L’ARC célèbre ses 97 années d’existence

Article de nouvelles / Le 1 avril 2021

Cliquez sur la photo sous la rubrique « Galerie d'images » pour voir d'autres photos.

Le jeudi 1er avril 2021, l’Aviation royale canadienne célèbre ses 97 années d’existence.

Par Joanna Calder

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Canadiens sont impatients de prendre d’assaut le ciel et de monter à bord de la dernière invention technologique de guerre, l’avion. Toutefois, pour se joindre au Royal Flying Corps (RFC) de la Grande-Bretagne, on doit généralement obtenir un transfert de l’Armée après avoir servi dans les tranchées en Europe, ou un certificat de pilotage de base auprès d’une entreprise privée au Canada avant de se rendre en Grande-Bretagne dans l’espoir d’être choisi. Aucune formation de pilotage militaire n’est offerte au Canada, et il n’y a aucune force aérienne canadienne.

En 1917, l’ère de l’aviation militaire s’amorce au Canada lors de l’établissement du Royal Flying Corps Canada (RFCC) dans le sud de l’Ontario. L’objectif : recruter et former des aviateurs canadiens qui serviront dans le RFC, qui deviendra la Royal Air Force (RAF) le 1er avril 1918, lorsqu’il fusionnera avec le Royal Naval Air Service. Toutefois, la force aérienne canadienne ne verra le jour qu'à la fin de 1918.

Le camp Borden, aujourd’hui la base des Forces canadiennes Borden, en Ontario, constitue la base principale du RFCC. En janvier 1917, un groupe d’officiers du RFC, dirigé par le lieutenant-colonel Cuthbert Hoare, arrive au camp Borden, qui a servi de camp au Corps expéditionnaire canadien l’année précédente. Sous la gouverne du lieutenant-colonel Hoare, le RFCC établit le premier poste d’envol du Canada et, à Borden et ailleurs, forme des milliers de membres du personnel navigant qui serviront à l’étranger, de même que les instructeurs et les membres du personnel de piste et de soutien nécessaires pour que les stagiaires puissent continuer à voler.

La première force aérienne canadienne

Pendant la Grande Guerre, les Canadiens se montrent si habiles au combat aérien qu'au printemps de 1918, le gouvernement du premier ministre Robert Borden demande la création d’une escadre aérienne composée de huit escadrons destinée à servir en France dans le Corps canadien.

Toutefois, la Grande-Bretagne, ne souhaitant pas voir le personnel de piste et les pilotes canadiens doués quitter la Royal Air Force (RAF), réussit à limiter le nombre d’escadrons canadiens mis sur pied.

Néanmoins, le 5 août 1918, le ministère de l'Air britannique annonce la formation de deux escadrons de la RAF composés uniquement des Canadiens. Un décret en conseil canadien confirme la création de l’Aviation canadienne (AC) le 19 septembre « aux fins de la guerre en cours ».

L’AC voit le jour trop tard pendant la Première Guerre mondiale pour connaître une croissance considérable. Six autres escadrons doivent se rendre en Europe, mais, la guerre se terminant le 11 novembre 1918, les plans à cet égard n’aboutissent pas.

Qu'advient-il de l’AC encore embryonnaire?

« Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le besoin qu’avait le Canada de disposer d’une aviation militaire ne semblait pas évident », écrit W.A.B. Douglas dans le deuxième tome de son Histoire officielle de l’Aviation royale du Canada. « Aucun danger extérieur apparent ne menaçait le pays. Les Canadiens [...] manifestaient peu d’enthousiasme pour les dépenses qu’entraîneraient des engagements militaires aussi ésotériques. »

« L’Armistice avait fait tomber dans l’oubli l’éphémère l’Aviation canadienne. »

Le 5 février 1920, les deux escadrons (qui rongent toujours leur frein à l'étranger) sont dissous et leur personnel rentre au Canada.

Une nouvelle Aviation canadienne non permanente

Heureusement, certaines personnes font pression pour que le gouvernement se charge de la supervision et de la création de l’aviation militaire et civile. Ainsi, le 18 février 1920, un décret autorise la formation d’une nouvelle AC non permanente, à temps partiel, composé d’un effectif provisoire de 1 340 officiers et de 3 905 officiers.

Les premiers avions utilisés par la nouvelle AC sont en fait des cadeaux de la Grande-Bretagne et des États-Unis reçus après la guerre. Le Canada hérite aussi des stations du Royal Flying Corps Canada (RFCC) en Ontario et on concentre l’entraînement des militaires de l’AC au camp Borden, en Ontario, qui a servi d’établissement d’instruction principal du RFCC. La partie du camp Borden contenant l’aérodrome, inoccupée depuis le départ du RFCC en janvier 1919, deviendra la propriété de l’AC en juillet 1920.

L’AC est intégrée à une commission de l’air civile. Pendant les années 1920 et 1930, elle exécute des opérations aériennes de cartographie, des patrouilles de repérage des incendies de forêt, de lutte contre la contrebande et de surveillance des pêches, elle dresse des relevés topographiques des forêts et trace des itinéraires pour la livraison du courrier et le franchissement de longues distances.

