Don d’un Bristol Bolingbroke Mark IV à la 17e Escadre

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Article de nouvelles / Le 21 novembre 2013

Par le Sgt Bill McLeod, à l’aide de dossiers de Terry Leversedge

Le 23 octobre 2013, un avion Bristol Bolingbroke Mark IV a été soulevé de la plaine couverte de gazon où il se trouvait depuis 60 ans, près de Macdonald (Manitoba), et transporté à la 17e Escadre Winnipeg (Manitoba) où il fera l’objet d’une révision.

En 1946, George Morris achetait le Bolingbroke pour la somme de 150 $. L’avion faisait partie du matériel excédentaire du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique offert à la Station Macdonald de l’ARC. On a remorqué l’aéronef jusqu’à la ferme de la famille Morris, située à quelques kilomètres, en accrochant la roue arrière à un camion à grains.

Les petits-fils de M. Morris, David, Ian, Stephen et Sean, en ont récemment fait don à la 17e Escadre.  

« Je crois que notre grand-père voulait avant tout se servir des pièces pour les travaux de la ferme », explique l’un des petits-fils, le capitaine Sean Morris, pilote d’hélicoptère dans l’Aviation royale canadienne. Il a récemment quitté la 3e École de pilotage des Forces canadiennes à Portage la Prairie (Manitoba), à quelques kilomètres seulement de la ferme familiale, pour une nouvelle affectation au centre conjoint de coordination de sauvetage de Victoria (Colombie-Britannique).

« À ma connaissance, seuls ont été retirés la roulette de queue qui a été installée sur une brouette ainsi que le réservoir à essence qui a été utilisé sur un pulvérisateur », a-t-il ajouté. « Mon père se souvient d’avoir gonflé le système hydraulique et fait valser la tourelle. En réalité, c’est probablement son amour de l’avion et de l’aviation qui m’a poussé à la carrière de pilote. »

« J’imagine que je suis donc de la deuxième génération des pilotes dans l’âme. »

Du 21 au 30 octobre, l’équipe de récupération d'aéronefs et de pièces de la 17e Escadre, dirigée par l’adjudant Steve Sagriff et aidée de membres de la section du transport et du génie électrique et mécanique de la 17e Escadre, a soigneusement creusé le sol pour en retirer l’avion, puis l’a délicatement démonté afin de le transporter en camion à la 17e Escadre.

« Nous avons dû creuser environ 1,25 mètre de profondeur avec l’excavatrice », a mentionné l’adjudant Sagriff.

Le 29 octobre, à Winnipeg, la dernière et plus grosse pièce du Bristol Bolingbroke Mark IV, à savoir le fuselage, a été soulevée de la plateforme sous le regard attentif de l’officier du patrimoine de la 17e Escadre, le lieutenant Amber Dodds.

« Il faudra beaucoup de temps pour restaurer l’avion », a souligné le lieutenant Dodds. « Notre escadron fantôme est formé de cinq bénévoles qui viennent ici tous les lundis. Il est donc impossible de savoir quand l’avion sera prêt. »

L’ancienne station Macdonald de l’ARC est l’un des points de cheminement qu’utilisent les stagiaires qui suivent la formation de pilote à la 3e École de pilotage des Forces canadiennes à Portage la Prairie (Manitoba), de sorte que tout le monde à l’école connaît bien l’avion.

« Parlez-en à n’importe qui, tous ceux qui ont piloté à l’école à Portage la Prairie durant un certain temps sauront de quel avion il s’agit », affirme le capitaine Morris. « Il est facile de le voir du haut des airs. »

LE BRISTOL BOLINGBROKE

Par le brigadier-général (à la retraite) Terry Leversedge

Le Bolingbroke était une version améliorée du bombardier Blenheim mis au point pour la Royal Air Force. Même si la Royal Air Force a abandonné le projet après la version prototype, l’Aviation royale du Canada a manifesté son intérêt à poursuivre le développement du Bolingbroke. Mis en service en 1939, le Bolingbroke est devenu le bombardier patrouilleur standard sur la côte Est et la côte Ouest du Canada pendant la guerre.

Les Bolingbroke ont principalement servi dans les opérations du commandement aérien de l’Ouest, où quatre escadrons de bombardement et de reconnaissance en étaient équipés. Certains des appareils étaient déployés en Alaska. Ils ont également été employés dans le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique. Le prototype d’un des plus grands hydravions de l’époque s’est avéré efficace, mais aucun développement opérationnel n’a suivi. Après la guerre, ce type d’avion a rapidement été mis au rancart.

Renseignements :

Rôle : Bombardier, avion-école, hydravion
Nombre : 626
Service : ARC
Constructeur : Fairchild Aircraft Ltd.
Équipage : quatre
Groupe motopropulseur : deux moteurs Britson Mercury XV de 920 horsepowers ou deux moteurs en étoile Pratt and Whitney Twin Wasp Jr de 750 horsepowers
Vitesse maximale : 262 milles à l’heure (422 kilomètres à l’heure)
Vitesse de croisière : 22 milles à l’heure (362 kilomètres à l’heure)
Plafond pratique : 28 400 pieds (8 660 mètres)
Distance franchissable : 1 400 milles (2 253 kilomètres)
Masse à vide : 8 963 livres (4 065 kilogrammes)
Masse brute : 14 500 livres (6 576 kilogrammes)
Envergure : 56 pi 4 po (17,17 mètres)
Hauteur : 9 pieds 1 po (2,77 mètres)
Longueur : 42 pieds 9 pouces (13,03 mètres)
Armement : Possibilité d’installer une mitrailleuse avant fixe et une mitrailleuse mobile de calibre 0,303 et de transporter jusqu’à 1 000 livres (454 kg) de bombes


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les chercheurs en communications interceptent et analysent les transmissions électroniques, dont les communications de forces étrangères. Ils protègent également les réseaux informatiques du gouvernement du Canada.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :
         - Réunir, traiter, analyser des données sur l’activité électromagnétique dans le spectre des radiofréquences en utilisant du matériel ultramoderne et faire un rapport sur les résultats
         - Gérer et protéger les réseaux informatiques
         - Veiller à ce que la technologie de l’information soit protégée
         - Utiliser des publications classifiées et les tenir à jour

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