Nos gens : le major Steve Thompson, commandant du détachement aérien (Nord) de l’opération Laser

Article de nouvelles / Le 13 mai 2020

Cliquez sur la photo sous la rubrique « Galerie d'images » pour voir d'autres photos.

Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne affectée à l’opération Laser

« Jusqu’à présent, le détachement aérien du Nord a employé l’équipage d’un avion CC-138 Twin Otter du 440e Escadron de transport pour livrer de l’équipement de protection individuel, à savoir des masques et des gants, à sept patrouilles du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (1 GPRC) autour du Grand lac des Esclaves. 

« Ces vols ne sortent pas de l'ordinaire puisque l'un des rôles principaux du 440e Escadron de transport consiste à soutenir le 1 GPRC dans ses missions », explique le major Steve Thompson, commandant du détachement aérien (Nord) de l’opération Laser, l’intervention des Forces armées canadiennes (FAC) visant à lutter contre la pandémie mondiale de COVID-19. L'exécution de ces vols permet aux Rangers de ces collectivités de mener à bien toutes les tâches possibles de l'opération Laser tout en respectant les directives relatives à l'équipement de protection individuel établies par les Forces armées canadiennes. »

En réfléchissant à sa carrière, le major Thompson s’estime heureux. Il a passé son adolescence à piloter des planeurs comme cadet de l’air à Sault Saint Marie, en Ontario. Lorsqu’il s’est enrôlé dans les FAC en 1997, la coordination de ses cours s’est déroulée parfaitement, lui permettant d’obtenir son brevet de pilote de l’ARC entièrement qualifié et d’être affecté au 440e Escadron de transport, basé à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest, en 1999.

Son affectation au 440e Escadron dans le Nord n’est pas exactement la façon dont il avait envisagé le début de sa carrière, mais lorsque l’occasion s’est présentée, il l’a saisie sans tarder.

« Lorsque je me suis enrôlé dans les forces armées, mon objectif était de piloter des Hercules, affirme le major Thompson au sujet de sa première affectation à titre de pilote qualifié, mais lorsque l’occasion s’est présentée, je leur ai répondu que je me ferais un plaisir d’accepter ce travail afin de piloter des Twin Otter à Yellowknife. »

Lorsqu’il réfléchit au déroulement de son affectation, il ne mâche pas ses mots. « C’est là que j’ai rencontré ma femme et nous avons eu notre premier enfant à cette époque, dit-il en riant. Je dirais même que cela a dépassé toutes mes attentes. » Le pilotage était tout aussi agréable. Le major Thompson affirme que le Twin Otter est l’aéronef polyvalent par excellence. Il peut atterrir presque partout depuis la mer de glace arctique jusqu’à la toundra dénudée, sans compter les hommes et les femmes extraordinaires du 440e Escadron, qui sont éminemment qualifiés pour préparer cet avion et l’exploiter dans ce milieu.

Après 24 ans de carrière militaire, le major Thompson a passé la moitié de son temps à assumer différents rôles à Yellowknife, notamment à son poste actuel d’officier de l’élément de coordination de la composante aérienne (Nord), dans le cadre duquel il prodigue des conseils au commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord) sur l’utilisation de la puissance aérienne dans le Nord et appuie le commandant de la Région canadienne du NORAD dans le cadre des responsabilités du Canada liées au NORAD. Il affirme que cette expérience lui sera incontestablement d’une aide précieuse dans ses fonctions de commandant du détachement aérien (Nord).

« C’était un grand honneur pour moi d’obtenir ce poste, car le Nord est radicalement différent du Sud sur le plan des infrastructures, et que cela permet d’acquérir des connaissances pratiques de cette région lorsqu’on y travaille », affirme le major Thompson. Selon lui, la taille même de cette région, conjuguée au fait que tout est loin, y compris l’accès aux soins de santé, à la nourriture, au carburant et à d’autres types de provisions, est ce qui rend la vie plus difficile dans les territoires canadiens.

