ARCHIVÉE - « Un acte de bravoure formidable »

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Article de nouvelles / Le 6 novembre 2015

À l’approche du jour du Souvenir, nous pensons aux aviateurs et aux aviatrices qui ont servi et qui ont fait le sacrifice ultime pour notre pays, en temps de guerre comme en temps de paix.

Par Andrew Ffrench

Chaque année, les gens de Wallingford, dans l’Oxfordshire, au Royaume-Uni, rendent hommage à deux aviateurs de l’Aviation royale du Canada, qui ont sacrifié leur vie pour sauver leur petite ville.

De retour d’un raid avorté au-dessus du port français du Havre, le 9 septembre 1944, en compagnie d’autres appareils du 426e Escadron « Thunderbird », un bombardier Halifax a connu des problèmes techniques. L’aéronef, toujours chargé de bombes, a été englouti par les flammes après une explosion du moteur au-dessus de Wallingford.

Le lieutenant d’aviation John Archibald Wilding, âgé de 23 ans et originaire de New York, dans l’État de New York et membre de l’ARC, a ordonné à son équipage de quitter l’appareil. Lui et le sergent John Frank Andrew, mécanicien de bord de la Royal Air Force, âgé de 22 ans et originaire d’Abermule, au pays de Galles, sont restés à bord de l’appareil. Ils ont dirigé le bombardier hors des limites de la ville et l’ont mené à s’écraser dans un champ, à l’est de Wallingford, de l’autre côté de la Tamise, à Crowmarsh Gifford. Les deux aviateurs ont péri dans l’écrasement.

Le lieutenant d’aviation Wilding et le sergent Andrew ont été cités à l’ordre du jour pour leur courage, et le lieutenant d’aviation Wilding a reçu la Croix du service distingué dans l’Aviation à titre posthume.

Chaque année, en septembre, Wallingford organise une cérémonie commémorative au cairn bâti à l’intersection des chemins Wilding et Andrew. Cette année, la mairesse de la ville, Lynda Atkins, ancien officier de la Royal Air Force et présidente de la filiale d’Oxfordshire de la Légion royale britannique a rappelé à ses concitoyens d’assister à la cérémonie.

« Je suis enchantée que la RBL organise cette cérémonie et qu’elle fasse en sorte que ces aviateurs ne sombrent pas dans l’oubli », souligne Mme Atkins. « Si le bombardier s’était écrasé à Wallingford, les conséquences auraient été désastreuses. Les morts se seraient comptés par dizaines et nous aurions perdu une grande partie du centre-ville. Plutôt que de vivre une telle catastrophe, nous nous sommes retrouvés avec un très grand trou dans un champ. »

« Ils devaient savoir qu’ils allaient périr dans l’accident. C’est un acte de bravoure formidable. Ces aviateurs ont sacrifié leur vie pour sauver autrui, c’est pourquoi nous avons nommé deux rues en leur honneur, pour qu’ils fassent toujours partie du patrimoine de notre ville. Il est très important de toujours garder leur mémoire vivante. C’est pourquoi j’aimerais que le plus grand nombre de gens possible assiste à la cérémonie. »

La mairesse a ajouté que des cadets de l’Armée et de l’Air assisteraient à la cérémonie à l’intersection, où a été érigé le cairn commémoratif.

La secrétaire intérimaire de la filiale de Wallingford de la BRL, Linda Shoebridge, qui participe à la cérémonie commémorative depuis 1990 et qui a été représentante du Royaume-Uni au sein de l’Association du 426e Escadron de l’ARC, dit être infiniment redevable à ces aviateurs. « J’étais une fillette habitant sur la rue Wood », souligne-t-elle. « Et je me souviens d’avoir vu la fumée de l’autre côté de la rivière, dans le coin de Crowmarsh. L’appareil portait à son bord dix bombes de 500 livres. Nul doute que beaucoup de gens auraient péri si l’aéronef s’était écrasé à Wallingford. Et notre ville ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. »

Le cairn arborant la plaque qui porte l’insigne de l’escadron a été érigé en 1960, et le drapeau canadien est hissé à l’hôtel de ville de Wallingford chaque année. Voici une traduction libre du texte figurant sur la plaque :

« Le 9 septembre 1944, le Lt avn J.A. Wilding et le Sgt J.F. Andrew du 426e Escadron de l’Aviation royale du Canada ont choisi de rester aux commandes de leur appareil endommagé et rempli de bombes pour l’éloigner de Wallingford et le faire descendre et exploser dans les clairières des environs. Leur sacrifice ultime et leur plus insigne bravoure ont presque certainement sauvé la vie de nombreux des habitants de la ville. Ces rues portent leurs noms et la plaque que voici a été offerte par l’arrondissement de Wallingford. ‟Que leur nom vive à jamais”. »

Andrew Ffrench est un journaliste de l’Oxford Mail (http://m.oxfordmail.co.uk). L’article est reproduit ici avec la permission de l’Oxford Mail et de l’Oxford Times.

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