ARCHIVÉE - La nouvelle stratégie de simulation pose les jalons pour l’avenir de l’ARC

Cette page Web a été archivée dans le Web

L'information dont il est indiqué qu'elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n'a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Article de nouvelles / Le 13 mars 2015

De l’Aviation royale canadienne

L’Aviation royale canadienne (ARC) est à la croisée des chemins. Parce qu’il repose dans une très large mesure sur l’utilisation d’aéronefs, le système d’instruction devient de moins en moins abordable. Par ailleurs, la capacité d’instruction associée aux technologies de simulation avancée continue d’augmenter.

Par conséquent, l’ARC modernisera son système d’instruction actuel axé sur les aéronefs au profit d’un système axé sur les technologies de simulation de pointe ce qui permettra la création de « l’aire de combat virtuelle ».

« Nous sommes tournés vers l’avenir », a déclaré le lieutenant-général Yvan Blondin, commandant de l’Aviation royale canadienne. « Les avancées rapides de la technologie informatique nous ont procuré la capacité de créer des mondes virtuels qui reproduisent avec réalisme les missions de vol. »

« Les simulateurs nous permettent de manipuler divers paramètres, comme les conditions climatiques, le terrain et les menaces, et de donner de l’instruction qui est, en réalité, plus rigoureuse et diversifiée que le vol dans un vrai aéronef. »

« À mesure que la technologie de la simulation prend de l’expansion et s’améliore, son utilisation au sein de l’ARC augmente. »

Pour bien guider l’utilisation de ses nouvelles technologies de simulation durant les prochaines années, l’ARC a publié la Stratégie de simulation 2025 de l’ARC (SSA). La SSA permettra à l’ARC de continuer une tradition audace à l’égard de l’excellence de son instruction en exploitant les avancées en technologie de simulation dans l’optique de transformer et d’optimiser la façon dont elle atteint et maintient la disponibilité opérationnelle.

Bien que l’objectif initial soit sur l’instruction du personnel navigant, il inclura toute l’instruction de l’ARC dans un avenir rapproché.

La vision est simple 

 Domaines d’instruction

Un exemple du domaine réel serait un vrai pilote aux commandes d’un avion réel qui reçoit des renseignements simulés auxquels il doit réagir. Un domaine virtuel serait un vrai pilote aux commandes d’un simulateur qui reçoit des renseignements simulés et un domaine constructif serait un vrai commandant qui contrôle une bataille simulée qui comprend des pilotes, des appareils et des renseignements qui constituent tous des simulations.

D’ici 2025, l’ARC sera dotée d’un système d’instruction axé sur la simulation combinant habilement l’instruction réelle, virtuelle et constructive au sein d’un environnement synthétique commun connecté à un réseau. Ce système permettra d’optimiser les méthodes utilisées par les aviateurs de l’ARC pour atteindre et maintenir le niveau de disponibilité opérationnelle requis tout en tirant le meilleur parti des avances technologiques et des progrès réalisés en ce qui a trait aux méthodes d’instruction pour garantir des capacités de classe mondiale, et ce, dans l’ensemble du spectre des opérations.

La réalisation de cette vision produira pour l’ARC un système d’instruction plus efficace, plus efficiente et plus intelligente. Étant donné que chaque groupe de l’ARC – soit les hélicoptères maritimes, les avions de transport ou les chasseurs – accroît son utilisation de la simulation dans le cadre d’activités d’instruction, le nombre d’heures de vol qui étaient autrefois consacrées à l’instruction en temps réel pourra être réduit.

Cette réduction peut en retour offrir une disponibilité opérationnelle accrue, fournissant ainsi au Canada un état de préparation, une souplesse et une flexibilité accrue. L’instruction des flottes opérationnelles combinée avec des simulateurs et un environnement synthétique sera plus efficace, plus sûre, moins onéreuse et plus écologique.

Cela permettra de rendre l’ARC encore plus réactive et plus pertinente à l’égard des besoins du Canada en matière de défense.