Le détachement aérien (Nord) fait partie de la Force opérationnelle aérienne affectée à l’opération Laser. C’est l’un des six détachements au pays, qui comprennent les suivants : Nord, Pacifique, Ouest, Centre, Est et Atlantique. Le Twin Otter est l’avion dont se sert l’Aviation royale canadienne à Yellowknife, mais le major Thompson prétend que son rôle de commandant du détachement pourrait vraisemblablement consister à coordonner plusieurs avions pour assurer un service dans l’immensité de cette région.

C’est dans le cadre de ce travail que son expérience lui sera sans doute utile. En qualité de pilote de Twin Otter, il a passé des années à transporter des membres du personnel du 1 GPRC pour leur permettre d’effectuer des patrouilles dans les collectivités éloignées.

« J’ai atterri dans plus de 50 aéroports différents au nord du 60e parallèle, ajoute-t-il. L’éloignement présente des difficultés. Au sud, vous avez le choix entre plusieurs aéroports de dégagement, carburants, hôtels et provisions. Dans le Nord, il va de soi que tout le monde a besoin de tout le monde, de sorte qu’il y a beaucoup d’entraide. »

Du milieu et à fin des années 2000, le major Thompson a passé un peu de temps à l’extérieur de Yellowknife. En 2004-2006, il était instructeur à l’École de pilotage des Forces canadiennes à Portage La Prairie, au Manitoba, et de 2006 à 2009, il a fait partie de l’équipe de voltige aérienne des Snowbirds, une expérience qui lui a d’ailleurs beaucoup plu.

« C’était une expérience extraordinaire, mais au bout de trois ans, j’ai dû m’arrêter, affirme‑t‑il. Comme j’avais trois enfants de moins de cinq ans, je n’ai pas pu assister à plusieurs des moments agréables de leur enfance, car j’étais loin d’eux pendant la saison des spectacles aériens. »

Après les Snowbirds, le major Thompson s’est joint à la 1re Division aérienne du Canada en qualité d’officier du service opérationnel supérieur au Centre multinational d’opérations aériennes avant d’être affecté à l’équipe chargée des événements spéciaux en tant que pilote de sécurité de l’Équipe de démonstration du CF-18 pendant la saison des spectacles aériens.

En 2012, il s’est de nouveau joint au 440e Escadron de transport en qualité de commandant adjoint. Il qualifie ce retour « d’extraordinaire ». Comptant plus de douze ans d’expérience dans le Nord, le major Thompson est prêt à soutenir l’opération Laser.

« Si l’un des gouvernements territoriaux présente une demande d’aide au commandant de la Force opérationnelle interarmées (Nord), il se peut qu’une ressource aérienne ait à se déplacer pour transporter quelqu’un à destination ou en provenance d’un endroit, ajoute le major Thompson. Puisqu’aucune route ne relie la grande partie du Nord, il nous faudra déterminer le meilleur aéronef pour effectuer le travail que demande le commandant. »

« Je me sens très privilégié de faire ce travail, de collaborer avec la Force aérienne et la grande famille des FAC pour faire en sorte que nous restions vigilants afin de venir en aide aux collectivités nordiques. Nous allons être là et prêts à aider. »


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les techniciens en dessin et arpentage appuient les Forces armées canadiennes ainsi que d’autres ministères gouvernementaux en offrant des services de dessin technique et d’arpentage tant au pays qu’à l’étranger.

Ils font partie de la Branche du Génie militaire des Forces armées canadiennes. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Amasser des données de levés géodésiques à l’aide du système mondial de navigation par satellite (GNSS) et d’autres équipements d’arpentage
         - Utiliser ces données pour produire de dessins ainsi que des croquis civils, en copies imprimées et numériques, de zones désignées

         - Utiliser des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO) afin de produire des modèles en copies imprimées et numériques
         - Offrir des services de dessin et d’arpentage aux équipes de génie spécialistes du domaine militaire

http://forces.ca/fr/carriere/technicien-dessin-arpentage/

Date de modification :