Des membres de l’ARC aident leur pays d’origine à se rebâtir après le passage du typhon Haiyan

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Article de nouvelles / Le 27 janvier 2014

Par Ross Lees

Le capitaine Christopher Daniel ne se doutait nullement lorsqu’il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes (FAC) en 2009 qu’il retournerait dans son pays d’origine pour offrir le soutien et l’aide dont les Philippines avaient désespérément besoin à la suite d’une catastrophe naturelle.

Le capitaine Daniel est né et a grandi aux Philippines, puis a immigré au Canada en 2004. Immédiatement après la cérémonie où il est devenu citoyen canadien, le capitaine Daniel s’est rendu dans un centre de recrutement pour présenter sa candidature.

Il s'est engagé dans l’Aviation royale canadienne en 2009 en tant qu’officier des affaires publiques. Il est affecté à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, depuis 2011.

Il a participé à divers exercices militaires internationaux tels que l’exercice d’accès opérationnel interarmées (JOAX) en Caroline du Nord, aux États-Unis, le Jointex 2013 en Alberta, au Canada, et le Cruzex Flight 2013 à Natal, au Brésil.

Plus récemment, il a été envoyé aux Philippines pendant l’opération Renaissance pour venir en aide aux victimes du typhon Haiyan.

Comme officier de liaison relevant de la Force opérationnelle interarmées (FOI) Philippines, il a favorisé la coordination de l’aide humanitaire entre la FOI Philippines, les autorités locales et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, une entité qui assure la coordination avec les organisations internationales et les organisations non gouvernementales (ONG).

Ses connaissances des coutumes et des habitudes de vie des Philippines lui ont permis d’établir un réseau de contacts qui veillait à ce que l’aide soit livrée et reçue par les régions qui en avaient besoin. Il a aussi aidé l’équipe médicale en offrant des services de traduction.

Il s’est rendu dans les coins les plus éloignés des Philippines pour évaluer les besoins des villages difficiles d’accès.

« Ce que ces gens voulaient le plus, c’était des filets de pêche et des casiers à crabes afin de pouvoir recommencer à travailler immédiatement », raconte le capitaine Daniel. « Ces outils leur procurent non seulement de quoi s’alimenter, mais aussi de quoi vendre afin de redevenir autosuffisants. »

C’est aussi dans ces régions éloignées que le capitaine Daniel a constaté pour la première fois la résilience du peuple philippin. Dans un village où essentiellement toutes les habitations avaient été rasées, un groupe de personnes lui a demandé de se faire prendre en photo avec lui. Pendant qu’on prenait la photo, il a remarqué les grands sourires des Philippins. Il leur a demandé pourquoi ils souriaient ainsi.

« Monsieur, tout ce qu’il nous reste, ce sont nos sourires, et personne ne peut nous les enlever. Personne ne pourra jamais nous enlever notre sourire et notre espoir », ont-ils répondu.

Le capitaine Daniel a participé à l’évaluation des besoins dans 160 villages dans les provinces de Capiz et d’Antique. Ces évaluations ont guidé l’acheminement des secours de la FOI Philippines et ont aidé les dirigeants du BCAH, des organisations internationales et des ONG à comprendre les besoins des populations locales.

Il a aussi tenu les responsables de la FOI et du BCAH au courant des dernières nouvelles et des activités dans le secteur qu’il couvrait. Il a relevé des situations de crise, et grâce à ses connaissances du pays, il a aidé la FOI et le BCAH à planifier des opérations humanitaires en appui à la population locale.

Cette expérience l’a touché sur le plan émotionnel et personnel, mais il savait qu’il devait maîtriser ses émotions afin de faire son travail et d’aider au mieux le peuple philippin.

Malgré l’attitude positive démontrée par son peuple, le pays mettra longtemps à s’en remettre, particulièrement en ce qui concerne le rétablissement de la production de bananes, de riz, de noix de coco ainsi que des fermes et de l’industrie des pêches. Mais le capitaine Daniel estime que l’aide humanitaire apportée par les FAC, les Nations Unies et les autres organisations humanitaires accélérera ce rétablissement.

De cette expérience, le capitaine Daniel tire beaucoup de fierté d’être un Canadien d’origine philippine et d’être un membre des FAC.

« Cette mission a validé ma décision de me joindre aux FAC, parce que nous venons en aide aux personnes », dit-il. « J’ai vécu une expérience très enrichissante. Elle me rend fier d’être un membre des FAC, et c’est aussi pourquoi je me suis enrôlé. »

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