Un équipage du 415e Escadron remporte le défi de la patrouille maritime arctique

Article de nouvelles / Le 23 août 2017

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Le 415e Escadron de développement de la force de patrouille à long rayon d’action

Un équipage du 415e Escadron de développement de la force de patrouille à long rayon d’action de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, s’est rendu à Andoya, en Norvège, du 19 au 25 juin, pour participer à un symposium sur les aéronefs de patrouille maritime tenu par le 333e Escadron de l’Aviation royale norvégienne dans le cadre des célébrations de son 75e anniversaire.Le symposium a réuni des équipages de l’Escadron 21F de l’Armée de l’air française, du VP-16 de la United States Navy, du 333e Escadron norvégien et du 415e Escadron canadien pour discuter d’enjeux pertinents à la collectivité des aéronefs de patrouille maritime. Chacun des pays participants a présenté les capacités de sa flotte et ses opérations en cours.

Le thème principal du symposium portait sur la recherche et le sauvetage (SAR). La présentation de chacun des pays comptait de l’information sur une situation de SAR précise et les leçons tirées de celle-ci. Le compte rendu du 415e Escadron concernait l’intervention de la 14e Escadre pendant la course transatlantique du Royal Western Yacht Club, à la suite de la réception de nombreux appels de détresse les 9 et 10 juin.Le symposium comprenait également une compétition aérienne qui visait à éprouver les compétences des équipages dans les domaines de la recherche et du sauvetage et de la guerre anti-sous-marine. L'équipage gagnant obtiendrait le titre de champion de l’aviation de patrouille maritime de l’Arctique et remporterait un trophée. 

L'évaluation des équipages portait sur cinq domaines, notamment leur capacité de décoller et d’atteindre dans un temps imparti le point d’entrée d’une zone en passant par un point de cheminement. On a également évalué le temps total pris par chacun des équipages à partir du point d’entrée pour localiser une cible mobile non récupérable d’entraînement en fonction d’un point de référence (le signal était transmis entre une paire de bouées distantes de 1 929 mètres) et atteindre le point de sortie de la zone, le tout devant se faire en dedans de 30 minutes et au moyen de seulement dix bouées acoustiques.Les équipages devaient aussi trouver un groupe de « survivants » en mettant l’accent sur l’exactitude des données quant à leur position et au nombre de survivants. Enfin, il s’agissait d’accomplir le temps de vol total le plus court.L’équipage du 415e Escadron a décollé dans les 12 secondes de leur temps imparti. Malheureusement, un mauvais fonctionnement de l’équipement pendant que l’avion se préparait à décoller l’a empêché d’obtenir le temps exact. Une fois dans les airs, l’aéronef a atteint l’entrée de la zone prévue à la seconde près, et une descente efficace au-dessus de la zone a permis à l’équipage de procéder au déploiement immédiat des bouées acoustiques une fois rendu au point de référence.Un contact a été obtenu dès le largage de la première bouée acoustique, et des bouées acoustiques de poursuite supplémentaires ont été larguées. Dès que les membres de l’équipage ont pu confirmer que la cible passerait dans le réseau de bouées déployées et puisqu’ils n’avaient pas à mener d’attaque, ils ont accéléré leur départ en poursuivant l’écoute des bouées acoustiques pendant que l’aéronef prenait de l’altitude. L’équipage canadien est le seul à avoir pensé à procéder de la sorte.L’évolution entière n’a pris que 13 minutes. Une fois le point de sortie atteint, l’équipage a vu la cible traverser son réseau de bouées déployées, répondant du coup aux objectifs du test, puis est redescendu pour commencer le scénario de SAR.

Selon la séance d’information, on avait déterminé que les survivants se trouvaient quelque part le long du littoral entre Andoya et Nordmela. Une recherche visuelle et électro-optique a commencé, et l’équipage du 415e Escadron a repéré les survivants dès son premier passage. Seuls deux des quatre équipages participant à la compétition ont réussi cette épreuve. L’équipage a volé en cercle pour confirmer l’emplacement exact des survivants, leur nombre et leur état avant de partir pour Andoya et y atterrir après 58 minutes.Une fois tous les équipages rentrés, une attente angoissante a commencé : le P-8 américain avait lui aussi atterri en réalisant un temps total de 58 minutes, et le P-3 norvégien avait accompli un temps de 57 minutes. L’Atlantique 2 français avait atterri après 1 heure et 10 minutes en raison d’un retard dans la localisation des survivants. Mais les craintes de l’équipage du 415e Escadron n’étaient pas fondées, car les résultats ultérieurs l’ont placé au premier rang dans trois des cinq épreuves de la compétition, et au deuxième rang pour ce qui est du temps total enregistré.

Par conséquent, les militaires du 415e Escadron l’ont remporté aisément, devenant champions de l’aviation de patrouille maritime de l’Arctique de 2017.

L’activité a servi d’instruction de base en vue de la participation du 415e Escadron à l’exercice Dynamic Mongoose à Keflavik, en Islande, qui s’est déroulé du 25 juin au 8 juillet 2017.

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