par le 83rd Fighter Weapons Squadron (FWS). Soutenu par le 53rd Test Support Squadron, le 81st Range Control Squadron et le 82nd Aerial Targets Squadron, il fournit un lieu unique pour permettre le déploiement réel de divers systèmes d’armes air-air du CF-188 Hornet, y compris les missiles AIM-7, AIM-9 et AIM-120.

L’exercice Combat Hammer, qui suit Combat Archer, est organisé par le 86th FWS. Même si celui-ci reçoit l’appui des mêmes unités que le 83rd FWS, il a plutôt pour but de fournir un lieu pour l’emploi dynamique des systèmes d’armes air-sol du CF-188, tels que la bombe à guidage laser GBU-12.

« Par cibles dynamiques, nous entendons des cibles qui bougent », dit le major Josh Kutryk, commandant de l’Escadrille d’évaluation et d’essais opérationnels – Chasseurs, et l’un des participants aux deux exercices. 

« Chez nous, à Cold Lake, notre polygone dispose d’un large éventail de cibles pour nous exercer, mais elles sont toutes stationnaires, comme des aérodromes et des bâtiments. À la base aérienne Eglin, par exemple, où se déroule Combat Hammer, l’USAF possède des véhicules cibles qui peuvent se déplacer le long de rails à différentes vitesses. Ce genre d’entraînement est extrêmement unique et avantageux. »

L’ARC n’est pas la seule à employer les services de la 53rd WEG. Pendant l’année, une fois par mois, les unités des États-Unis soutiennent un exercice Combat Archer ou Combat Hammer, qui exigent chacun jusqu’à six mois de préparation et des centaines de personnes.

Pour le personnel des États-Unis, le travail en équipe est aussi un gage de succès.

« Chacun des participants a un morceau du casse-tête à gérer. Dans le cas de l’exercice Combat Archer, des millions de petits miracles doivent se produire pour que nous puissions lancer un seul missile contre un seul drone », explique le Commander Michael Mitchell, gestionnaire du volet du programme d’évaluation des systèmes d’armes de la United States Navy portant sur le F/A-18.

« Cet exercice nécessite des mois de travail et beaucoup de monde. »

Le résultat est toujours le même pour les participants aux exercices Combat Archer et Combat Hammer : une augmentation des capacités existantes, qui peuvent faire l’objet d’essais dans un théâtre d’opérations réel le temps venu.

M. Gale dit savoir quand tout ce travail en vaut la peine.

« Je l’entends tout le temps des techniciens en entretien, quand ils m’envoient des courriels de l’étranger, ou qu’ils m’appellent de Cold Lake ou de Bagotville. Ils me disent toujours que ce qu’ils ont appris pendant Combat Archer et Combat Hammer leur sert vraiment dans leur travail dans leur unité opérationnelle. Pour moi, c’est ce qui rend ces exercices aussi importants. »

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