ARCHIVÉE - Le partenariat entre le Canada et les États-Unis est bien enraciné dans la toundra

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Article de nouvelles / Le 1 décembre 2015

par Capitaine Carl MacDonald

« La Dernière sonnerie » jouée par le clairon souligne un autre jour du Souvenir.

Ce jour revêt une signification particulière pour les Canadiens affectés à l’extérieur du Canada, et plus précisément pour les militaires affectés en service à la base interarmées Elmendorf-Richardson en Alaska. Chaque année, les membres du détachement canadien se rassemblent au cimetière national de Fort Richardson, devant 12 pierres tombales blanches portant des noms comme ceux du commandant d’aviation John William Kerwin, du soldat Gaston Boisclair et du sergent Harold Granville Anderson. Bien que ces noms soient peu connus, ils sont importants pour l’Alaska et le partenariat qui dure depuis la Deuxième Guerre mondiale.

L’histoire considère l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais comme l’un des événements majeurs ayant touché l’Amérique du Nord pendant la Deuxième Guerre mondiale. Cependant, les Alaskiens connaissent beaucoup mieux la campagne des Aléoutiennes. En juin 1942, six mois après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, à Hawaii, qui a amené les États-Unis à prendre part à la Deuxième Guerre mondiale, le Japon a pris les Aléoutiennes comme cible, chapelet d’îles volcaniques américaines peu peuplées s’étendant sur quelque 1 930 kilomètres à l’ouest de l’Alaska. Les forces japonaises ont procédé à des frappes aériennes sur Dutch Harbor, site de deux bases militaires américaines, et ont établi des garnisons sur les îles américaines Kiska et Attu, à 322 kilomètres environ.

Le premier ministre canadien William Lyon Mackenzie-King a ordonné le déploiement des forces en Alaska pour accroître les troupes américaines déjà stationnées là-bas. À l’été de 1943, des opérations offensives interalliées ont été menées par 5 500 Canadiens de la 13e Brigade d’infanterie et de la « Brigade des diables », 1re Force de Service spécial, qui ont participé à des combats terrestres en vue de reprendre possession des îles Kiska et Attu. Trois escadrons de chasse et deux escadrons de bombardiers ont effectué une reconnaissance aérienne, et deux corvettes, soit les navires canadiens de Sa Majesté Dawson et Vancouver, ont réalisé une surveillance anti-sous-marin. 

Finalement, les efforts combinés du Canada et des États-Unis ont permis de récupérer les îles Aléoutiennes et de mettre fin au siège des Japonais en Alaska. De plus, cet effet combiné a favorisé l’établissement de ce qui allait devenir le partenariat de collaboration d’aujourd’hui entre le Canada et les États-Unis pour la défense de l’Amérique du Nord. Même si l’étendue de la présence militaire canadienne est considérablement inférieure, le 11 novembre, les militaires, hommes et femmes, du détachement canadien de la base interarmées Elmendorf-Richardson rendent hommage à ceux qui ont fait tant de sacrifices et qui ont tissé des liens étroits entre le Canada et les États-Unis ainsi qu’à ceux qui œuvrent actuellement au sein de la communauté alaskienne en tant que membres estimés de l’équipe du NORAD.

Le NORAD est le commandement binational chargé d’assurer l’alerte maritime et aérospatiale ainsi que le contrôle aérospatial pour les deux pays partenaires, le Canada et les États-Unis. Le commandement a trois quartiers généraux régionaux subalternes : le quartier général de la région alaskienne du NORAD, à la base aérienne Elmendorf, en Alaska; le quartier général de la région canadienne du NORAD, à la Base des Forces canadiennes Winnipeg, au Manitoba; et le quartier général de la région continentale du NORAD, à la base aérienne Tyndall, en Floride.

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