Le « camp de base Innovation » de l’ARC favorise l’ouverture d’esprit

Article de nouvelles / Le 23 octobre 2017

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Par la major Petra Smith

« Pour réussir, l’ARC doit favoriser une culture d’innovation etd’amélioration continue à l’échelle de ses éléments fondamentaux. » − Aviation royale canadienne, Directive sur les concepts futurs –  partie 2 : concept des opérations aériennes de l’avenir

Inspirés par les espaces de travail ouverts, collaboratifs et conçus avec créativité, 18 membres du personnel de l’Aviation royale canadienne (ARC) ont appris une nouvelle façon de s’attaquer à des problèmes à Communitech, un centre novateur unique à but non lucratif mené par l’industrie situé dans la région de Waterloo, en Ontario.

L’ARC a établi le Pont d’envol à l’intérieur à Communitech en vue de favoriser un esprit d’innovation, d’enseigner aux gens de nouvelles façons efficaces de penser et de résoudre des problèmes réels. Quatre fois par année, jusqu’à 18 membres du personnel de l’ARC visitent le Pont d’envol afin de participer à une séance de formation de deux jours appelée « camp de base Innovation » en vue de trouver et d’élaborer des solutions à des difficultés que doit surmonter l’ARC à tous les niveaux.

« L’innovation en matière de technologie, de connaissances et de résolution de problèmes est essentielle pour le Canada et ses alliés afin d’atténuer les nouvelles menaces, de conserver un avantage sur nos adversaires et de répondre aux besoins changeants en matière de défense et de sécurité, et ce, tout en générant des économies pour le Canada. »
Protection, Sécurité, Engagement : la politique de défense du Canada

Le « camp de base Innovation » tenu en septembre 2017 était la deuxième activité de son genre.

Le problème à résoudre cette fois-ci : comment utiliser le Programme de leçons retenues de l’ARC de manière optimale? L’équipe cherchait plus particulièrement à déterminer comment transformer des rapports de constatation de leçon en leçons retenues.

« Le Pont d’envol à Communitech n’est que l’une des façons au moyen desquelles l’ARC cherche à inculquer un esprit novateur », dit le lieutenant-colonel Ray Stockermans, du Centre de guerre aérospatiale des Forces canadiennes. « En échangeant avec des intervenants aux vues similaires, provenant notamment de l'ensemble des Forces armées canadiennes, nos alliés, le milieu universitaire, l’industrie et les autres ministères, l’ARC fait la promotion d’un changement de culture qui incite ses militaires à remettre en question le statu quo et à proposer de bonnes idées. »

L’équipe diversifiée formée de 18 membres expérimentés du personnel de l’ARC regroupait des experts en leçons retenues et des représentants d’une grande variété de communautés et de groupes professionnels. Dirigés par deux facilitateurs experts de Communitech, les membres de l’équipe ont expérimenté de nouvelles façons novatrices d’examiner des problèmes à la lumière du Programme de leçons retenues.

« Les occasions d’apprentissage tenues par des organisations novatrices comme Communitech ne peuvent qu’augmenter notre efficacité », dit le lieutenant-colonel Ray Townsend, commandant du 404e Escadron de patrouille à longue portée et d’entraînement, basé à la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse. « Il est extrêmement important pour les aviateurs professionnels et les autres membres du personnel de l’ARC de profiter d’occasions de réfléchir, de manière à remettre en question le statu quo, et avoir des discussions candides, mais respectueuses, sur les façons d’améliorer le fonctionnement de l’ARC. »

Une des approches utilisées au « camp de base » était la pensée conceptuelle, qui oblige les participants à remettre en question les hypothèses et à « utiliser l’empathie pour faire ressortir de nouvelles perspectives et occasions d’innover ». L’empathie consiste à « explorer le problème directement, à interviewer les utilisateurs et à les mobiliser afin de mettre les choses en perspective, et à étudier les utilisateurs et leurs comportements au quotidien ».

Dans le cadre de l’exercice, l’équipe a interviewé de hauts dirigeants de l’ARC, en mettant en pratique de nouvelles techniques d’entrevue, afin de comprendre ce qu’ils ressentent et, finalement, de clarifier l’énoncé du problème et l’intention du commandement en ce qui concerne le Programme de leçons retenues.

La seconde approche utilisée était la pensée rationnelle; elle permet de trouver rapidement le problème, les solutions possibles, les coûts, les bienfaits, les valeurs et l’auditoire, à l’aide d’outils comme l’entrevue, le prototype, l’élaboration d’idées et l’ébauche de solution.

Pendant la séance de formation sur la pensée rationnelle, les participants au « camp de base » ont découvert plus de 100 façons différentes d’améliorer le Programme de leçons retenues grâce à l’élaboration d’idées, au prototype et au remue-méninge ciblé, tout en composant avec des contraintes de temps imposées. Bien qu’il reste encore du travail à faire afin de concrétiser les idées trouvées au « camp de base », l’équipe a proposé de nombreuses solutions viables.

Chacun des membres de l’équipe de l’ARC a vécu des expériences d’apprentissage dont il pourra faire profiter son unité.

La major Christy Stef, du quartier général de 1re Division aérienne du Canada, à Winnipeg, au Manitoba, souligne la valeur des perspectives différentes, précisant que « le fait de se retrouver dans un groupe disparate de personnes dans un nouveau milieu créatif est idéal pour trouver de nouvelles idées et pour favoriser une pensée améliorée, plus dynamique ».

Du point de vue du caporal Anthony Celeste, la valeur réelle du « camp de base » est qu’il représente une « occasion de voir les problèmes d’un autre œil, d’être réceptif aux nouvelles idées et d’apprendre de nouvelles façons de penser ».

Un dernier exercice, portant sur l’examen de problèmes au moyen de perspectives différentes, a permis de conclure que l’ARC devrait s’efforcer de se voir comme ce que Communitech a décrit : une entreprise d’hippopotames agiles, puisque l’ARC est « agile – elle se déplace rapidement et fonctionne à l’échelle, intelligente – elle mise sur ce qu’elle a et change ce qu’elle doit changer, curieuse – elle cherche à apprendre ce qu’elle ne sait pas, partenaire – elle cherche à mobiliser les collectivités différentes de la sienne, et formidable – elle attire des gens compétents ».

Il semble y avoir des similarités distinctes entre l’hippopotame agile et l’ARC, puisque l’ARC est une grande organisation apprenante agile, composée de coéquipiers intelligents, prêts à établir des partenariats aux échelles nationale et internationale, et qui cherche à attirer les meilleurs.

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