Le vol en région montagneuse et l’instruction SAR, des exercices des plus difficiles

Article de nouvelles / Le 3 mars 2016

Par le lieutenant de vaisseau Sylvain Rousseau

Le 413e Escadron de transport et de sauvetage de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle‑Écosse, a effectué un exercice de recherche et sauvetage (SAREX) de niveau international du 31 janvier au 12 février 2016 à North Conway, au New Hampshire. L’entraînement comprenait le pilotage d’un hélicoptère CH‑149 Cormorant en région montagneuse et les techniques d’escalade de paroi glacée et de sauvetage à la corde.

« Le but de cet exercice était d’améliorer nos capacités d’effectuer des opérations de recherche et sauvetage en terrain montagneux », a expliqué le capitaine Chad Surette, copilote d’hélicoptère CH‑149 Cormorant. Dans les régions nordiques, les équipages doivent posséder de bonnes techniques de pilotage en région montagneuse et de bonnes techniques de sauvetage.

«Le vol en région montagneuse est peut‑être l’expérience de pilotage la plus difficile, étant donné le caractère imprévisible du vent en terrain accidenté. Notre capacité à évaluer adéquatement les différents éléments tels que le vent, le relief et la complexité du terrain peut donc faire toute la différence entre la réussite ou l’échec d’un sauvetage en montagne. »

Une reconnaissance du secteur de North Conway avait été effectuée en 2015. Le terrain difficile et varié, combiné au court temps de transit pour les activités terrestres et aériennes, en faisait le secteur idéal pour l’entraînement nécessaire du 413e Escadron de transport et de sauvetage. C’est un secteur qui a aussi été beaucoup utilisé par des techniciens en recherche et sauvetage (tech SAR) lors d’exercices précédents.

« Le terrain montagneux à North Conway est idéal », a indiqué le capitaine Surrette, « car il offre des secteurs au‑dessus de la limite forestière propices pour le vol en région montagneuse ainsi que des parois glacées et rocheuses sur lesquelles nos tech SAR peuvent pratiquer leurs techniques d’escalade et de sauvetage en montagne. »

L’exercice en montagne comprenait trois activités comportant une routine similaire : un entraînement au vol en région montagneuse pour les équipages du Cormorant a été tenu dans la région sauvage de Pemigewasset, mettant à profit les connaissances acquises plus tôt dans le cadre d’un cours de pilotage en montagne; des exercices pratiques d’escalade et de sauvetage à la corde pour les tech SAR effectués dans le secteur de Huntington Ravine, en collaboration avec des guides de l’endroit; et un entraînemnt interarmées pour pratiquer tous les aspects des techniques de sauvetage en montagne nécessaires pour mener à bien des missions SAR en toute sécurité.

« L’entraînement s’est déroulé  en haute montagne, un environnement qu’on ne trouve pas en Nouvelle‑Écosse », précise le chef d’équipe de tech SAR du 413e Escadron, le sergent Dennis Van Sickle. « Il y avait de grands secteurs de terrains mixtes, par exemple, des zones enneigées, glacées et rocheuses de différentes hauteurs et de divers angles de pente. Le scénario comprenait une équipe de sauvetage de deux personnes se déplaçant dans une région montagneuse en utilisant une grande variété de techniques de sauvetage sur pente abrupte et d’escalade à l’aide d’une corde. »

« L’exercice en montagne s’est avéré un exercice utile », a affirmé le capitaine Zach Sawyer, le commandant de bord du CH-149. « Comme nous sommes basés à Greenwood, en Nouvelle‑Écosse, nos équipages sont peu exposés aux terrains montagneux, mais notre zone de responsabilité pour la recherche et le sauvetage est extrêmement vaste. Il est tout à fait possible que nous soyons appelés pour une mission SAR en terrain montagneux au Québec ou plus au nord, comme dans l’île de Baffin ou au Nunavut. Il est important que nous soyons exposés aux difficultés distinctes que comporte le vol en région montagneuse. »

 Le 413e Escadron effectue régulièrement des exercices afin de vérifier les procédures utilisées par les membres et pour travailler avec d’autres ministères du gouvernement et des alliés du Canada. Ces exercices permettent aux membres de perfectionner leur interopérabilité et d’utiliser leur ligne de communication avec d’autres organismes. Chaque SAREX vise à la maîtrise d’ensembles de techniques précis, ce qui permet aux opérateurs de parfaire leurs capacités et de renforcer leur confiance quant aux procédures.

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