Message du rédacteur principal (RCAF Journal - SPRING 2015 - Volume 4, Issue 2)

Formats Alternatifs

Table des matières

 

Il est difficile d’imaginer ce que pensaient les Canadiens ordinaires au printemps et à l’été de 1940. Le conflit, qui deviendrait connu par la suite sous le nom de la Deuxième Guerre mondiale, n’avait même pas un an, mais rien ne semblait pouvoir arrêter les forces allemandes. L’impossible s’est produit; la France a capitulé et l’Angleterre, le centre de l’empire britannique, était menacée. L’incidence psychologique de cette série d’événements inimaginables a dû être stupéfiante. Même le premier ministre de l’époque, Mackenzie King, était consterné, lui qui s’était efforcé pendant la plus grande partie de sa vie politique d’assurer l’indépendance du Canada par rapport à l’Angleterre par la parole et par les actes. Ainsi, même l’approche prudente et restreinte sur le plan financier de son gouvernement à l’égard de la guerre a été abandonnée. Ce qui devait être réalisé pour l’Angleterre en cette période difficile devait être accompli. Un escadron de chasse canadien a été offert, et il a été accepté avec gratitude. Ainsi, l’Aviation royale canadienne (ARC) a entrepris sa première opération expéditionnaire.

Soixante-quinze ans plus tard, l’ARC participe toujours à des combats, à l’extérieur du pays, contre un nouvel adversaire qui menace les valeurs et les croyances du Canada. C’est peut‑être la raison pour laquelle chaque année nous nous rappelons les membres de l’ARC et les Canadiens qui ont combattu avec la Royal Air Force (RAF) dans le ciel au-dessus de l’Angleterre et les nombreuses autres personnes qui les ont soutenus pendant la bataille. Cette année, dans le cadre des activités de commémoration de l’ARC, il a été décidé de consacrer le présent numéro de la Revue de l’Aviation royale canadienne à la Bataille d’Angleterre. Les articles de ce numéro portent sur notre histoire et présentent de nouvelles observations sur ces événements et, selon le commandant, expliquent les raisons pour lesquelles il est important pour nous de se souvenir des personnes qui nous ont précédés.

En votre nom, je veux remercier le personnel d’Histoire et patrimoine de l’ARC – en particulier le directeur, M. Richard Mayne – pour la rédaction et l’acquisition des nombreux articles. Je tiens aussi à remercier sans réserve (tonnerre d’applaudissements) le personnel de la production du Centre de guerre aérospatiale des Forces canadiennes (Adri Boodoosingh, Denis Langlois, Luc Leroy, Lisa Moulton, Christine Rodych, Françoise Romard et Hope Smith) pour leur excellent travail dans le cadre de la présente publication et pour leur soutien au programme d’activités commémoratives de l’ARC. Le présent numéro, et même l’ensemble de la Revue, n’existeraient pas sans eux.

Bonne lecture.

Sir Itur Ad Astra
Major William March, CD, M.A.
Rédacteur principal

 

Abréviation

ARC―Aviation royale canadienne

Haut de la page

Table des matières

Date de modification :