Programme de la cérémonie de la bataille d’Angleterre

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Cérémonie nationale 2017
Le dimanche 17 septembre 2017, à 10 h
Aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa, à Gatineau, au Québec

Le thème visuel de la cérémonie de la bataille d’Angleterre de cette année marque le 77e anniversaire de la bataille et honore les braves équipes aériennes et au sol qui ont servi durant l’été et l’automne de 1940. Il s’inspire d’une oeuvre d’art que Jim Belliveau a créée pour le CF-18 Hornet de démonstration de 2015. Les dessins de cet artiste ont orné le Hornet de démonstration pendant un quart de siècle.

La page couverture du programme met en vedette des personnes importantes et des aéronefs emblématiques de cette guerre aérienne charnière. On peut y voir, de gauche à droite :

Le Supermarine Spitfire Mk I est le plus célèbre chasseur allié de la bataille d’Angleterre et de la Seconde Guerre mondiale. En raison de sa rapidité et de sa manoeuvrabilité, il se révèle l’aéronef de prédilection pour affronter les avions de chasse allemands. Toutefois, c’est le Hawker Hurricane Mk 1 (qui ne figure pas sur la page couverture) qui obtient la part du lion des missions de la bataille d’Angleterre. Il s’agit d’un aéronef légèrement plus lourd et plus lent que le Spitfire, qui sert à lutter contre les bombardiers de la Luftwaffe.

Le sergent de section Georges Nadon, pilote de Spitfire canadien-français de l’Escadron no 122 de l’Aviation royale canadienne, apporte une vaste contribution à la guerre aérienne, de 1941 à 1945.

Le Messerschmitt Bf 109E (ou le Me 109), utilisé par la Luftwaffe dans la bataille d’Angleterre, figure parmi les premiers vrais chasseurs modernes de l’époque. Cet aéronef rapide et agile forme la base de la force de chasse de la Luftwaffe pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Les avions Spitfire, Hurricane et Bf 109 sont plutôt de force égale lors de la bataille d’Angleterre.

Sir Winston Churchill, premier ministre britannique durant la Seconde Guerre mondiale, dont les louanges à l’endroit des aviateurs qui ont combattu durant la bataille ont résonné au fil des décennies :

« Jamais, dans l’histoire de la guerre, tant de gens ont dû autant à si peu de personnes. »

Le capitaine d’aviation Gordon Roy McGregor, pilote de l’Escadron no 1 de l’Aviation royale canadienne, qui obtient le titre d’« as » durant la bataille, reçoit la Croix du service distingué dans l’Aviation pour ses actes contre les aéronefs ennemis.

Programme

  • Décollage d’avions de la Seconde Guerre mondiale
  • Arrivée du défilé
  • Arrivée des invités d’honneurs et du commandant de l’ARC
  • Interprétation de l’hymne national par Loreena McKennitt, colonel honoraire de l’Aviation royale canadienne, et la Musique centrale des Forces armées canadiennes
  • Inspection
  • Lecture de High Flight
  • Lecture de Airman’s Prayer
  • Bénédiction de l’aumônière principale de l’Aviation royale canadienne
  • L’Acte du Souvenir
  • La Dernière sonnerie
  • Deux minutes de silence
  • Le Réveil
  • L’Élégie
  • Dépôt de couronnes
  • Allocutions
  • God Save the Queen
  • Départ du défilé
  • Spectacle des Snowbirds
  • Les défilés aériens auront lieu tout au long de la cérémonie

La Bataille d'Angleterre : Un combat pour la liberté

La bataille d’Angleterre est la première grande bataille livrée presque entièrement par des forces aériennes adverses. Elle fait rage de juillet à octobre 1940, opposant un petit groupe de pilotes de chasse alliés et une force aérienne allemande bien plus imposante : la Luftwaffe.

En juin 1940, la France tombe aux mains des nazis, dont l’objectif suivant consiste à soumettre la Grande-Bretagne. Mais ils savent qu’ils doivent vaincre la Royal Air Force (RAF) avant d’entreprendre une invasion. La RAF, affaiblie par les pertes subies lors de la bataille de France, devient le dernier moyen de défense de l’Angleterre.

