Un séminaire sur la puissance aérienne « agile » du NORAD virtuel

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Article de nouvelles / Le 17 juin 2020

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Affaires publiques de la Région canadienne du NORAD

Dans l’Aviation royale canadienne (ARC), on dit souvent que « la puissance aérienne repose sur la souplesse ». C’est exactement ce que des militaires des Forces armées canadiennes (FAC) et du United States Department of Defense (Département de la Défense des États-Unis) ainsi que d’autres intervenants ont pu constater le matin du 27 mai 2020 en assistant virtuellement au plus récent de la série des séminaires sur la puissance aérienne dans l’Arctique, renommés Joint Agile Basing Air Power Seminar (JABAS), ou Séminaires sur la puissance aérienne fondée sur le positionnement agile interarmées.

À titre de partenaires de défense pendant la lutte contre la COVID-19, nos intervenants doivent continuer à faire en sorte qu’ait lieu cette réunion essentielle et efficace, soit la quatrième de ce genre. Plutôt que d’exposer le groupe à des risques d’infection au coronavirus, on a pris la décision de tenir le plus récent séminaire par vidéoconférence.

Cette fois-ci, le groupe a mis l’accent sur les quatre thèmes principaux suivants : compréhension des capacités et de l’infrastructure existantes dans les collectivités du nord du Canada, discussion sur les opérations actuelles dans le nord du Canada, évolution du réapprovisionnement du lieu habité en permanence le plus septentrional en Amérique du Nord (la station des Forces canadiennes Alert) et émergence de la technologie nécessaire aux installations temporaires destinées à l’entretien des aéronefs dans le froid extrême du nord du Canada.

« Nous nous engageons à mettre en commun l’expertise des milieux industriels, universitaires, gouvernementaux et militaires afin de discuter des solutions possibles aux problèmes auxquels nous faisons face », a affirmé le brigadier-général Ed « Hertz » Vaughan, de la United States Air Force, commandant adjoint de la Région canadienne du NORAD et de la composante aérienne de la force multinationale et interarmées de la 1re Division aérienne du Canada.

« À la suite de près de trois décennies d’opérations dans des milieux polaires, j’ai appris que le travail d’équipe entre les organisations, la communication ouverte et la volonté de penser de façon créative sont les éléments essentiels d’une exécution réussie. »

Au cours du séminaire, le groupe a discuté de l’évaluation en cours d’un système temporaire de hangars destinés aux aéronefs, soit les abris pour aéronefs de la force expéditionnaire. Actuellement, on a construit une structure de ce genre à la 4e Escadre Cold Lake, située au centre-est de l’Alberta. Les températures hivernales moyennes de cette région peuvent avoisiner les -30 degrés Celsius ou moins pendant des semaines, ce qui en fait le terrain d’essai parfait pour des moyens technologiques liés à des conditions météorologiques de froid extrême.

On envisage de construire deux autres de ces abris et en évaluer l’efficacité, au cas où des structures semblables seraient nécessaires plus au nord pour des missions du NORAD en situation réelle ou des missions humanitaires.

Au Canada, on a l’habitude d’effectuer des opérations dans des conditions météorologiques de froid extrême toute l’année. Comme on l’a mentionné précédemment, le lieu habité en permanence le plus septentrional en Amérique du Nord, la station des Forces canadiennes Alert (SFC Alert) se trouve au Canada, à près de 500 milles marins au sud du pôle Nord; l’endroit est, en fait, plus près de Moscou qu’il ne l’est d’Ottawa.

Le réapprovisionnement de cet endroit éloigné et extrêmement froid exige un travail tout au long de l’année au moyen de petits vols de réapprovisionnement mensuels et de deux livraisons d’approvisionnement de grande échelle : une à l’automne et une au printemps pendant une opération appelée « Boxtop ». Habituellement, cette dernière s’amorce à la base la plus au nord de la United States Air Force, la base aérienne de Thulé, près de Qaanaaq, au Groenland. Récemment, en raison des précautions liées à la COVID-19, certaines des missions effectuées depuis Thulé prévues pour le printemps ont plutôt commencé à Trenton, en Ontario, et à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Cette situation a constitué une tâche difficile, principalement en raison de la grande distance à parcourir entre Trenton et la SFC Alert ainsi qu’au transport d’une quantité « normale » de provisions et de carburant.

La solution la plus viable au problème a pris la forme de ce que l’ARC appelle des « Mini‑Boxtop », qui, lorsqu’on les regroupe, sont de plus en plus connus sous le nom de « Boxtop Next ». Les « Mini-Boxtop » sont une série de plus petites livraisons de provisions, mais tout de même plus grandes que le réapprovisionnement normal mensuel de courrier, de nourriture fraîche et d’autres provisions, qui ont lieu tous les mois.

On envisage de mettre au point les « Boxtop Next » au cours des prochains mois, en tant que moyen de possiblement établir une façon plus durable et efficace de mener des missions de réapprovisionnement à la SFC Alert et à d’autres endroits situés en Arctique.

