Une équipe du CETA teste des Chinook dans le Nord du Canada

Article de nouvelles / Le 14 novembre 2014 / Numéro de projet : RCAF-20141114-01

Par Jeff Gaye

Quelle est l’étendue du Nord canadien?

En août dernier, cinq membres du personnel du Centre d’essais techniques (Aérospatiale) de la 4e Escadre Cold Lake (Alberta) se sont envolés vers la Station des Forces canadiennes Alert pour tester les systèmes de navigation de deux hélicoptères CH-147F Chinook. Leur mission – de la Base des Forces canadiennes (BFC) Petawawa (Ontario) à Alert (Nunavut), puis à Iqaluit, sur l’île de Baffin (Nunavut) – s’est étendue sur plus de 8 600 kilomètres.

C’est légèrement plus que la distance entre Cold Lake (Alberta) et Lima (Pérou), ou Alger, ou Tokyo.

Le projet visait à évaluer les capacités de l’hélicoptère CH-147F Chinook dans l’espace aérien intérieur du Nord (Arctique), et plus particulièrement ses systèmes de navigation et de communication. Le major Brett Banadyga, l’un des pilotes d’essai de la mission, a expliqué que la navigation est basée sur le nord vrai plutôt que sur le nord magnétique lorsqu’on vole dans l’Arctique.

« Ce qui nous préoccupait le plus au sujet du système inertiel, c’était sa capacité de s’aligner lui‑même sur le nord vrai à de hautes altitudes », a mentionné le major Banadyga. « Heureusement, le système s’est très bien comporté. »

Les grands avions de transport de l’Aviation royale canadienne (ARC), soit le CC-130 Hercules et le CC-177 Globemaster, ont été équipés de systèmes de navigation par inertie durant un certain temps, « mais le gyrolaser du système de navigation par inertie est une nouveauté à bord du Chinook », a ajouté le major Banadyga.

Le CH-147F Chinook doit atteindre bientôt sa capacité opérationnelle initiale (COI). Ces essais, qui ont démontré l’intégrité des systèmes de navigation de l’hélicoptère à des altitudes extrêmement élevées, ont permis au Chinook d’obtenir son laissez-passer pour les opérations dans le Nord du Canada.

L’envoi des Chinook dans la région la plus éloignée du continent, moins d’un an après leur entrée en service, représente un défi considérable, tant du point de vue du soutien que de la maintenance – les hélicoptères n’auraient pas pu être plus loin de leur chaîne d’approvisionnement ni des services de maintenance. Pour assurer le succès des essais et satisfaire aux exigences du service malgré l’éloignement, le détachement de 23 personnes était équipé de capacités de maintenance et de pièces de rechange essentielles.

Le Chinook est un instrument de transformation pour les Forces armées canadiennes. Étant donné le rayon d’action de 600 milles marins et les quelque 5 heures d’autonomie de l’hélicoptère, l’ARC dispose désormais d’une capacité tactique de projection des forces terrestres ou d’opération spéciale plus solide que jamais.

L’équipe du CETA qui a participé à la mission d’essais comptait deux pilotes d’essai, un ingénieur d’essais en vol, un évaluateur des systèmes et un technicien des systèmes de données d’imagerie. Le personnel du CETA s’est joint à 17 membres du 450e Escadron tactique d’hélicoptères de la 1re Escadre Kingston (Ontario), mais basé à la BFC Petawawa, et à un membre de la 8e Escadre Trenton (Ontario).

Les deux Chinook sont partis de Petawawa, et en route, ils ont fait des escales dans des communautés de l’Ontario, du Manitoba et du Nunavut. « Nous avons attiré des foules dans la plupart des endroits où nous nous sommes arrêtés », a indiqué le major Banadyga. « Nous avons eu du plaisir à rencontrer les gens, et nous avons organisé de nombreuses visites du Chinook. »

 Les vols d’essais en partance d’Alert ont entraîné les hélicoptères aussi loin que Cape Columbia sur l’Île d’Ellesmere (Nunavut), la pointe de terre la plus au nord du Canada. Après les essais, le personnel du 450e Escadron et les Chinook ont rejoint l’opération NANOOK à Iqaluit, tandis que l’équipe du CETA retournait à Cold Lake.

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