« Tout comme nous, ils avaient une vie, ils riaient. »

Article de nouvelles / Le 27 novembre 2018

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Par Emily He

Lors de la cérémonie du jour du Souvenir de cette année, les élèves et le personnel du Lisgar Collegiate Institute, une école secondaire d’Ottawa, ont rendu hommage d’une façon toute particulière au sous-lieutenant d’aviation Lewis Johnstone Burpee, diplômé de Lisgar en 1937. Ce militaire pilotait un bombardier Lancaster qui a été abattu durant le célèbre raid des Briseurs de barrages des 16 et 17 mai 1943. Son fils, Lewis Burpee, et le lieutenant-général Al Meinzinger, commandant de l’Aviation royale canadienne, ont participé à la cérémonie en qualité d’invités spéciaux.

Emily He est étudiante au Lisgar Collegiate Institute. Voici le discours qu’elle a prononcé durant la cérémonie.

Cette année, le 11 novembre est une date très spéciale. En effet, elle marque le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, qui devait « mettre fin à toutes les guerres ». Il y a cent ans, tous les pays qui avaient combattu pendant la Première Guerre mondiale ont convenu de cesser les hostilités à l’issue de la capitulation officielle de l’Allemagne. Il y a cent ans, nous percevions enfin la paix à l’horizon, après quatre années de combat atrocement longues.La paix signifiait que nos soldats n’auraient plus à traverser le « no man’s land » à pied, sous une pluie de balles, pour combattre l’ennemi, qu’ils n’auraient plus à sentir leurs poumons brûler et se boursoufler sous l’effet du gaz moutarde. Elle signifiait aussi qu’ils n’auraient plus à voir les images terribles de leurs compagnons, leurs amis, étendus sur des civières, les bras flasques, les yeux éteints.Nos soldats ont enduré une souffrance qui dépasse l’entendement. Cependant, lorsqu’on vit dans un pays de paix, il est difficile de même imaginer leur douleur, et il est d’autant plus difficile d’essayer de comprendre ce qu’ils ont vécu. Ces héros, qui ont protégé leur pays au sacrifice de leur vie, nous semblent si distants, si différents.

Or, ce sont toutes de vraies personnes, des personnages tangibles qui, comme nous, avaient une vie.Certains de ces soldats ont fréquenté le Lisgar Collegiate Institute, à titre d’étudiants et d’enseignants, et ont donné leur vie pour défendre le Canada. Ils ont foulé les mêmes couloirs que nous traversons tous les jours, et menaient une vie normale avant l’éclatement de la guerre. Des élèves qui se levaient avant l’aube pour participer à des événements sportifs, dînaient sur la rue Elgin et étudiaient avec zèle en vue de leurs examens, pendant que les enseignants restaient après les cours pour animer divers clubs et répondre aux questions des élèves. Tout comme nous, ils avaient une vie, ils riaient.Or, lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté, la vie des élèves et enseignants du Lisgar Collegiate Institute s’est mise à changer. D'ailleurs, la revue littéraire Vox Lycei a noté bon nombre de ces changements. D’abord, les différences étaient subtiles. Par exemple, on y voyait de plus en plus de publicités du Collège militaire royal du Canada et du corps de cadets. Toutefois, à mesure que la Grande Guerre progressait, la revue s’intéressait de plus en plus aux affaires de la guerre en publiant davantage de textes sur les actes héroïques des forces alliées et sur le courage des soldats canadiens. Une liste de service répertoriant le nom de tous les membres du personnel et des élèves du Lisgar Collegiate Institute est aussi apparue.

Ultérieurement, la revue s’est mise à publier un tableau d’honneur, ce qui s’est révélé le changement le plus radical apporté au contenu du Vox Lycei. Pour la première fois dans l’histoire du Lisgar Collegiate Institute, la revue présentait en première page une liste des noms, des dates de décès et des numéros de bataillon des anciens du Lisgar Collegiate Institute tombés au combat.Imaginez ce que c’est que d’ouvrir votre album de finissants, les doigts tremblants, en parcourant la liste de noms pour finalement constater, la larme à l’œil, que vous n’entendrez plus jamais le rire de tel ou tel camarade de classe.

Toute la douleur ressentie partout au Canada nous a hantés de nouveau lors de la Seconde Guerre mondiale. Avant le début de celle-ci, il y avait un sentiment de paix, et cette atmosphère était de nouveau représentée dans les pages du Vox Lycei. En 1937, à peine deux ans avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le Vox publiait des photos d’amis rigolant sur le gazon, de membres d’équipes sportives souriant à pleines dents en tenant de grands et rutilants trophées, et d’élèves en pleine séance d’études, entourés de hautes piles de livres. C’était une année de paix, une année normale, remplie d’événements normaux, en dépit des tensions grandissantes en Europe.L’année 1937, c’est aussi l’année où un jeune homme nommé Lewis Johnstone Burpee a obtenu son diplôme du Lisgar Collegiate Institute. Vers la fin de l’année scolaire, Lewis et ses amis faisaient signer leur album de finissants pour préserver tous les précieux souvenirs de leur passage à cet établissement. En fait, la signature de Burpee figure dans l’album de finissants de 1937 du grand-père d’un de nos présidents de classe.Après la fin de la paix du milieu et de la fin des années 30, et au moment où la guerre a éclaté sur le front européen, Lewis Burpee s’est enrôlé pour combattre pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a vaillamment sacrifié sa vie au combat et on ne le reverrait plus jamais. On n’entendrait plus sa voix dans les couloirs du Lisgar Collegiate Institute, et personne ne sentirait plus jamais la chaleur de son rire ou la lumière de son sourire.

Aujourd’hui, l’une des seules choses tangibles qui subsistent de lui, c’est la signature qu’il a laissée au recto de l’album de finissants de son ami, en 1937. Cette signature symbolise la personnalité de Lewis et le souvenir de son amitié avec ses camarades de classe.

Le sous-lieutenant d’aviation Burpee, qui a combattu et s’est sacrifié pour nous, n’est qu’un exemple des nombreux braves soldats qui se sont battus pour la paix et la liberté. Ils se sont engagés à protéger notre pays et nous sommes infiniment redevables à nos soldats et à nos anciens combattants. Nous ne pourrons jamais les remercier suffisamment de leur héroïsme. Ce que nous devons faire, toutefois, c’est les honorer. Nous devons nous rappeler que c’est grâce à leur sacrifice que nous avons fait de notre pays ce qu’il est aujourd’hui. Nous devons nous rappeler que la liberté dont nous jouissons s’est révélée extrêmement coûteuse.Le simple fait de réfléchir au sacrifice de nos soldats et anciens combattants à l’occasion du jour du Souvenir ne suffit pas, toutefois. Souvenez-vous d’eux tous les matins, pendant l’hymne national. Souvenez-vous d’eux chaque fois que vous voyez un drapeau canadien. Enfin, souvenez-vous d’eux quand vous marchez dans le hall du Souvenir [du Lisgar Collegiate Institute] et que vous parcourez la longue liste de noms gravés sur la plaque de bronze.

 N’oubliez jamais leur sacrifice; immortalisez-les dans votre cœur.Merci.


 

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