La haute technologie spatiale améliore les opérations de déploiement

Article de nouvelles / Le 30 décembre 2016

Affaires publiques de l’ARC

Depuis sa création en 2012, la Cellule des opérations spatiales canadiennes (COSC) a offert un soutien précieux dans le cadre des opérations des Forces armées canadiennes (FAC) en fournissant, tous les jours, une connaissance du domaine spatial, de l’information sur l’espace de combat et des capacités spatiales.

Une de ces capacités, à savoir le système non classifié de connaissance de la situation par télédétection (URSA), qui est actuellement exploité par le Régiment des transmissions interarmées, offre un espace de travail mobile autonome pour la collecte, la production et l’utilisation d’images. Cette technologie permet à certains satellites de transmettre directement en liaison descendante des images en haute résolution sans classification des théâtres d’opérations.  

Le 27 juillet 2016, la responsabilité de l’organisation du Directeur général – Espace est passée du vice-chef d’état-major de la défense au commandant de l’ARC lors d’une brève cérémonie tenue au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada à Ottawa. Bientôt, l'ARC deviendra aussi responsable de l'exploitation du système URSA.

Habituellement, une image prise par un satellite, peu importe l’endroit dans le monde, peut seulement être téléchargée lorsque le satellite se trouve dans la « ligne de visée » de sites fixes de liaison descendante, d’ordinaire dans des emplacements précis au Canada. Des heures peuvent s’écouler avant que le satellite ne se situe à portée de ces emplacements, et c’est seulement à ce moment-là qu’une image peut être traitée et relayée à un commandant sur le terrain.

 

Le fonctionnement du système URSA

 

Les demandes d’images formulées par les commandants sont relayées vers l’équipe du système URSA, qui formate puis envoie les demandes aux organismes concernés responsables des missions des satellites.

Les satellites commerciaux admissibles qui se situent dans la ligne de visée de l’antenne du système URSA sont alors chargés de recueillir les images et de les transmettre en liaison descendante au système lors de leur prochain survol.

Une fois les images envoyées en liaison descendante, l’équipe et le système URSA traitent et formatent les données pour produire des images utilisables présentées ou transmises aux commandants et aux états-majors qui les ont demandées.

Nota : Une récente mise à niveau logicielle du système URSA permet maintenant d’utiliser le satellite canadien RADARSAT-2 pour fournir des capacités de détection de navires en temps quasi réel, ce qui améliore grandement la connaissance de la situation qu’ont les commandants et l’exactitude de la situation maritime générale.

Toutefois, grâce au système URSA, les images peuvent être traitées et transmises simultanément et directement par liaison descendante au lieu de déploiement. Un analyste d’image est en mesure de transmettre l’image au commandant dans un délai d’à peine 30 minutes.

Le principal avantage du système URSA pour les commandants est qu’il reçoit des données de satellites optiques et de satellites radars en vue de transmettre directement l’imagerie satellite commerciale sans classification (et par conséquent communicable), ce qui permet aux commandants déployés d’avoir des images pertinentes de leur zone d’intérêt. Le système permet d’avoir accès de partout dans le monde à une zone d’intérêt hors de la portée des autres capteurs tactiques. Comme ces images peuvent être communiquées aux pays partenaires, elles permettent d’améliorer l’efficacité et l’interopérabilité des FAC lors des opérations multinationales. Le système URSA peut être déployé en tout temps et dans presque tous les lieux d’intervention des FAC. Sa technologie est donc d’une extrême utilité pour les commandants de la Marine, de l’Armée de terre et de la Force aérienne responsables des opérations au pays ou à l’étranger, ainsi que pour les pays non membres de l’OTAN et ne faisant pas partie du Groupe des cinq [1], ou même les autorités policières locales qui pourraient contribuer à une opération des FAC (selon les décisions au cas par cas).

« Le système URSA améliorera la capacité opérationnelle des FAC en éliminant la nécessité d’un soutien du lien arrière en matière d’imagerie », a déclaré le brigadier-général Blaise Frawley, directeur général – Espace de l’ARC. « Cela permettra de réduire les retards et d’accroître la connaissance de la situation en temps quasi réel, un progrès notable pour la réussite de la mission. »

Bien que le système URSA soit utilisé par les FAC au pays depuis 2014, il servira pour la première fois à soutenir directement une opération de déploiement à la fin de décembre 2016, soit l’opération ARTEMIS, la participation des FAC à la mission de sécurité maritime et de lutte contre le terrorisme menée dans la mer Rouge, le golfe d’Aden, le golfe d’Oman et l’océan Indien.

[1] Le Groupe des cinq comprend les alliés traditionnels : l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume‑Uni et les États-Unis.

 

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