La récupération de l’avion Nomad est un succès

Article de nouvelles / Le 21 novembre 2014

Par les Affaires publiques de l’Aviation royale canadienne

L’épave du Northrop Nomad 3521, un avion d’entraînement de l’Aviation royale canadienne (ARC) qui s’est écrasé dans le lac Muskoka près de Bracebridge, en Ontario, le 13 décembre 1940, est de retour sur la terre ferme.

L’opération de récupération de l’épave, un processus laborieux qui a pris environ deux semaines, représente l’aboutissement d’efforts entrepris en juillet 2010 lorsque des agents de la Police provinciale de l’Ontario (OPP) ont découvert l’aéronef de la Seconde Guerre mondiale gisant au fond du lac.

En octobre 2012, des membres de l’Unité de plongée de la flotte (Atlantique) de la Marine royale canadienne ont récupéré les restes de l’équipage du Nomad 3521, le lieutenant Peter Campbell, de la Royal Air Force, et l’aviateur‑chef Theodore (Ted) Bates, de l’ARC. Leurs dépouilles ont été inhumées un an plus tard avec tous les honneurs militaires au Woodlawn Memorial Park à Guelph, en Ontario.

Les avions Northrop Nomad étaient utilisés pour l’instruction de jeunes hommes venus au Canada d’un bout à l’autre du Commonwealth pour s’entraîner avec l’ARC dans le cadre du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique. Le lieutenant Campbell et l’aviateur‑chef Bates, tous deux membres de l’École de pilotage no 1 du Camp Borden (maintenant la 16e Escadre Borden) effectuaient une patrouille pour retrouver un aéronef porté disparu lorsque leur avion Nomad est entré en collision avec un autre appareil identique, qui participait aussi aux recherches, au‑dessus du lac Muskoka. Le deuxième avion Nomad et les dépouilles de son équipage ont été retrouvés peu de temps après l’accident.

Le député de Parry Sound-Muskoka, Tony Clement, était présent à la cérémonie communautaire soulignant l’achèvement de l’opération célébrée le 3 novembre 2014 sur les rives du lac Muskoka pour reconnaître toutes les personnes qui ont participé à la découverte et à la récupération de l’épave, ainsi que pour honorer le lieutenant Campbell et l’aviateur‑chef Bates.

« Je tiens à souligner le dévouement inébranlable de ceux et celles qui ont participé au Lost Airmen in Muskoka Project (LAMP) (Projet des aviateurs perdus de Muskoka) : des membres de l’Unité de plongée de la flotte (Atlantique) de la Marine royale canadienne, de l’Aviation royale canadienne et de l’OPP qui ont tous travaillé ensemble pour honorer ces aviateurs disparus, et pour faire connaître ce chapitre important de l’histoire de Muskoka et de notre pays, » a déclaré M. Clement. « Beaucoup d’autres personnes ont aussi aidé à maintenir ce projet actif, notamment la population de Muskoka, et leur intérêt et leur soutien envers le projet n’ont jamais fléchi. »

L’opération de récupération était dirigée par l’ARC, en partenariat avec la Marine royale canadienne, la Direction – Histoire et patrimoine du ministère de la Défense nationale, le détachement Bracebridge de la Police provinciale de l’Ontario, le Musée national de la Force aérienne du Canada, situé à Trenton (Ontario), et la Garde côtière canadienne. Les municipalités de Gravenhurst et Bracebridge ont aussi offert un soutien considérable.

L’épave, qui demeurait la propriété et la responsabilité de l’ARC jusqu’à ce que l’opération de récupération soit terminée, a été transportée à la 8e Escadre Trenton (Ontario) le 4 novembre 2014 et officiellement remise au Musée national de la Force aérienne du Canada, situé à cette même escadre. L’Escadron de soutien technique des télécommunications et des moyens aérospatiaux de la 8e Escadre entreprendra maintenant de nettoyer l’épave et de l’acclimater.

Selon le conservateur du musée, Kevin Windsor, il pourrait s’écouler cinq ou six ans avant que l’appareil ne puisse être exposé au musée. « Il y a beaucoup de nettoyage à faire », a‑t‑il expliqué au journal Contact de la 8e Escadre Trenton.

Le personnel du musée procèdera à une évaluation de la solidité structurelle de l’épave, et les résultats de cette évaluation détermineront son avenir.

« En somme, nous nous trouvons devant deux scénarios possibles, a continué d’expliquer M. Windsor. Nous pourrions restaurer l’appareil complètement comme le Halifax [un bombardier actuellement exposé au musée], ou nous pourrions l’exposer en tant qu’aéronef s’étant écrasé au fond du lac Muskoka. Ces deux scénarios sont sur la table, et nous procéderons à quelques estimations de coûts afin de déterminer quelle option aurait la plus faible incidence (financière) sur le musée et quelle serait la meilleure façon d’utiliser la main‑d’œuvre à notre disposition. »

De l’avis de M. Windsor, le Nomad est un aéronef unique d’importance historique. « Cet appareil est le seul au Canada, et seulement le deuxième à l’échelle mondiale. »

Article rédigé à l’aide de dossiers du journal Contact.

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