Le rôle de l’ARC dans la bataille de l’Atlantique

Article de nouvelles / Le 5 mai 2017

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Le dimanche 7 mai 2017, commémorons la bataille de l’Atlantique.

Par Joanna Calder

La bataille de l’Atlantique, qui se poursuit tout au long de la Seconde Guerre mondiale, est la plus longue et la plus importante campagne de ce conflit. Les Canadiens et les Canadiennes qui servent dans la Marine royale du Canada, l’Aviation royale du Canada et la marine marchande assument un lourd fardeau dans cette lutte pour la domination des routes maritimes de l’Atlantique Nord.

L’Angleterre a désespérément besoin de ravitaillements, particulièrement en provenance d’Amérique du Nord. Toutefois, l’Allemagne est résolue à couler les convois d’approvisionnement arrivant de l’étranger grâce à ses furtifs U‑Boote (sous-marins). Cette menace sous-marine est tellement redoutée qu’à la conférence de Casablanca, en 1943, les chefs militaires alliés font de son élimination leur principal objectif.

Le Coastal Command de la Royal Air Force, qui compte sept escadrons de l’Aviation royale du Canada, livre bataille aux sous-marins, aux navires marchands et aux navires de guerre ennemis. Les aéronefs du Coastal Command escortent les convois entre l’Amérique du Nord et la Grande-Bretagne et patrouillent au-dessus des mers, de l’Islande à Gibraltar. Pendant la guerre, les équipages du Coastal Command détruisent plus du quart de tous les sous-marins allemands, soit 212 des 800 U-Boote.

Les escadrons de l’ARC qui font partie du Coastal Command et ceux qui se trouvent au Canada en coulent 19, alors que les équipages de l’ARC qui servent dans des escadrons de la Royal Air Force participent à la destruction de nombreux autres dans l’Atlantique Nord.

La situation des U-Boote, dont le regroupement rappelle celui de loups dans des meutes, se gâte en 1943, notamment en raison de l’arrivée d’un bombardier fabriqué aux États-Unis, le B-24 Liberator de Consolidated. L’avion, dont se sert le Coastal Command pour effectuer des patrouilles à long rayon d’action, permet de combler la « brèche de l’Atlantique », cette partie de l’océan où les sous-marins ennemis sévissent sans être importunés, parce qu’ils sont hors d’atteinte des avions d’attaque. Les progrès technologiques, dont l’invention du sonar, permettent aux navires et aux avions alliés d’attaquer les U-Boote qui circulent jusque-là sans danger, sous le couvert de la nuit. Néanmoins, les sous-marins allemands continuent d’infliger des pertes aux alliés jusqu’à la fin de la guerre.

Le coût de la victoire de la bataille de l’Atlantique est élevé. La majorité des 2 000 militaires de la Marine royale du Canada tués pendant la Seconde Guerre mondiale périssent dans la bataille de l’Atlantique. Plus de 750 militaires de l’Aviation royale du Canada perdent la vie lors d’opérations maritimes à la suite d’attaques ennemies ou d’accidents en vol attribuables à des conditions impitoyables. De plus, dans le Livre du Souvenir de la marine marchande figurent les noms de presque 1 600 Canadiens et Terre‑Neuviens ou de personnes qui ont servi à bord de navires immatriculés au Canada ou à Terre‑Neuve.  

Tous les ans, le premier dimanche de mai, on commémore la bataille de l’Atlantique.

Faites la connaissance du capitaine d’aviation David Hornell, héros de la bataille de l’Atlantique

Pendant la bataille de l’Atlantique, le capitaine d’aviation David Hornell pilote des avions du Coastal Command de la Royal Air Force, traquant les sous-marins allemands.

Son héroïsme lui vaut la Croix de Victoria. Le capitaine d’aviation Hornell est le premier militaire de l’ARC à recevoir cette décoration, et l’un des deux seuls militaires de l’ARC à mériter cette distinction pour vaillance, qui est la plus haute, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le capitaine d’aviation David Hornell, né en Ontario en 1910, pilote un avion amphibie PBY‑5A Canso dans le 162e Escadron de l’ARC, qui est affecté temporairement au Coastal Command et participe à la guerre anti-sous-marine dans l’Atlantique Nord.

Le 24 juin 1944, le capitaine d'aviation Hornell effectue une patrouille au large de l’Islande; son radiotélégraphiste-mitrailleur, le sergent de section Sydney Cole, aperçoit un sous-marin au loin et le capitaine d’aviation Hornell décide de l’attaquer. Mais, le U-Boot a déjà repéré l’avion, qui devient la cible d’un tir antiaérien aussi nourri que précis.

Juste au moment où Hornell réussit à accélérer en vue de répliquer, un de ses canons s’enraye, et deux projectiles ennemis frappent son appareil, déclenchant un incendie à bord et détruisant un des moteurs. Malgré le chaos, Hornell réussit à larguer ses grenades sous-marines en plein sur le sous-marin et à le couler.

Le Canso amerrit en catastrophe dans les eaux houleuses et glacées, mais un seul des deux canots pneumatiques est utilisable. Comme il est trop petit, les membres de l’équipage doivent à tour de rôle s’y asseoir ou s’y accrocher en restant partiellement immergés. Deux d’entre eux meurent pendant cette épreuve de 21 heures. Quand les secours arrivent, Hornell a perdu la vue et il est complètement épuisé. Il s’éteint peu après. Il repose au cimetière Lerwick, dans les îles Shetland, en Écosse.

La remise de la Croix de Victoria au capitaine d’aviation David Hornell a fait l’objet d’une annonce dans la London Gazette, le 28 juillet 1944. En 1974, on intronisé M. Hornell au Panthéon de l’Aviation du Canada.

Texte rédigé à l’aide d’articles de David Krayden publiés dans Sur des sommets balayés par les vents et tirés du site Web d’Anciens Combattants Canada.

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