Opération Impact : L’équipage de l’Aurora profite d’une formation par simulation

Article de nouvelles / Le 8 janvier 2015

Par les affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne en Iraq

À seulement quelques semaines de préparation de leurs missions dans les cieux iraquiens dans le cadre de l’opération Impact, les équipages du CP-140M Aurora de l’Aviation royale canadienne ont été bien servis par un nouveau programme de formation qui se déroule dans le cyberespace.

Grâce à un programme complet d’amélioration connu sous le nom de Proposition de prolongation de la vie du CP-140 Aurora, qui comprend le « Bloc III » en cours à l’intérieur du Projet de modernisation progressive de l’Aurora et le Projet de prolongation de la durée de vie structurale des Aurora, la vénérable cellule de l’Aurora a connu plusieurs changements notables, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. 

Cela comprend de nouvelles ailes, ainsi que des ordinateurs et des capteurs de mission pour compléter les éléments améliorés d’avionique et de communications découlant des améliorations apportées dans le Bloc II. En plus de ces améliorations, les escadrons de l’Aurora ont aussi constaté certains grands changements quant à la façon de former les équipages avec cet aéronef « comme neuf ». 

Pour la majeure partie de leur formation précédant le déploiement pour mettre en pratique les tactiques, les techniques et les procédures éprouvées, les opérateurs de systèmes de combat aérien (OSCA) et les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés (OP DEA) ont utilisé les simulateurs de procédures de l’équipage (SPE) pour imiter le compartiment tactique de l’Aurora modernisé. Le personnel de formation de l’Unité maritime d’essais et d’évaluation et 404e Escadron de patrouille à longue portée et d'entraînement qui sont tous deux situés à la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle‑Écosse, ont fourni les scénarios et assuré la rétroaction avec des reprises d’animation en 3‑D au cours des séances de débreffage qui suivaient l’exercice.

« Un des grands avantages du simulateur de procédures de l’équipage dans le Bloc III réside dans le fait qu’il nous permet d’effectuer une simulation en utilisant la caméra d’imagerie infrarouge électro‑optique de l’Aurora », a déclaré un OSCA au sein de la Force opérationnelle arienne en Iraq. « Nous sommes maintenant en mesure de générer un environnement synthétique, des objets en 3-D comme du personnel et des véhicules sur le terrain, pour que les équipages puissent les identifier et en suivre la trajectoire. Nous devions auparavant effectuer la formation au cours des vols réels. »

La formation a éliminé les variables découlant de la mauvaise température et de la capacité de l’aéronef, ainsi que la nécessité d’assurer la coordination avec les unités de soutien au sol. Cela a signifié que la formation a été plus efficace et que les équipages ont été mieux préparés pour les missions menées dans le vrai aéronef.

Les équipages ont débuté leur formation pour l’opération Impact avec des missions de pratique fondées sur des missions semblables menées en Lybie au cours de l’opération Mobile. La suite améliorée de capteurs de l’Aurora dans le Bloc III signifiait, cependant, qu’un programme de simulation était nécessaire pour perfectionner les capacités des équipages au moment de faire appel à leurs capacités améliorées dans leur rôle de collecte de données terrestres liées au renseignement, à la surveillance et à la reconnaissance.

« Les trois années de l’opération Mobile n’ont pas permis à de nombreux membres d’équipage d’acquérir de l’expérience en participant à ces missions en Lybie », a mentionné un OSCA, vétéran de l’opération Mobile. « Heureusement, notre programme de « leçons apprises » a permis de saisir les points saillants de cette opération et nous avons été capables de perfectionner nos compétences – comme passer de l’information à un autre aéronef et aux forces terrestres, et coordonner les activités pendant les attaques dans le secteur des opérations – au moyen du simulateur. »

Le simulateur de mission opérationnelle du Bloc III, qui devrait faire son apparition en 2015, permettra bientôt aux membres de l’équipage dans le poste de pilotage de participer au même environnement d’exercice que ceux dans le compartiment tactique, ce qui vient améliorer la coopération au sein de l’équipage. Entretemps cependant, les pilotes et les mécaniciens de bord de l’Aurora qui seront déployés dans le cadre de l’opération Impact utiliseront d’autres simulateurs de vol.

« Nous avons pratiqué les procédures et les approches d’urgence dans différents aérodromes au sein de nos opérations au moyen d’un simulateur à système de mouvement complet », a mentionné un pilote du 405e Escadron de patrouille à longue portée. Grâce à ce système, les pilotes et les mécaniciens de bord ont pu voler dans des conditions environnementales se rapprochant de celles du Moyen-Orient, y compris la chaleur extrême, la poussière et les tempêtes de sable.

À propos de l’Aurora et des projets de modernisation

Le Programme de modernisation progressive de l’Aurora (PMPA), composé de blocs de travail de modernisation, a démarré en 1998 afin d’améliorer les capacités de l’aéronef. En vue d’assurer la viabilité continue de l’Aurora comme plateforme de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (RSR), l’Aviation royale canadienne a élaboré la Proposition de prolongation de la vie (PPV) de l’Aurora, qui combine le PMPA original et le Projet de prolongation de la durée de vie de la structure de l’Aurora avec trois améliorations additionnelles des capacités. Quatorze aéronefs sont en train d’être modernisés et le travail assurera que la flotte demeure efficace jusqu’en 2030.

Le PMPA est composé de trois blocs :

Bloc I. Améliorations des systèmes existants comme le remplacement/le perfectionnement de l’équipement radio haute fréquence, l’enregistreur vocal du poste de pilotage et l’antenne servant à mesurer la plage de vitesse. Terminé.

Bloc II. Des améliorations apportées à la navigation et aux communications, qui permettront à l’Aurora de poursuivre ses opérations jusqu’à ce qu’il atteigne la fin de sa limite de vie structurelle. Terminé.

Bloc III. Améliorations apportées à l’ordinateur et aux capteurs de mission. En cours.

 « La représentation visuelle exacte des terrains d’aviation et la capacité d’expérimenter la performance de l’aéronef dans différents environnements aident à assurer la sécurité, le confort et la confiance des équipages, », a ajouté le pilote.

Dans le cadre du processus de leçons apprises, les équipages déployés pourront apporter leur contribution à la formation virtuelle qui préparera les équipages des missions à venir.  

« Après avoir été dans le théâtre pendant plusieurs semaines, les équipages ont réalisé que l’environnement de la formation virtuelle avait aidé pour faire face aux missions les plus complexes et les plus difficiles auxquelles nous pouvions nous attendre, » a dit un OSCA de la 14e Escadre Greenwood.

Il a terminé en disant que cela signifiait que ses collègues et lui ont pu se montrer plus préparés pour leurs missions courantes et confiants qu’ils pourront s’adapter à tous changements qui pourraient survenir.

 

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