On vole à Tinker

Article de nouvelles / Le 1 décembre 2014 / Numéro de projet : RCAF-20141201-01

Par Karen Parker

Le sergent Jason Murray, de l’Aviation royale canadienne (ARC), est mécanicien de bord depuis 12 ans. Au cours de sa carrière dans l’ARC, il a volé à bord de l’hélicoptère CH-146 Griffon et du CC-130 Hercules.

À la base aérienne de Tinker, qui se trouve près d’Oklahoma City, à Oklahoma, le sergent Murray vole à bord du système aéroporté d’alerte et de contrôle (AWACS) E-3 Sentry de Boeing, appartenant à la Force aérienne américaine, et ce, avec le 963e Escadron de contrôle aérien aéroporté. Il fait partie d’un équipage de quatre membres dans le poste de pilotage – et il peut s’asseoir devant.

« J’ai toujours aimé l’aspect du voyage en tant que membre d’équipage; d’avoir la possibilité de voir le monde un hôtel à la fois », déclare en riant, le sergent originaire de Chipman, au Nouveau‑Brunswick.

Sa responsabilité principale d’un appareil à l’autre reste la même :

« Le mécanicien de bord est l’expert technique de l’avion », explique‑t‑il. « Les pilotes se tournent vers lui pour résoudre tout problème lié au système de l’aéronef. » Il lui incombe donc de trouver une solution au problème de sorte que la mission puisse continuer.

L’AWACS ne compte pas d’arrimeur, et c’est là, l’une des différences entre les États-Unis et le Canada. À Tinker, le mécanicien de bord est également arrimeur.

« Je m’occupe principalement de trouver le poids et l’équilibre [de la cargaison] », de dire le sergent Murray. « Chaque aéronef a son centre de gravité et si celui‑ci ne figure pas à l’intérieur d’un certain intervalle, l’aéronef devient plus difficile à piloter. »

Il travaille également avec le commandant de bord pour établir le volume de carburant nécessaire pour la mission.

Le sergent Murray arrive trois heures avant le décollage, et ce, pour tous les vols, afin d’effectuer les vérifications d’avant vol. Lorsque les techniciens ont terminé leurs vérifications, le sergent Murray procède à ses propres vérifications, qui prennent environ une heure et demie à effectuer. Il aide également à démarrer le moteur.

Une fois l’aéronef dans les airs, le sergent Murray se concentre alors à surveiller les systèmes. Il présente un bilan au commandant de bord toutes les deux heures sur la performance de l’appareil; il doit produire une série de tableaux à partir de paramètres bien précis.

Le sergent Murray assiste, avec d’autres membres de l’équipage, à une séance d’information sur l’entretien, et ce, après chaque vol. Si l’appareil a mal fonctionné pendant un vol, il avertit le personnel d’entretien afin que celui-ci puisse préparer l’appareil au prochain vol.

« L’adrénaline est toujours élevée lorsque survient un incident », affirme‑t‑il. « On s’en remet à sa formation, et toutes les procédures et tous les systèmes sont inscrits dans le manuel de vol; on peut donc le suivre étape par étape pour retourner en toute sécurité l’aéronef. »

 Karen Parker est rédactrice civile au CanOkie Times, de la base aérienne de Tinker, la source de cet article.

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