L’« AFAST » prépare l’arrivée d’une force opérationnelle aérienne en Roumanie

Article de nouvelles / Le 1 novembre 2017

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Par la lieutenant-colonel Julie Callacott

Le 31 août 2017, les Forces armées canadiennes (FAC) ont reçu la certification nécessaire afin de mener à bien la mission de police aérienne renforcée de l’OTAN en Roumanie, remplaçant ainsi la Royal Air Force (RAF), qui menait la mission depuis avril 2017. La mission de police aérienne fait partie de l’opération Reassurance.

Travaillant aux côtés de leurs homologues roumains, les FAC s’emploient à préserver l'intégrité et la souveraineté de l'espace aérien de leurs alliés de l'OTAN. Au cours des premières étapes de la mission, la 2e Escadre expéditionnaire du Canada de l’Aviation royale canadienne, basée à Bagotville, au Québec, a déployé une équipe de préparation d'aérodrome, ou « AFAST » (de l’anglais Air Force Activation Surge Team), pour préparer l'arrivée du commandant de la force opérationnelle aérienne, du groupe de personnel principal et d’un détachement d’aéronefs CF-188 Hornet provenant de la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta.

Le 11 août 2017, 33 membres de l'AFAST ont quitté Bagotville afin de se rendre en Roumanie. Leur tâche principale consistait à monter le camp qui servirait à héberger la Force opérationnelle aérienne (FOA) en Roumanie, à la 57e base aérienne de l'Armée de l'air roumaine, située à l'aéroport Mihail Kogalcineanu.

Relativement nouveau, le concept de l’AFAST fonctionne bien. L’équipe compte un élément de soutien opérationnel, un élément de protection de la force et un élément de soutien de la mission, dirigés par une équipe de commandement. Elle arrive la première à un endroit en vue de préparer l’arrivée du groupe de personnel principal de la FOA.

L’équipe possède des compétences expéditionnaires axées sur la préparation au recours à la puissance aérienne. Faire partie de l’AFAST s’est révélé une mission très palpitante pour le personnel du 2e Escadron expéditionnaire aérien, d’autres militaires de la 2e Escadre, du personnel de soutien provenant de l’ensemble de l’ARC et les militaires du 409e Escadron d'appui tactique « Nighthawks ». Arriver les premiers sur le terrain implique toujours des difficultés, mais offre aussi de nombreuses occasions de trouver des solutions créatives.

Le temps alloué à la préparation en Roumanie était extrêmement court, soit neuf jours, ou 159 heures. Des difficultés uniques se sont immédiatement présentées, mais l’initiative de nos militaires était à la hauteur de la tâche. Ce sont toujours les gens qui font de la mission un succès! À peine quelques heures après notre arrivée, nous avions déjà trouvé des solutions à notre autobus manquant, à notre cargaison en quarantaine et à de nombreux autres problèmes.

Nous avons créé des relations avec nos alliés roumains, américains et britanniques et amorcé un plan de soutien. Notre unité sœur, la 135 Expeditionary Air Wing de la Royal Air Force, qui nous a confié la mission, nous a réservé un très chaleureux accueil et nous a apporté un soutien incroyable tout au long de notre installation.

L'attitude canadienne de professionnalisme et de convivialité face aux difficultés et aux tâches ardues était vraiment inspirante. Le 20 août, soit après seulement neuf jours, nous avions établi des installations provisoires en vue de l’arrivée du personnel de la FOA et des CF-188 Hornet, notre première évaluation de l'OTAN et la certification qui en suivrait approchant rapidement.

Grâce au travail acharné et minutieux de nos militaires, à leurs solutions créatives et à leur optimisme contagieux, nous avons réussi à atteindre une capacité opérationnelle initiale sans accuser de retard, et j'étais fière de toute l'équipe. Lorsque les CF-188 ont atterri, il était évident que la puissance aérienne de l’Aviation royale canadienne était arrivée.

Nous n’étions plus une AFAST, mais bien une FOA!

La lieutenant-colonel Callacott est commandante du 2e Escadron expéditionnaire aérien, basé à Bagotville. Elle a commandé l’AFAST en Roumanie.

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