« L’ARC est le plus jeune service des forces militaires du Canada », a indiqué le lieutenant-général Blondin. « L’ARC a longtemps été associée à l’audace, à l’aventure et au dépassement des limites du possible afin de mieux servir les Canadiens et leurs intérêts. » 

« Grâce à l’adoption de cette nouvelle stratégie, l’ARC, fidèle à sa grande tradition, continue de repousser les limites afin de produire constamment une puissance aérienne robuste. »

Principes fondamentaux

La SSA contient un aperçu complet de la façon dont l’ARC misera sur la modélisation et la simulation pour optimiser le moyen par lequel elle atteint et maintient la disponibilité opérationnelle. Le document se fonde sur trois principes fondamentaux et indissociables :

  • Un état final réalisable et quantifiable de la simulation au sein de l’ARC en 2025.
  • Une analyse détaillée de l’état actuel de la simulation au sein de l’ARC aujourd’hui par rapport à l’état final.
  • Un plan délibéré et progressif visant l’atteinte de l’état final en 2025.

Bien que le point de mire initial soit axé sur l’instruction de l’équipage, les principes fondamentaux énoncés s’appliqueront à tous les groupes professionnels et à toutes les activités d’instruction au sein de l’ensemble de l’ARC.

Cette stratégie n’est pas exhaustive et ne prévaut pas nécessairement sur d’autres documents. La SSA établit un cadre fondamental selon lequel l’ARC atteindra ses objectifs, tout en comprenant bien que leur poursuite exigera à la fois une approche collaborative et itérative.

Une feuille de route stratégique

La feuille de route stratégique est le moyen par lequel l’ARC atteindra son état final de simulation. Elle comporte les cinq grands axes de développement suivants :

  • Instruction axée sur la simulation. L’ARC aura recours à une approche systémique en matière de formation en vue d’acquérir une bonne compréhension des besoins en instruction individuelle et collective sur la simulation, afin d’acquérir et de maintenir les compétences nécessaires pour assurer le maintien d’une force aérienne de classe mondiale.
  • Aire de combat virtuelle. L’ARC élaborera un système de systèmes qui fournira une simulation commune réaliste de l’environnement opérationnel approprié pour l’instruction. Cette aire de combat virtuelle sera composée de dispositifs d’instruction intégrés adaptés aux exigences particulières en matière de fidélité et également aux fins d’utilisation, et qui soutiennent collectivement toute l’étendue de l’instruction opérationnelle au sein de l’ARC.
  • Commandement et contrôle, gouvernance, et politiques. L’ARC élaborera un cadre de gouvernance et de politiques qui permettra de maximiser l’élaboration et l’utilisation de façons efficaces et efficientes de la modélisation et de la simulation afin de soutenir l’ensemble du spectre des activités et des opérations de l’ARC.
  • Infrastructure. L’ARC permettra de créer un système de soutien d’entreprise capable d’accueillir toutes les composantes de l’aire de combat virtuelle cadrant avec les exigences techniques et opérationnelles de ces composants.
  • Prestation des services. L’ARC utilisera le système d’approvisionnement pour offrir des services d’approvisionnement et de soutien qui fourniront les composants de l’aire de combat virtuelle et répondront aux besoins de l’utilisateur en service, tout en s’adaptant au rythme du développement des capacités futures.

Coordination des ressources existantes

L’état des connaissances en 2015 est déjà en mesure de fournir une instruction très efficace qui respecte ou dépasse la plupart des éléments que l’aéronef peut offrir. La majeure partie des aspects nécessaires à l’atteinte de l’état final existe déjà; ces aspects doivent simplement être synchronisés, harmonisés et appuyés par un solide cadre de politiques et de gouvernance. La Direction de la simulation et de l’instruction (Air), située au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, sera responsable et se concentrera à cet effort.

On a déjà commencé à déployer des efforts dans plusieurs domaines en vue d’établir le cadre en fonction duquel les activités subséquentes seront menées. Plus important encore, l’ARC a la volonté de réussir. L’ARC est sur la bonne voie pour maintenir l’excellence continue en matière d’instruction et, par le fait même, maintenir l’excellence continue dans le cadre des opérations.

Date de modification :