Ces opérations donnent à l’AC une raison d’être et justifient le financement continu du gouvernement qui permet la formation d’officiers et de sous-officiers supérieurs qui constitueront plus tard l’épine dorsale de l’Aviation royale du Canada, une fois la guerre venue.

Une force permanente naît

Le 1er janvier 1923, le ministère de la Défense nationale voit le jour au moment de la fusion du ministère du Service naval, du ministère de la Milice et de la Défense et de la Commission de l'air.

Le 12 février 1923, le roi George V confère la désignation « royale » à l’AC; un ordre de la Milice du 12 mars en fait l’annonce. Toutefois, ce nom ne devient officiel que le 1er avril de l’année suivante. Le même jour, l’Aviation royale du Canada (ARC) devient une composante permanente de la force de défense du Canada et les Ordres et règlements royaux de l’ARC entrent en vigueur.

Depuis, on considère que l’ARC a vu le jour le 1er avril 1924.

Au début, l'ARC compte 62 officiers dans l'Aviation active permanente (semblable à la Force régulière actuelle) et quatre officiers dans l'Aviation active non permanente (semblable à la Force de réserve), ainsi que 262 militaires du rang. À cette époque, Borden constitue la station la plus importante en ce qui concerne les ressources, le personnel et les activités de vol de la nouvelle force aérienne.

L’ARC adopte la devise de la RAF, « Per ardua ad astra » (« À travers les embûches jusqu’aux étoiles »), qui remplace celle de l’AC, « Sic itur ad astra » (« Telle est la voie vers les étoiles »). L’ARC adopte également l’uniforme bleu-gris de la RAF, puis, quelques décennies plus tard, elle utilisera aussi la marche militaire de la RAF.

L’établissement du Commandement aérien

Quelque quarante années plus tard, en 1968, on adopte la Loi sur la réorganisation des Forces canadiennes, qui unit les trois services en un seul, nommé « Forces armées canadiennes ».

L’ARC sort grande perdante de cette unification. Tandis que la Marine devient le Commandement maritime et l’Armée devient la Force mobile (plus tard, la Force terrestre), la force aérienne disparaît entièrement et voit ses fonctions réparties en cinq commandements : maritime, force terrestre, défense aérienne, transport aérien et instruction.

Le lieutenant-général Bill Carr, sous-chef d’état-major de la Défense, voit bien que la division des ressources aériennes et l’absence d’une structure de commandement unique ne fonctionnent pas et, heureusement, il a le pouvoir de remédier à la situation.

« Au début, lorsqu’on a annoncé l’unification, je croyais que c’était une bonne idée », affirme le lieutenant-général Carr lors d’une entrevue, en 2005. « Après quelques années, il est devenu apparent que l’amalgame de tous les services avait eu des effets néfastes tout particulièrement sur l’aviation. »

« Il était véritablement nécessaire de créer une organisation consolidée pour bien administrer l’ensemble de l’aviation militaire au Canada. »

Le 2 septembre 1975, les efforts du lieutenant-général Carr portent des fruits : le Commandement aérien voit le jour. Dirigé par le lieutenant-général Carr, le Commandement aérien réunit à nouveau toutes les ressources aériennes militaires sous une seule organisation et un seul commandant.

On crée un nouvel insigne illustrant un aigle s’envolant d’une couronne. Le nouveau commandement adopte la devise « Sic itur ad astra », soit la même qu’utilisait l’Aviation canadienne à sa fondation, en 1920.

Un retour aux racines

En 2011, l’élément aérien des Forces armées canadiennes revient à ses racines historiques lorsqu’on lui redonne son nom initial en anglais, du moins. En français, il devient l’« Aviation royale canadienne », alors qu’à l’origine, il s’appelait « Aviation royale du Canada ». Deux ans plus tard, le gouverneur général approuve un nouvel insigne qui contient aussi des éléments de l’original. Au centre, on voit un aigle aux ailes déployées, tout comme sur le premier insigne. Toutefois, la devise demeure celle de l’Aviation canadienne et du Commandement aérien, « Sic itur ad astra ».

Depuis ce temps, l’Aviation royale canadienne a également instauré une nouvelle structure d’insignes de grade aux couleurs argent et noir de la période précédant l’unification. Aussi, le grade de « soldat » a fait place à celui d’« aviateur ».

L’ARC aura bientôt 100 ans

Le 1er avril 2024, l’ARC commémorera cent ans de service indépendant aux Forces armées canadiennes. Il s’agira d’une occasion unique de célébrer et d’honorer l’histoire de l’ARC, mais aussi d’inspirer les générations futures de Canadiens à s’approprier leur force aérienne. Ce sera également une occasion d’explorer notre passé, notre présent et notre avenir en tant que force qui exerce une puissance aérienne et spatiale pertinente, adaptable et efficace.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les administrateurs des ressources humaines fournissent du soutien administratif et un appui général en matière de ressources humaines dans le cadre des activités militaires.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Administration et services en ressources humaines
         - Services de soutien à la paye et au personnel
         - Gestion de l’information automatisée
         - Administration ministérielle et générale

http://forces.ca/fr/carriere/administrateur-ressources-humaines/

Date de modification :