Flexibilité maximum: Le Technicien de soutien des opérations aériennes

Article de revue / Le 27 janvier 2020 / Numéro de projet : RCAF-Excelsior-Winter-2020-03

Le métier de technicien de soutien des opérations aériennes (Tech SOA) est nouveau. C’est une spécialité passionnante qui est la première en son genre, en ce sens qu’elle est exclusivement réservée aux réservistes. Ces militaires jouent un rôle important en aidant l’ARC à remédier au manque de capacités sur le plan tactique.

Le caporal Travis Valliquette s’est enrôlé dans la Réserve de l’ARC en septembre 2017 et est Tech SOA dans le 424e Escadron de transport et de sauvetage, à la 8e Escadre Trenton (Ontario). Pour le présent numéro d’Excelsior, nous lui avons demandé de décrire sa spécialité en fonction de son expérience :

Caporal Valliquette, pourquoi vous êtes-vous intéressé au groupe professionnel militaire (GPM) des techniciens de soutien des opérations aériennes?

C’est le fait qu’il me permettait de faire partie des forces armées, tout en poursuivant mes études et ma passion pour l’animation au Collège Loyalist. La souplesse des horaires et l’emploi à temps plein pendant l’été m’ont beaucoup plus également. J’ai toujours été attiré par la vie militaire, c’était l’occasion parfaite pour moi d’approfondir cet intérêt tout en poursuivant mes études.

Qui vous a le plus aidé à décider de devenir Tech SOA?

Ma famille m’a vraiment encouragé à m’enrôler dans la Réserver de l’ARC, car j’étais malheureux dans mon emploi civil. Dès que j’ai appris la création du nouveau métier de Tech SOA, l’adjudant‑chef James McKenzie à la 8e Escadre Trenton (Ontario) s’est efforcé de me procurer tous les renseignements qu’il me fallait sur ce groupe professionnel et sur la façon d’amorcer le processus. Dans l’ensemble, de nombreuses personnes sont intervenues pour me guider vers cette nouvelle spécialité.

Comment votre instruction s’est-elle déroulée jusqu’ici?

Jusqu’ici, l’instruction a été à la fois agréable et difficile. J’ai terminé tout l’entraînement lié au SOA et je suis actuellement en train de faire celui concernant le soutien des opérations SAR. Personnellement, je pense que l’instruction est le meilleur volet de la spécialité, car elle me fait découvrir toutes sortes de groupes professionnels militaires, par exemple ceux de technicien en systèmes avioniques (Avio), de technicien en systèmes aéronautiques (Aéro) et d’arrimeur de parachutes.

Comment la souplesse des horaires propres à la spécialité (p. ex. possibilité de travailler en soirée et en fin de semaine) vous aide‑t‑elle à être à la fois étudiant à temps plein et membre des forces armées?

Les horaires souples ont constitué un des meilleurs aspects de ce GPM lorsqu’il s’agissait de trouver un équilibre entre mon travail, mes études ou même un autre emploi à temps partiel. C’était un souci de moins pour moi quand j’étais aux études, car j’ai pu travailler autant ou aussi peu que j’avais besoin de le faire, en fonction de mon horaire scolaire. J’ai pu faire les heures de travail qu’il me fallait chaque mois et me concentrer sur mes études. L’été, j’ai eu un emploi à temps plein garanti pendant quatre mois, ce qui m’a été utile; je n’ai pas eu à me soucier de trouver un autre emploi d’été. C’est pendant ces quatre mois que le gros de mon entraînement a eu lieu, et j’ai aussi pu voir comment l’unité et la base fonctionnent chaque jour.

Pour vous, qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre travail quotidien? Ce GPM vous met-il dans des situations exigeantes?

Ce qui m’intéresse le plus, c’est de travailler dans la section SAR, car il y a là toute une gamme de tâches à remplir. Aujourd’hui, j’exécute des tâches administratives, mais demain, il se peut que j’aide à plier des parachutes à matériel, ou que j’assure un soutien dans une zone de largage où je rassemblerai le matériel y ayant été largué et où j’aiderai à préparer l’arrivée des Tech SAR qui auront sauté en parachute.

Ce GPM comporte des contextes difficiles. Par exemple, marcher dans une région boisée pour récupérer du matériel y ayant été largué peut être exigeant sur le plan physique, et plier des parachutes à matériel risque d’être stressant mentalement, car il vous faut plier le parachute correctement pour qu’il s’ouvre comme il faut dans les airs.

Être membre de l’équipe des opérations aériennes, ça ressemble à quoi? Selon vous, comment contribuez-vous aux opérations de votre escadre?

Faire partie de l’équipe des opérations aériennes, c’est vraiment agréable, et le personnel est formidable. Du côté de la maintenance, nous aidons les techniciens à voir à l’entretien courant des CC-130H : par exemple, en refaire le plein de carburant, ou les préparer à décoller, en tant que membre de l’équipe au sol. Nous remplissons bien d’autres tâches pour que les techniciens puissent se concentrer sur la réparation de nos avions. Nous exécutons même des tâches de la Force auxiliaire de sécurité de l’escadre (FAS Ere) pour aider davantage ces techniciens.

Du côté des opérations SAR, je pense personnellement que les Tech SAR ont été très heureux que je sois à leur côté pour les aider dans les zones de largage et entretenir leurs trousses largables. Dans l’ensemble, je pense que les Tech SOA ont un effet très positif sur les opérations de l’Escadre.

Quel conseil ou mot d’encouragement adresseriez‑vous à quelqu’un qui songerait à devenir Tech SOA?

Je lui dirais : « Vas-y, n’hésite pas! » Cette spécialité t’expose à divers métiers, ce qui aide à choisir ce que tu veux faire dans les forces armées. C’est parfait pour les étudiants, car c’est un emploi à temps partiel souple qui procure une vaste expérience qui sera utile dans un emploi civil. Par ailleurs, tu découvriras peut‑être une passion pour la vie militaire et décidera d’y faire carrière. Tu vivras une formidable expérience, et c’est une excellente façon d’amorcer ta carrière militaire si tu n’es pas sûr de ce que tu veux faire. D’une façon ou de l’autre, il y a là de multiples possibilités, peu importe ce que tu décides de faire.


 

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