Semaine des femmes dans l’aviation

Article de nouvelles / Le 8 mars 2016

Par le lieutenant James Carruthers

En 1974, six ans avant que le poste de pilote des Forces armées canadiennes soit accessible aux femmes, le major Wendy Clay a obtenu sa licence de pilote.

Le major Clay, qui poursuivra par la suite jusqu’à obtenir le grade de major-général, était médecin dans les forces militaires du Canada. Elle a entrepris une formation de pilote afin de mieux comprendre les besoins médicaux des pilotes et des autres membres d’équipage. 

Elle a été la seule aviatrice qualifiée du Canada jusqu’en 1979; trois autres femmes capitaines ont entrepris une formation afin d’obtenir leur licence de pilote après que le poste ait été rendu accessible aux femmes. Pour ces trois femmes, les capitaines Deanna Brasseur, Leah Mosher et Nora Bottomley, le parcours jusqu’à l’obtention de leur licence de pilote a suscité beaucoup d’attention et de pression en raison de leur rôle de pionnière. Le capitaine Brasseur a indiqué que la différence d’âge et de grade entre elle et les pilotes masculins a fait en sorte qu’elle se sentait isolée des autres membres du groupe de formation. Après ces trois femmes, les Forces armées canadiennes ont formé et employé un total de 40 femmes dans le cadre de la première vague de formation.

Les femmes font partie intégrante des forces militaires du Canada; elles servent à tous les grades – depuis celui de soldat à général, et dans toutes les armées – sans être assujetties à des restrictions quant à l’emploi qu’elles peuvent occuper. Les Forces armées canadiennes comptent parmi les chefs de file mondiaux, en ce qui concerne la proportion de femmes dans leurs rangs et les domaines où elles peuvent servir. En effet, nos alliés ont en haute estime les FAC, qu’ils considèrent à l’avant-garde en matière d’intégration des femmes dans l’armée.

Le capitaine Brasseur, qui est par la suite devenue major, ainsi que le capitaine Jane Foster ont poursuivi leur carrière pour devenir les premières femmes à piloter un CF188 Hornet. Le capitaine Brasseur est aussi mentionné dans les annales de l’histoire militaire comme étant la première femme à avoir procédé à l’enquête d’un accident d’aviation militaire au Canada.

Au cours des dernières années, les femmes de l’Aviation royale canadienne ont réussi des réalisations comme celles du brigadier-général Lise Bourgon, une ancienne pilote d’hélicoptère qui a assumé le commandement de la Force opérationnelle interarmées en Iraq en mai 2015. En 2015 également, le lieutenant-général Christine Whitecross est devenue la première femme à obtenir ce grade. Elle était aussi la première femme à commander la Force opérationnelle interarmées (NORD), et la première femme nommée chef du génie militaire. 

Semaine mondiale des femmes de l’air

Depuis 1910, le 8 mars marque la journée annuelle de reconnaissance de la délivrance de la première licence de pilote à une femme. Depuis 1914, le 8 mars est aussi la Journée internationale de la femme.

En 2016, la Semaine mondiale des femmes de l’air a lieu du 7 au 13 mars. Les événements suivants se dérouleront au Canada pendant ou près de cette période.

Abbotsford (Colombie-Britannique)

Abbotsford International Airport; Les 12 et 13 mars 2016, de 9 h à 17 h 30; The Sky’s No Limit – Girls Fly Too! (disponible en anglais seulement).

Lachute (Québec)

Up-draft Aviation; Le 12 mars 2016, de 9 h à 17 h; Les filles découvrent l'aviation à Lachute.

Oshawa (Ontario)

Enterprise Airlines, Oshawa Executive Airport; Le 12 mars 2016; Girls Take Flight (disponible en anglais seulement) et sur Facebook (disponible en anglais seulement).

Ottawa (Ontario)

Aéroclub Rockcliffe; March 12, 2016 – 9 a.m. to 4 pm.; Girls’ Day at the Rockcliffe Airport!  (disponible en anglais seulement) et sur Facebook  disponible en anglais seulement).

Sources :

Lachance, Keven « Les femmes et la Force aérienne du Canada ». Revue de la Force aérienne, hiver 2009, vol. 2, no 1, pages 52 à 54.

Dundas, Barbara. Les femmes dans le patrimoine militaire canadien. Sa Majesté la Reine chef du Canada, 2000, pages 113 à 128.

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