L’ARC dirige les mesures spatiales des Forces armées canadiennes

Article de nouvelles / Le 26 mars 2019

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Par Sarah Pacey

L’espace est un élément important de la sécurité mondiale qui prend une ampleur croissante. De plus, les capacités spatiales sont essentielles aux activités quotidiennes de tous les Canadiens.

Les activités spatiales des Forces armées canadiennes (FAC) jouent un rôle fondamental dans la défense du Canada et de l’Amérique du Nord. Elles permettent de soutenir les opérations dans le monde entier. Les FAC utilisent des capacités spatiales dans bon nombre d’activités, notamment la connaissance de tous les domaines, les renseignements sur la météo, la surveillance, la collecte de renseignement et la reconnaissance, la recherche et le sauvetage, la navigation et les communications mondiales.

L’Aviation royale canadienne (ARC) participe aux activités spatiales depuis les années 1960. En 2013, on réalise un pas de géant vers l’avenir en lançant le Sapphire, premier satellite militaire du Canada. Le personnel du 21e Escadron de contrôle et d’alerte aérospatiale de l’ARC, basé à la 22e Escadre North Bay, en Ontario, ont commencé à travailler pour le Centre d’opération du système de détecteurs (COSD) en vue d’assurer le suivi d’objets spatiaux comme les satellites et les débris qui se trouvent de 5 500 à 55 000 kilomètres de la Terre, de les identifier et de les répertorier. Sapphire et les contrôleurs qui l’exploitent ont effectué des millions d’observations à l’appui du Space Surveillance Network des États-Unis.

En 2016, l’ARC est devenue l’autorité fonctionnelle de la capacité spatiale interarmées des FAC, et cette nouvelle responsabilité en matière de leadership a marqué le début d’un nouveau chapitre passionnant dans le domaine spatial pour les FAC.

L’ARC est fière de compter dans ses rangs deux astronautes : le colonel Jeremy Hansen et le lieutenant-colonel Joshua Kutryk, tous deux affectés à l’Agence spatiale canadienne. Le colonel (retraité) Chris Hadfield, premier astronaute canadien à faire des sorties dans l’espace et premier commandant canadien de la Station spatiale internationale, est un ancien militaire de l’ARC.

Le domaine spatial relève d’une capacité interarmées, ce qui signifie que les militaires des FAC qui font partie de la Marine, de l’Armée de terre et de la Force aérienne, ainsi que leurs homologues civils de la défense, collaborent tous avec le personnel d’autres ministères pour offrir des capacités qui donnent un avantage stratégique et une excellente capacité de réagir lorsqu’elles sont intégrées à des systèmes maritimes, terrestres ou aériens.

Par l’intermédiaire du Centre des opérations spatiales canadiennes (CANSpOC) à Ottawa, en Ontario, avec le soutien du COSD et la collaboration des alliés (y compris grâce à des ententes avec le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord), les FAC surveillent les déplacements des satellites dans l’espace, ainsi que les lancements de missiles et les lancements spatiaux. À son centre de surveillance, ouvert en tout temps, le CANSpOC surveille les débris spatiaux et les satellites inactifs, et appuie les militaires des FAC déployés dans le cadre d’opérations en leur fournissant des renseignements tels que l’exactitude du GPS, ou en les aidant lorsque les satellites de communications mondiales sont limités dans certaines régions en raison des conditions météorologiques dans l’espace.

La collaboration avec les alliés est également une composante essentielle du programme spatial interarmées de la défense. Les capacités spatiales dépendent des caractéristiques du domaine spatial, qui évolue rapidement. Or, ce domaine est de plus en plus encombré, contesté et concurrentiel. En collaborant étroitement avec les alliés, les FAC cherchent non seulement à réduire les doublons et à tirer parti des capacités des partenaires, mais aussi à améliorer l’adaptabilité et la redondance de ces capacités afin de veiller à ce que nous disposions d’un accès continu et ininterrompu à des éléments essentiels aux opérations nationales et internationales dans le domaine spatial.

Au cours des 20 prochaines années, la politique de défense du Canada va consacrer des fonds plus grands et prévisibles au volet spatial, afin d’offrir de nouvelles capacités importantes aux FAC pour l’observation de la Terre, la connaissance de la situation dans l’espace et les communications satellites. La politique favorise la recherche et le développement dans le domaine spatial, ainsi que les partenariats avec le milieu universitaire et l’industrie, afin de faire progresser l’innovation nationale et notre mission.

Sarah Pacey est directrice adjointe de la stratégie et des plans spatiaux auprès du directeur général – Espace.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les techniciens en dessin et arpentage appuient les Forces armées canadiennes ainsi que d’autres ministères gouvernementaux en offrant des services de dessin technique et d’arpentage tant au pays qu’à l’étranger.

Ils font partie de la Branche du Génie militaire des Forces armées canadiennes. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Amasser des données de levés géodésiques à l’aide du système mondial de navigation par satellite (GNSS) et d’autres équipements d’arpentage
         - Utiliser ces données pour produire de dessins ainsi que des croquis civils, en copies imprimées et numériques, de zones désignées

         - Utiliser des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO) afin de produire des modèles en copies imprimées et numériques
         - Offrir des services de dessin et d’arpentage aux équipes de génie spécialistes du domaine militaire

http://forces.ca/fr/carriere/technicien-dessin-arpentage/

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