Message du rédacteur en chef (La Revue de l'ARC - ÉTÉ 2015 - Volume 4, Numéro 3)

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En 2005, la haute direction de la Force aérienne de l’époque a pris une grande décision lorsqu’elle a approuvé la création du Centre de guerre aérospatiale des Forces canadiennes (CGAFC). Cette décision n’a pas été prise à la légère, car on discutait depuis de nombreuses années de l’exigence et de la structure organisationnelle de l’unité. Le CGAFC a été le reflet d’une conviction qu’une puissance intellectuelle dévouée était nécessaire pour appuyer une force aérienne qui faisait face à une transformation du concept de la Guerre froide à un autre qui traitait d’un plus large éventail de menaces et de capacités. Bien que les tâches principales du nouveau centre soient la production de la doctrine, l’instruction spécialisée et la mise en œuvre d’un programme de leçons retenues, on a souvent négligé le mandat de promouvoir et d’appuyer la pensée et les études de la puissance aérienne[1]. Maintenant, après plus d’une décennie de travail acharné sur tous les fronts, nous devrions prendre un moment pour réfléchir aux efforts du CGAFC qui visent à faire grandir le capital intellectuel de l’Aviation royale canadienne (ARC).

Un rapide coup d’œil au plan de mise en œuvre original du CGAFC souligne que les commandants supérieurs de la Force aérienne avaient mis l’accent sur le besoin d’encourager l’étude professionnelle et l’éducation en matière de puissance aérienne. Le besoin de collaborer avec des organismes alliés semblables faisait contrepoids à la nécessité d’établir des liens avec un milieu universitaire et une communauté de la puissance aérienne élargis du Canada. Malgré le fait que ces activités étaient importantes, le CGAFC a également essayé de tirer profit d’une source négligée de pensée de la puissance aérienne —  les membres de l’ARC. Ces personnes qui sont des agents de la puissance aérienne sur le terrain ont pu s’exprimer au-delà de leur communauté grâce à des publications telles que La Revue de l’Aviation royale canadienne, les Communications de Curtis et la série de publications Sic Itur Ad Astra et, plus récemment, les courts articles de la publication InFormer. Ce matériel sert à stimuler la pensée et l’étude sur la puissance aérienne tout en permettant une discussion ouverte et franche sur les questions d’intérêt des spécialistes de la puissance aérienne.

L’importance de ce type de débat intellectuel ne doit jamais être sous-estimée. L’ARC fait bien son travail, mais il y a toujours place à l’amélioration et à la croissance.  La maîtrise de notre profession demande une instruction, une application et une analyse critique tout au long de la carrière. Dans cette optique, mon personnel et moi-même avons sélectionné un petit échantillon de certains des « meilleurs » articles qui définissent ces critères et que le CGAFC a eu le privilège de publier au cours des 10 dernières années. Le terme « meilleur » est relatif, mais ces articles méritent d’être lus à nouveau.  Ils sont d’excellents exemples de réflexion qui, au risque d’engendrer des désaccords ou de provoquer quelque peu en ce qui a trait aux politiques et aux procédures, nous permettent de prendre le temps de réfléchir à ce que nous faisons.

Je vous encourage à prendre quelques minutes pour lire, ou peut-être relire certains des articles suivants. Au CGAFC, nous espérons qu’ils encourageront la présentation de matériel de qualité et de profondeur égale ou supérieure. Nous avons hâte à la prochaine décennie de discussions et de pensée sur la puissance aérienne — on ne sait jamais où ça pourrait mener!

Colonel Kelvin Truss
Rédacteur en chef

Abréviations

ARC―Aviation royale canadienne
CGAFC―Centre de guerre aérospatiale des Forces canadiennes

Note

[1]. L’AIPPuissance, ou Puissance aérienne, vient fondamentalement de la vision de l’ARC, laquelle est articulée dans la publication-cadre Vecteurs de la Force aérienne qui rassemble les concepts et les capacités qui permettent à l’ARC d’être « une force aérienne agile et intégrée, dotée de la portée et de la puissance essentielles aux opérations des FAC [Forces armées canadiennes]. » La notion de Puissance aérienne comporte à la fois un élément pratique (puissance aérienne) et un élément intellectuel (culture de la puissance aérienne), et il faut maîtriser les deux éléments, de l’application tactique de la puissance aérienne à la mentalité stratégique de la culture de la puissance aérienne, pour assurer l’application complète et intégrée de la notion de la Puissance aérienne ou la Puissance aérienne en formation, ce qui représente le message central du commandant à l’intention du personnel de l’ARC.  (retourner)

 

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