Des triathloniens de l’ARC participent à l’épreuve Ironman 70.3 à Mont-Tremblant

Article de nouvelles / Le 12 septembre 2017

Cliquez sur la photo sous la rubrique « Galerie d'images » pour voir d'autres photos.

Par le capitaine Wright Eruebi

Le 22 juin 2017, 23 militaires des Forces armées canadiennes (FAC) se sont réunis dans la région des Laurentides, au Québec, pour mettre à l’épreuve leur endurance physique et mentale en se mesurant à 2 900 triathloniens civils, tant professionnels qu’amateurs, pendant le triathlon Ironman 70.3 tenu à Mont-Tremblant.

La course Ironman 70.3 ne s’adresse pas « aux âmes fragiles », précise le parrain du triathlon des FAC, le major-général Christian Drouin, commandant de la 1re Division aérienne du Canada et de la Région canadienne du NORAD.

Le major-général Drouin et l’adjudant-chef Mike Scarcella, ancien adjudant-chef de la 1re Division aérienne du Canada et de la Région canadienne du NORAD, ont tous les deux participé à la compétition. Peu après leur inscription, ils ont lancé un appel aux triathloniens militaires, les invitant à relever ce qui allait devenir le « Défi de l’équipe de commandement de la 1re Division aérienne du Canada ».

L’Ironman 70.3, une épreuve demi-Ironman, se compose des parcours suivants : 1,9 kilomètres à la nage (1,2 mile), 90 kilomètres à vélo (56 miles) et 21 kilomètres de course à pied (13,1 miles). Il compte donc 70,3 milles en tout, d’où le nom Ironman 70.3.

« Je tiens à féliciter tous les athlètes qui ont participé au Ironman 70.3 à Mont-Tremblant », dit le major-général Drouin. « Le simple fait de participer à cette épreuve et de franchir la ligne d’arrivée de cette exténuante course est digne de mention et, en ma qualité de parrain du triathlon des FAC, je suis extrêmement fier de constater qu’un aussi grand nombre de triathloniens des FAC participent à un événement si exceptionnel et mémorable. »

Le contingent militaire inscrit à l’épreuve comptait presque le double des participants de celui de l’année précédente. Parmi les 23 athlètes des FAC qui ont participé à la course, 11 faisaient partie de l’Aviation royale canadienne (ARC) et provenaient de partout au pays. Un chasseur CF-188 Hornet a vrombi au-dessus des participants après l’hymne national, marquant le début officiel de la course.

Le major Eric Travis, ingénieur en aérospatiale du 404e Escadron de patrouille à longue portée et d’entraînement de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, est un coureur sur longue distance et actuellement le chef de l’équipe de triathlon des FAC au Conseil international du sport militaire. Il a qualifié les conditions de course d’« idéales » pour un triathlon. Même si des orages étaient prévus au départ, les athlètes ont plutôt profité d’un air vif et rafraîchissant, d’une mince couche de brouillard et d’un plan d’eau lisse, autant de conditions parfaites pour la natation.

On estime généralement que les compétitions Ironman comptent parmi les épreuves sportives d’un jour les plus difficiles du monde. « La course matinale avait lieu très tôt. Les athlètes se sont levés autour de 4 h 30 pour prendre le déjeuner et ont reçu leur "tatouage" à 5 h au plus tard », explique le major Travis. « Après une courte période d’échauffement, nous avons marché un kilomètre jusqu’au lieu de départ du parcours de natation et avons revêtu nos combinaisons isothermiques pour nous préparer à une journée de quatre à huit heures de course continue. »

Le major Travis souligne que, afin d’accroître la sécurité des athlètes pendant le parcours de natation, les organisateurs avaient conçu un nouveau départ sécuritaire, ce qui en a fait une expérience beaucoup plus agréable au moment d'entamer l'épreuve.

« Le départ consiste essentiellement en un départ individuel, au début de l’étape de natation, à l’aide d’un tapis de chronométrage au bord de l’eau pour veiller à ce que seulement trois athlètes entrent dans l’eau en même temps », explique le major Travis, en ajoutant qu’assurer un espace suffisant entre les compétiteurs prévient la turbulence causée par les nageurs qui jouent du coude pour mieux se positionner, ce qui a perturbé les athlètes lors de compétitions passées.

Le major Travis précise que même les transitions de l’épreuve étaient difficiles, en plus du parcours déjà long : « La transition de la zone de natation à celle de cyclisme se faisait pieds nus, sur une distance d’environ un kilomètre. Certains athlètes ont retiré leur combinaison isothermique sur le rivage afin de ne pas être gênés par des vêtements lourds dans la zone de transition. »

Dans le parcours de cyclisme, les athlètes ont traversé la campagne vallonnée du Québec qui entoure la station de ski Mont-Tremblant. Selon le major Travis, bien que pittoresque, le terrain était difficile en raison de la quantité impressionnante de montées.

Pour terminer la course, les athlètes ont couru un demi-marathon le long du célèbre « P’tit Train du Nord », une ancienne voie ferrée maintenant considérée comme le plus long parc linéaire du Canada.

Même s’ils sont des athlètes accomplis et des adeptes du conditionnement physique, le major-général Drouin et l’adjudant-chef Scarcella ont passé plus de sept mois à s’entraîner en vue de l'épreuve. Donner le nom de « Défi de l’équipe de commandement de la 1re Division aérienne du Canada » à la section militaire du triathlon Ironman 70.3 de Mont-Tremblant fait partie du travail qu’accomplit le major-général Drouin afin de sensibiliser les militaires qui relèvent de son commandement et qu’il encadre à l’importance du conditionnement physique et de les encourager à se fixer des objectifs.

« Toute réalisation nous permet de nous améliorer, et notre organisation sait que, pourvu que nous soyons les meilleures versions de nous-mêmes, nous sommes capables d’offrir un excellent service de défense à nos compatriotes canadiens et de les protéger », dit le major-général Drouin, ajoutant que lui et l’adjudant-chef Scarcella ont dû travailler dur pour concilier leur horaire de travail chargé et leurs objectifs de conditionnement physique. « Ce n’était pas facile, mais nous avons pris un engagement et nous avons trouvé un moyen de prendre le temps, de nous entraîner avec ardeur tous les jours afin de pouvoir vivre ce moment où nous pourrions franchir cette ligne d’arrivée. »

Trois athlètes de l’ARC se sont démarqués lors de l’épreuve. Le caporal Alexandre Boule, cuisinier à la 3e Escadre Bagotville, au Québec, a réalisé un temps de 4:14:20, ce qui le place en tête dans sa catégorie d’âge et 13e au classement général. Le major David Simpkin, opérateur de systèmes de combat aérien affecté au Collège militaire royal de Saint-Jean, au Québec, a terminé son premier Ironman 70.3 en 4:27:29, se classant au troisième rang dans son groupe d’âge. Le sergent Fred Nolin, adjoint à l’adjudant-chef de l’escadre à la 16e Escadre Borden, en Ontario, a accompli un temps de 4:32:40, se taillant une place au huitième rang de son groupe d’âge.

« Au dire de tous, le premier défi de l’équipe de commandement de la 1re Division aérienne du Canada et de la Région canadienne du NORAD a remporté un succès retentissant », dit le major Travis. « Qu’il s’agisse des conditions parfaites pour la course, de l’excellence du comité organisateur ou de l’occasion de renforcer leur esprit d’équipe, nos athlètes ont pu se concentrer à déployer tous les efforts possibles, ce qui a permis à l’équipe des FAC de récolter une série de résultats individuels et combinés remarquables. »

Date de modification :