ARCHIVÉE - La 5e Escadre, élément de soutien essentiel à l’entraînement à la guerre en hiver tenu au Labrador

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Article de nouvelles / Le 24 mars 2015

Par le lieutenant Olivier Gallant

Le Labrador affronte les rigueurs de l’hiver. Les tempêtes se sont succédé à n’en plus finir, et les silhouettes fantomatiques des arbres couverts de neige se dessinent à l’horizon, l’air menaçant. Malgré l’imprévisibilité de dame Nature, la 5e Escadre Goose Bay, basée à Terre‑Neuve‑et‑Labrador, bourdonnait d’activité. En fait, elle s’affairait précisément en raison des rigueurs de l’hiver.

Des membres de la 5e Division du Canada de l’Armée canadienne ont bravé le froid pour la durée de deux exercices consécutifs, tenus en février et en mars 2015. D’abord ceux du 4e Régiment d’appui du génie, qui ont participé à l’exercice Northern Sapper , du 3 au 20 février 2015, puis ceux du 37e Groupe‑brigade du Canada, qui ont pris part à l’exercice Stalwart Goose , qui s’est terminé le 8 mars 2015. Les exercices devaient permettre aux participants d’acquérir les compétences requises pour mener des opérations dans le Nord.

L’environnement du Canada atlantique est diversifié et souvent très exigeant, surtout au Labrador, a expliqué le brigadier‑général Nicolas Eldaoud, commandant de la 5e Division du Canada (l’Armée au Canada atlantique). Nos soldats doivent être capables de mener des opérations dans tous les coins de la région, et il est donc impératif que nous nous entraînions au Labrador. »

Pour que la 5e Division du Canada puisse tirer le maximum de l’entraînement, les membres de l’Escadre ont passé des semaines à préparer les exercices. Ils ont vu à tous détails : reconnaissance des secteurs d’entraînement, maintenance des motoneiges, préparation des pièces d’équipement spécialisé et planification de l’hébergement, des rations et du transport.

« La 5e Division du Canada est privilégiée de pouvoir utiliser le secteur d’entraînement et l’infrastructure exceptionnels de la 5e Escadre, a indiqué le brigadier‑général Eldaoud. L’emplacement du secteur et l’excellent soutien de la 5e Escadre nous ont permis de maximiser notre entraînement, afin que l’Armée canadienne puisse être prête à déployer ses unités en tout temps, là où elles sont requises. »

La 5e Escadre dispose de toutes les installations nécessaires pour les exercices comme ceux que nous avons tenus. Les soldats utilisent les champs de tir pour s’exercer aux manœuvres de combat et apprennent les techniques de survie en hiver près du lac Melville. Les sapeurs de combat se rendent aussi par aéronef à un centre d’entraînement opérationnel rudimentaire, soit un secteur isolé situé à 100 kilomètres au sud‑ouest de Goose Bay, pour s’exercer à détruire des explosifs.

Le 5e Groupe de patrouille des Rangers canadiens (5 GPRC) est une autre ressource indispensable à la tenue des exercices. Goose Bay est l’une des bases d’opérations des Rangers, et le 5 GPRC a soutenu l’entraînement depuis cette base. Des rangers ont accompagné les militaires pour leur montrer des techniques de survie en milieu naturel et leur transmettre leur connaissance du terrain.

Des unités sont aussi parties de la base de l’Escadre pour se rendre, par aéronef ou en motoneige, dans des collectivités qui vivent loin au nord, le long de la côte du Labrador, pour y exécuter des scénarios d’instruction. En prévision des mouvements, les responsables ont transmis l’information requise aux membres de la nation innue et au Conseil communautaire NunatuKavut, y compris des renseignements sur le déroulement des exercices et une demande d’accès au territoire des Inuits. Aucun effort n’a été ménagé.

« La 5e Escadre n’est pas le seul groupe à soutenir la 5e Division du Canada », a mentionné le lieutenant‑colonel Luc Sabourin, commandant de la 5e Escadre Goose Bay. « En effet, les militaires ne pourraient pas s’entraîner là où se déroulent les exercices si les collectivités du Labrador ne leur accordaient pas la permission d’utiliser leurs terres à cet effet. Je tiens à remercier tous les membres de ces collectivités de leur compréhension et de leur accueil. Ils savent mieux que quiconque comment survivre aux rigueurs de l’hiver labradorien. »

Ce n’était pas la première fois que la 5e Escadre Goose Bay menait ce type d’exercice, car l’une de ses missions consiste à soutenir l’instruction de militaires de pays alliés et des membres du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) et des Forces armées canadiennes. Chaque année, des unités canadiennes et de pays étrangers viennent s’entraîner dans les conditions particulières et rigoureuses du Labrador.

« Les membres de la 5e Escadre comprennent qu’il est important que les unités déployées réussissent toutes les étapes de leur entraînement », a précisé le lieutenant‑colonel Sabourin. « En mettant toutes nos ressources à leur disposition et en leur transmettant notre savoir, nous accomplissons notre mission, qui est de fournir un excellent centre d’entraînement opérationnel.

 Malgré le froid et l’épuisement résultant de leur participation à des opérations menées en hiver dans un environnement comme celui du Labrador, les membres de la 5e Division du Canada garderont de leur entraînement le souvenir d’une expérience unique et stimulante. Pour ce qui est du personnel de la 5e Escadre, la fin des exercices lui a donné le sentiment du devoir accompli.

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