ARCHIVÉE - Un officier du 408e Escadron remporte le volet militaire du « Ironman World Championship »

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Article de nouvelles / Le 14 janvier 2015

Le major Joel Maley est l’officier des techniques de maintenance des aéronefs de l’escadron du 408e Escadron tactique d’hélicoptères (ETH), à la Base des Forces canadiennes (BFC) Edmonton, en Alberta.

Il a pris part au « Ironman World Championship » à Kailua-Kona, en Hawaii, aux États-Unis au cours de trois années. Mais 2014 restera gravé dans les mémoires, car il a remporté le volet militaire de ce championnat auquel on a permis à des pays autres que les États-Unis de participer au volet militaire pour la première fois.

« Pour moi, c’est la cerise sur le gâteau », a déclaré le major Maley lors d’une entrevue avec Global News. « La forme physique est très importante chez les militaires et prêcher par l’exemple est important pour un officier. »

« Je suis très chanceux d’avoir une femme qui me soutient », a-t-il ajouté. « Si vous n’avez pas un conjoint qui vous soutient, vous ne pouvez pas penser y aller. » Il croit toutefois que c’est le temps de se retirer de l’Ironman, car son épouse donnera naissance à un enfant en avril.

par le Major Joel Maley

L’Ironman World Championship à Hawaii a longtemps été considéré comme le plus prestigieux triathlon sur longue distance au monde – c’est le lieu de naissance de l’Ironman. Vous pouvez participer à cet événement prestigieux de deux façons : en vous qualifiant ou en gagnant le tirage au sort. Pour ceux qui ne connaissent pas le championnat Ironman, c’est une nage de
3,8-kilomètres, un parcours cycliste de 180 kilomètres et une course de
42,2-kilomètres.

En mai 2014, je me suis rendu avec ma famille à Woodlands, au Texas, pour une compétition Ironman. Ce jour-là, j’ai établi un nouveau record personnel d’une minute, cinq secondes pour la nage et j’ai battu mon propre record pour le championnat Ironman, avec un temps de neuf minutes, cinq secondes. Ma performance a été suffisante pour me classer au 24e rang (sur 2000+ 
athlètes), quatrième en tant qu’amateur et deuxième de la catégorie masculine des 30 à 34 ans. Mais le plus important peut-être, ma deuxième place m’a permis de me qualifier pour l’Ironman World Championships.

Après ma qualification, j’ai obtenu du financement du Bureau du Programme de soutien au personnel de la BFC Edmonton et du Bureau des sports nationaux à Ottawa, en Ontario.

Ma famille et moi sommes arrivés à Hawaii huit jours avant la course. Cela m’a permis de m’habituer à la chaleur et d’explorer le parcours de la course. La semaine précédant la course est ponctuée d’activités de toute sorte, comme la parade des nations, la cueillette de la trousse des athlètes, le banquet des athlètes et une course préliminaire obligatoire. On peut facilement être distrait par toutes ces activités et oublier de bien se reposer.

Le jour de la course, on donne le départ très tôt. Les athlètes professionnels masculins et féminins ont commencé à 6 h 30 et 6 h 35, respectivement; les participants masculins en groupes d’âge plongent dans l’eau à 6 h 50 et les femmes à 7 h pour le légendaire départ massif qui marque le début de presque chaque course Ironman. Je suis souvent dans le milieu du peloton pendant l’épreuve de nage et c’est exactement où je me suis retrouvé à la fin des 3,8 kilomètres, que j’ai terminés en une heure et dix minutes.

La seconde étape était une course cycliste de 180 kilomètres. Le championnat mondial est toujours une compétition Ironman très dure, parce qu’on doit supporter la chaleur accablante et les vents incessants de la grande île. La chaleur torride et les vents féroces, tant de face que de côté, ont accru la difficulté de la course. Néanmoins, j’ai réussi à terminer cette étape en cinq heures et sept minutes. Je me sentais en pleine forme après l’étape cycliste et je savais que j’avais la chance de battre mon record personnel.

J’ai trouvé mon rythme dans le marathon et j’ai terminé la première moitié après environ une heure et trente minutes.

Il y avait quelques nuages, mais la chaleur était infernale. Je transpirais à grosses gouttes et le seul soulagement que j’avais c’était la glace et l’eau que je recevais à chacun des postes de premiers soins. Arrivé à l’Energy Lab [point de demi-tour de la course] c’est un tout autre rythme. Ça allait, mais je savais que j’étais pour atteindre mes limites. Tout se resserrait.

J’ai finalement rattrapé Brad Williams, un militaire du rang à la retraite de l’United States Air Force, et j’étais pour courir à ses côtés quand il m’a dit quelque chose peut se résumer ainsi : « Bravo – vas-y, tu vas gagner. » Nous nous sommes serré la main et il m’a dit : « Va le chercher le championnat! »

Alors c’est ce j’ai fait. J’ai fini en neuf heures et trente minutes; je me suis classé au 138e rang, premier sur 100 amateurs et 25e de la catégorie masculine des 30 à 34 ans. Mai le plus important c’est que je me suis classé premier du volet militaire.

Je tiens à remercier tout particulièrement le 408e Escadron tactique d'hélicoptères, de la BFC Edmonton, et le  Bureau des sports nationaux de leur soutien dans le cadre de cette grande aventure.

Article et photos gracieusement fournis par The Western Sentinel, le journal de la 3e Division du Canada. Traduction et reproduction autorisées.

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