Toutes ces activités accrues dans le Grand Nord canadien exigent énormément de coordination avec nos partenaires de la Force opérationnelle interarmées (Nord), ou FOIN, basée à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. Dans le cadre de leur appui aux opérations dans le Nord canadien, les militaires de la FOIN dirigent la planification et l’exécution de ce que les FAC appellent les exercices de « série N », sous la bannière des activités de l’opération Nanook.

Le rôle de l’ARC dans cette série d’exercices est coordonné par une unité de la FOIN appelée l’Élément de coordination de la composante aérienne (Nord). En ce moment, c’est le lieutenant‑colonel Steve Thompson, qui commande cette unité. Récemment promu, il est pilote de CC-138 Twin Otter et ancien pilote des Snowbirds des Forces canadiennes.

« Notre lien avec les personnes et les collectivités dans l’Arctique est essentiel à notre capacité de fournir la puissance aérienne à la chaîne de commandement dans l’Arctique », a affirmé le lieutenant-colonel Thompson, de l’Élément de coordination de la composante aérienne (Nord) de la FOIN, lors du séminaire.

« Nous servons le commandant de la FOIN à titre de conseillers et nous assurons la liaison avec toutes les unités de l’ARC pour planifier et mener des opérations et des activités dans la zone de responsabilité de la FOIN, qui, comme vous pouvez l’imaginer, représente un énorme territoire. »

Le lieutenant-colonel Thompson et son équipe travaillent avec les membres du personnel de la FOIN afin de veiller à la coordination nécessaire entre les unités de l’ARC et les collectivités de la région, ainsi qu’au respect des processus d’avis appropriés en ce qui a trait à l’utilisation des terres dans l’Arctique. Ils veillent également à informer le commandant de la FOIN de toutes les activités de l’ARC dans la région, et offrent ainsi une connaissance de la situation de la région.

Le mandat rempli par le lieutenant-colonel Thompson ainsi que les opérations et les exercices qu’il aide à gérer ont fait l’objet d’une discussion pendant le séminaire. Malheureusement, en raison des circonstances liées à la COVID-19, de nombreux exercices de la « série N » n’ont pas lieu ou sont grandement réduits cette année, dont Nunalivut, Nunakput et Tatigiit. Toutefois, l’équipe de l’Élément de coordination de la composante aérienne (Nord) de la FOIN continue de planifier les futures opérations et d’appuyer toutes les activités nordiques dans la FOIN.

Un autre projet auquel les membres de la FOIN travaillent consiste à soutenir l’initiative du commandant adjoint de la composante aérienne de la force interarmées, soit l’évaluation des aérodromes nordiques, gérée par la 2e Escadre expéditionnaire de la Force aérienne, à Bagotville, au Québec. Ce projet, qui a d’ailleurs fait l’objet d’une discussion lors du séminaire, vise à rendre visite à près de trois douzaines de petites collectivités éloignées dans l’ensemble du Nord canadien afin d’évaluer leur infrastructure aéroportuaire comme emplacements potentiels pour les opérations de l’ARC.

Le but consiste à établir un réseau d’emplacements fonctionnels pour appuyer des opérations de contingence telles que des missions humanitaires ou liées à des catastrophes environnementales, ainsi que des opérations et des exercices du NORAD.

« Comme il en va de toute mission dans le Grand Nord canadien, nous comptons grandement sur notre partenariat avec les collectivités de la région. C’est pourquoi le travail de la FOIN à titre de dirigeante fait partie intégrante de notre stratégie lorsque nous travaillons avec les Canadiens dans l’Arctique », a affirmé le brigadier-général Vaughan.

« Les membres du personnel de la FOIN sont le lien dont nous avons besoin auprès des intervenants officiels des gouvernements, du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens ainsi que des municipalités et des hameaux dans l’ensemble de la région, afin qu’ensemble, nous puissions protéger nos intérêts collectifs », a-t-il expliqué.

On a mené des évaluations d’aérodromes semblables au fil des ans, mais jamais dans un cadre d’une aussi grande envergure ni dans un aussi grand souci du détail. On souhaite faire de ce projet un moteur de changement, cibler les capacités actuelles et se servir des relations de travail établies au cours d’occasions comme ces séminaires pour les faire progresser davantage.

Le prochain séminaire pourrait aussi avoir lieu par vidéoconférence; toutefois, comme les mesures liées à la COVID-19 sont en train de s’assouplir dans l’ensemble du Canada, il se peut que nous ayons l’occasion de nous rencontrer de nouveau en personne, peut-être dans l’une de nos extraordinaires collectivités nordiques, afin de poursuivre ce processus collaboratif et susciter l’innovation dans le Grand Nord canadien.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les officiers du contrôle aérospatial contribuent aux opérations aériennes en fournissant des services de contrôle de la circulation aérienne et en assurant le contrôle des armes aériennes. 

Ils sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les officiers du contrôle aérospatial assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires dans le cadre d’opérations de combat et d’instruction partout dans le monde.

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