Le colonel Ralph Hamilton Annis : du 11 janvier 1931 au 14 mai 2018

Article de nouvelles / Le 28 mai 2018

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Affaires publiques de l’ARC 

Ralph Hamilton Annis naît le 11 janvier 1931 et grandit à McAdam, au Nouveau-Brunswick. Il s’enrôle dans l’ARC à 17 ans, y servant à titre de technicien‑radariste jusqu’en 1950, année où il décide de changer de spécialité et de se joindre au personnel navigant. Il reçoit son brevet de pilote en 1951 et jamais il ne regrettera sa décision.

Le colonel Annis pilote des avions F-86 Sabre dans le 441e Escadron basé à North Luffenham, au Royaume-Uni, jusqu’au milieu de 1953, date où il déménage à Zweibrücken, en Allemagne de l’Ouest. Il y est instructeur de vol aux instruments jusqu’à la fin de 1954.

À son retour au Canada, il se joint à l’Unité de convoyage outre-mer et pilote des avions à réaction F-86 Sabre et T-33 Silver Star entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Pendant qu’il fait partie de cette unité, il établit un record de vitesse transcanadien aux commandes d’un avion Sabre en voyageant de Vancouver, en Colombie-Britannique, à Halifax, en Nouvelle‑Écosse, en cinq heures et 30 secondes, pulvérisant ainsi le record précédent en retranchant une heure et 20 minutes. Durant sa carrière dans l’ARC, il pilote des avions Vampire et Harvard.

En 1959 et 1960, le colonel Annis pilote de nouveau des avions F-86, cette fois en qualité de pilote principal solo dans les Golden Hawks, équipe de voltige du Canada, au cours des deux premières années où ceux-ci présentent des spectacles aériens dans tout le Canada, ce qu’ils font pendant cinq ans en tout. Il pilote ensuite le CF-104 Starfighter dans des escadrons basés à Cold Lake, en Alberta, et à Zweibrücken, jusqu’en 1965.

Il revient au Canada pour fréquenter le Collège d’état-major en 1966. Après l’obtention de son diplôme, il commande deux escadrons de CF-104, soit le 444e Escadron et le 421e Escadron, à Baden‑Soellingen, en Allemagne de l’Ouest.

En 1969, il revient de nouveau au Canada pour occuper un poste d’officier d’état-major au Quartier général de la Défense nationale. Il obtient son diplôme du Collège de la Défense nationale en 1972 et retourne en Europe pour servir dans les Forces alliées du Centre Europe, à Brunssum, aux Pays‑Bas, jusqu’à sa nomination au poste de commandant de la base des Forces canadiennes Moose Jaw, en Saskatchewan, le 17 août 1973.

Il prend la relève du colonel Owen Bartley « O.B. » Philip, commandant de la base et fondateur des Snowbirds des Forces canadiennes. Comme son prédécesseur, le colonel Annis se montre un ardent défenseur de l’équipe relativement nouvelle des Snowbirds, après avoir constaté personnellement l’importance que revêt une équipe nationale de voltige aérienne. Pendant son mandat de commandant de la base, il joue un rôle déterminant en assurant la survie des Snowbirds, en particulier en 1974 lorsqu’il fait personnellement des démarches auprès du ministre de la Défense nationale, l’honorable James Richardson (et d’autres ministres), pour qu’il renverse la recommandation du chef d’état‑major de la Défense, qui veut dissoudre l’équipe. Sa diplomatie d’arrière-plan porte des fruits, permettant aux Snowbirds de finalement devenir un escadron permanent, le 1er avril 1978, soit le jour du 54e anniversaire de la fondation de l’ARC.

« Les Snowbirds qui ont fait partie de l’équipe pendant que le colonel Annis était commandant de la base savent très bien à quel point le soutien qu’il a fourni à l’organisation pendant ces premières années vitales a été déterminant », dit le lieutenant‑colonel (retraité) Dan Dempsey, ancien commandant et chef d’équipe des Snowbirds. « D’un point de vue personnel, aux yeux de ceux d’entre nous qui effectuaient alors leur entraînement au vol aux commandes d’un avion Tutor, le colonel Annis était un chef plus vrai que nature et ils avaient pour lui un respect et une admiration sans bornes. »

La carrière du colonel Annis dans l’ARC l’amène aussi au Colorado, où il occupe le poste de commandant adjoint du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), au Complexe de Cheyenne Mountain. Il se rend ensuite beaucoup plus loin, soit en Égypte, où il agit en tant que commandant adjoint de la Deuxième Force d’urgence des Nations unies, mise sur pied pour superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes et, après la conclusion des accords du 18 janvier 1974 et du 4 septembre 1975, pour superviser le redéploiement des forces égyptiennes et israéliennes et surveiller et contrôler les zones tampons créées aux termes de ces deux accords.

Le colonel Annis prend sa retraite de l’ARC à l’âge de 48 ans, en 1979, et se réinstalle dans sa ville natale, McAdam, où il vit à proximité de son chalet bien-aimé aux abords du lac Palfrey. Pendant de nombreuses années, il s’adonne à toute une gamme d’activités : pêche, chasse, acériculture, nage, randonnées en véhicule tout-terrain à quatre roues et motoneige. Sept petits-enfants et six arrière‑petits‑enfants apprennent à aimer la vie en plein air dans les bois entourant le lac.

À la retraite, il continue bien sûr à voler, aux commandes d’un TBM Avenger, avion d’épandage utilisé pour détruire la tordeuse de bourgeons par pulvérisation (il disait qu’il « bombardait les tordeuses de bourgeons »). Par ailleurs, il devient maire de McAdam, il possède un motel et est candidat libéral à l’Assemblée législative du Nouveau‑Brunswick l’année où les conservateurs remportent tous les sièges, et il occupe la fonction de vice‑président national de la Légion royale canadienne. Il est aussi nommé membre de la Commission d’appel des pensions des anciens combattants et déménage à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, pendant quelques années où il voyage dans tout le Canada, cette fois pour tenir des audiences d’évaluation.

Durant toute sa vie, il a joui de l’appui de sa fidèle femme Margaret, qui a rendu l’âme en 2014, et de leurs cinq enfants. En 2017, il a emménagé au Wauklehegan Manor dans sa ville natale de McAdam.

Les funérailles du colonel Annis se dérouleront à l’Église unie St. Paul, au 155, chemin Saunders, à McAdam, à 14 h le samedi 2 juin 2018. L’enterrement aura lieu au cimetière Rockland, après quoi se tiendra une réception à la filiale 7 de la Légion royale canadienne, au 9 avenue Lake, à McAdam.

On peut adresser ses condoléances à la famille, en ligne, au  http://www.mehanfuneralhome.ca.

Texte rédigé à l’aide de dossiers fournis par Dan Dempsey.

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