Jour J et puissance aérienne

Article de nouvelles / Le 7 mai 2019

Cliquez sur la photo sous la rubrique « Galerie d’images » pour voir d’autres photos.

Par le major (retraité) William March

Le 6 juin 2019 marquera le 75e anniversaire du jour J, l’invasion de la Normandie par les Alliés. L’opération, qui s’est révélée un succès, a constitué un tournant dans la Seconde Guerre mondiale.

Dès le début de la planification de l’opération Overlord (désignation de l’invasion de la Normandie), il était clair que les forces aériennes alliées joueraient un rôle vital.

Les précédents débarquements amphibies dans le théâtre méditerranéen avaient montré que « lors de grandes opérations terrestres, la coopération militaire n’est pas simplement une activité spécialisée d’une partie d’une force aérienne. C’est la fonction de l’ensemble de la force, soutenue par toute la puissance qu’elle peut déployer ». Les meilleurs planificateurs alliés l’ont pris à cœur lorsqu’ils ont rassemblé la montagne d'information nécessaire à un atterrissage réussi en France occupée.

On a choisi la Normandie comme lieu d’invasion plutôt que les plages beaucoup plus proches près de Calais. Le succès de l’opération dépendait fortement de la domination aérienne, ce qui signifiait que la Luftwaffe devait être chassée du ciel, ce qu’avait montré l’expérience acquise lors de l’attaque de Dieppe le 19 août 1942, où une Luftwaffe en surnombre avait farouchement disputé le ciel français aux Alliés. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’appui aérien rapproché des forces terrestres, si nécessaire pendant l’atterrissage et l’accumulation à la tête de plage, pourrait se poursuivre au coût de pertes acceptables.

La domination aérienne s’accompagnerait aussi d’un autre avantage pour les Alliés : la capacité de perturber les communications et le transport allemands à volonté. L’incapacité de s’acquitter de ces fonctions empêcherait l’ennemi de monter une défense efficace.

L’ensemble de l’armée de l’air alliée s’est orientée vers ces objectifs.

L’attaque aérienne envisagée impliquait les hommes, les femmes et les avions de tous les commandements de la Royal Air Force (RAF) situés en Grande-Bretagne, ainsi que ceux des huitième (stratégique) et neuvième (tactique) forces aériennes de l’armée américaine, ce qui signifie que 11 590 avions (6 080 américains et 5 510 britanniques et alliés) ont participé à la période d’attaques intensives qui a duré du 1er avril au 5 juin 1944 (le jour avant l’invasion du 6 juin). Pendant ce temps, les forces aériennes alliées ont effectué 195 200 sorties et largué plus de 195 000 tonnes de bombes.

Le coût de cette partie de l’opération s’est toutefois révélé élevé : 1 953 avions ont été abattus et plus de 12 000 membres d’équipage ont perdu la vie, ont été portés disparus ou capturés (plus de pertes que ne le serait la force d’invasion le jour J).

Le jour J, les effets des trois mois précédents étaient évidents. Les Alliés ont effectué 14 674 sorties et ont perdu 127 avions, principalement en raison de tirs antiaériens terrestres. La Luftwaffe n’a pu effectuer que 319 sorties au cours de la même période de 24 heures. La domination aérienne que les Alliés avaient remportée à un coût si élevé a été conservée pendant tout le reste de la guerre.

Et quel rôle les Canadiens ont-ils joué dans cette guerre aérienne?

Du point de vue de l’Aviation royale du Canada (ARC), 39 des 42 escadrons combattant à l’étranger à l’époque ont participé au jour J : 15 ont servi dans le Bomber Command, 18 dans la Deuxième force aérienne tactique, quatre dans le Coastal Command et deux ont participé à la défense de la Grande-Bretagne.

Sur le plan humain, on comptait environ 30 000 hommes et femmes servant dans les unités canadiennes et 24 000 autres dans les formations britanniques et alliées.

Environ 1 000 avions canadiens étaient dans les airs le jour J, dont sept ont été abattus, sont portés disparus ou se sont écrasés à la suite de dommages subis pendant des combats. Avant l’invasion, les forces aériennes alliées avaient été informées que l’opération Overlord exigerait un « effort colossal »; c’est exactement ce que les Canadiens ont déployé.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les cyberopérateurs mènent des cyberopérations défensives et, lorsque cela est nécessaire et faisable, actives. Ils sont en liaison avec des ministères et des agences gouvernementales ainsi qu’avec des alliés du Canada, avec qui ils collaborent afin d’accroître la capacité du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC) à offrir un cyberenvironnement sécuritaire. Les cyberopérateurs surveillent les réseaux de communication des FAC afin de détecter des tentatives d’accès non autorisé et d’intervenir. Ils offrent aussi un soutien numérique répondant aux besoins opérationnels de la Marine, de l’Armée de terre, de l’Aviation et des intervenants interarmées.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Amasser, traiter et analyser des données réseau
         - Détecter les vulnérabilités des réseaux
         - Gérer un environnement de réseaux informatiques
         - Mener des cyberopérations défensives et actives
         - Mettre à profit leurs connaissances en matière de sécurité et de communication dans le domaine de la technologie de l’information
         - Utiliser et conserver des publications ainsi que des dossiers classifiés et non classifiés

http://forces.ca/fr/carriere/cyber-operateur/

Date de modification :