Bien que nombre de Canadiens se joignent à la RAF pendant les années 1930, l’Aviation royale canadienne (ARC) compte moins de 5 000 militaires lorsque la guerre éclate le 10 septembre 1939. Seul l’Escadron no 1 (de chasse) est équipé de l’aéronef de chasse moderne Hurricane, et on en a besoin pour la défense au pays. Cependant, comme la Grande-Bretagne se trouve acculée au pied du mur en juin 1940, le Canada déploie l’Escadron no 1 à l’étranger, bien qu’il mettra deux mois à devenir opérationnel.

Du 10 juillet au 11 août, la Luftwaffe lance des attaques massives contre le commerce côtier. Pendant que l’Escadron no 1 poursuit son entraînement, des Canadiens pilotent des avions dans la RAF, y compris l’Escadron « canadien » no 242, qui s’est forgé une réputation durant la bataille de France.

Le 12 août, la Luftwaffe commence à attaquer les aérodromes côtiers pour détruire la RAF au sol, ce qui fait beaucoup de victimes chez les équipes au sol et de soutien. Après une attaque, malgré qu’on dispose de peu de temps pour traiter les blessés et rassembler les morts, ces femmes et ces hommes se précipitent pour remplir les cratères de bombes, éteindre les feux et réparer les aéronefs, en plus de réarmer les avions de chasse qui reviennent et de ravitailler ceux-ci en carburant.

Le 20 août, le premier ministre britannique, Winston Churchill, prononce son fameux discours, vantant les mérites des aviateurs qui combattent l’ennemi : « Jamais, dans l’histoire de la guerre, tant de gens ont dû autant à si peu de personnes. »

L’étape la plus cruciale de la bataille a lieu du 24 août au 6 septembre, lorsque la Luftwaffe lance une campagne massive pour détruire la RAF au sol et dans les airs. Les Hurricane et les Spitfire, alertés par radar et guidés par les centres de contrôle, affrontent les bombardiers allemands et les chasseurs d’escorte plusieurs fois par jour.

Le 7 septembre, la Luftwaffe amorce une campagne de bombardement contre Londres et d’autres villes. Durant le « Blitz », les civils britanniques subissent une pluie de bombes, le jour comme la nuit. Toutefois, la force de chasseurs du sud-est de l’Angleterre profite de l’occasion pour réparer ses pistes et ses emplacements de radars.

Les combats aériens titanesques atteignent leur sommet le 15 septembre, lorsque la Luftwaffe lance de nombreuses attaques contre Londres. À la fin de la journée, plus de 1 500 aéronefs ont participé aux combats. Le 17 septembre, furieux de l’incapacité de la Luftwaffe de détruire la RAF, Hitler reporte l’invasion. De plus petites attaques continuent d’avoir lieu, mais, comme le soulignera un historien, la bataille diminue en intensité pour se terminer le 31 octobre.

Plus de 100 pilotes canadiens ont pris part à la bataille d’Angleterre, la plupart dans la RAF et la force aéronavale de la Royal Navy; 23 d’entre eux ont perdu la vie.

En plus des équipes britanniques et canadiennes, du personnel de l’Australie, de la Belgique, de la Tchécoslovaquie, de la France, de l’Irlande, de la Jamaïque, de la Nouvelle-Zélande,, de la Pologne, de l’Afrique du Sud, des États-Unis et du Zimbabwe (Rhodésie du Sud) a combattu, appuyé par des milliers de membres d’équipes au sol, du personnel de soutien, d’employés civils et de bénévoles. Il s’agissait d’un effort international visant à défendre la démocratie, même si bien peu d’entre eux comprenaient l’importance de leurs gestes à l’époque. Le rôle du Canada, bien qu’il ne soit pas considérable, témoigne néanmoins de la détermination du pays à aux mesures de défense collective contre une agression non justifiée.

« High Flight »

Le sous-lieutenant d’aviation John Gillespie Magee, fils, de l’Aviation royale canadienne (ARC), a décrit le sentiment d’aventure et l’émotion fébrile qu’éprouve le pilote aux commandes de son avion. Magee était Américain et s’était porté volontaire pour servir dans l’ARC. Il a composé cet hommage à l’aviation qui est désormais considéré comme le poème de la Force aérienne.

Ah! Je me suis libéré des emprises de la Terre
Pour danser dans le ciel sur des ailes argentées d’un grand rire.
Je suis allé vers le soleil, et j’ai rejoint les cascades chaotiques
De nuages tranchés de lumière, et là, j’ai vécu des moments dont
Vous n’avez jamais rêvé; j’ai coulé, plané et balancé,
Si haut dans le silence solaire. Suspendu,
J’ai pourchassé le vent hurlant, et lancé
Mon vaisseau au travers de fabuleuses cavernes, pleines d’un air infini…

Haut, plus haut, au long d’un délire de bleu brûlant,
J’ai survolé les sommets balayés par le vent dans une sérénité
Où jamais alouette ou même aigle s’est envolé
Puis, alors que mon esprit silencieux s’élevait
Au travers du sanctuaire inviolé de l’espace,
J’ai sorti une main, et caressé le visage de Dieu.

[traduction libre]

Le sous-lieutenant d’aviation John Gillespie Magee fils
412e Escadron, ARC
Mort le 11 décembre 1941

Aux soldats morts au champ d'honneur

Fière et reconnaissante, la patrie, telle une mère,
Pleure ses enfants disparus au-delà des mers,
Ces soldats, esprit de son esprit et chair de sa chair,
Morts au nom de la liberté qui leur était si chère.

Aux frémissements des tambours, la Mort, royale et solennelle,
Égrène des notes de tristesse dans les sphères immortelles.
Mais, au milieu de la désolation, résonne une musique d’espoir
Et nos larmes sont séchées par un rayon de gloire.

Ils étaient jeunes; c’est en chantant qu’ils ont pris le départ,
Solides et droits, les yeux brillants d’énergie.
Jusqu’à la fin, ils ont combattu sans faillir, assaillis de toutes parts.
Ils sont morts le visage tourné vers l’ennemi.

Ils ne vieilliront pas comme nous, qui leur avons survécu.
Ils ne connaîtront jamais l’outrage ni le poids des années.
Quand viendra l’heure du crépuscule et celle de l’aurore,
Nous nous souviendrons d’eux.

Leurs rires ne se mêlent plus à ceux de leurs amis
Et leur place demeure vide à la table familiale.
Ils ne partagent plus le travail quotidien
Car, par-delà les mers, ils se sont endormis.

Mais là où résident nos désirs et espoirs profonds,
Telle une source vive, invisible et secrète,
Au tréfonds de l’âme de leur propre pays,
Ils sont comme les étoiles qui illuminent la nuit,

Comme les étoiles qui brilleront encore quand nous serons poussière,
Marchant au pas dans la plaine céleste,
Comme les étoiles qui parsèment le ciel aux plus obscures heures,
Jusqu’à la fin, oui, jusqu’à la fin, ils demeurent.

Laurence Binyon
(traduction libre)
1869–1943

Merci

L’Aviation royale canadienne souhaite exprimer sa gratitude aux anciens combattants qui se joignent à nous aujourd’hui à titre d’invités d’honneur et de participants au défilé dans le cadre de la cérémonie de cette année.

Les anciens combattants représentent :

  • l’Association de l’Aviation royale canadienne
  • la Légion royale canadienne

Nous souhaitons remercier les gens et les organismes suivants de leur dévouement et du soutien qu’ils ont apporté à la cérémonie de la bataille d’Angleterre :

  • l’Association de l’Aviation royale canadienne
  • la Légion royale canadienne
  • les Ailes d’époque du Canada
  • l’Aéroport exécutif Gatineau-Ottawa
  • le Canadian Warplane Heritage Museum
  • le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada
  • la Ville de Gatineau
  • la Musique centrale des Forces armées canadiennes
  • le Corps de cornemuses de l’Aviation royale canadienne
  • les cadets de l’Aviation royale canadienne
  • le Service de sécurité incendie de Gatineau
  • l’Ambulance Saint-Jean
  • la 38e Ambulance de campagne
  • le Service de police de la Ville de Gatineau