Message du rédacteur (La Revue de l'ARC - PRINTEMPS 2016 - Volume 5, Numéro 2)

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À la fin des années 1930, William Lyon Mackenzie King, le premier ministre du Canada à cette époque, avait de grandes préoccupations. La guerre avec Allemagne approchait à grands pas, la guerre avec le Japon se dessinait à l’horizon, et il savait que beaucoup d’hommes allaient devoir combattre dans les campagnes à venir. En raison des nombreuses pertes qu’avait subies le Canada pendant la Grande Guerre, le premier ministre King était déterminé à trouver un moyen pour que le Canada participe à l’effort de guerre tout en évitant au maximum qu’il y ait des victimes canadiennes. 

Lorsque les Britanniques ont cherché à rétablir un système d’entraînement d’équipages aériens au Canada, comme celui qui avait été employé durant la Grande Guerre, un moyen pratique pour permettre au pays de s’engager s’est présenté. Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) était une belle occasion de contribuer à l’effort de guerre, tout en permettant à la majorité du personnel de travailler dans la sécurité relative qu’offrait le Canada. En effet, le PEACB est devenu une organisation comptant 104 113 hommes et femmes dans 151 écoles partout au Canada qui ont formé 131 553 membres d’équipages aériens (dont 72 835 Canadiens)[1]. Cette contribution exceptionnelle est soulignée dans ce numéro de la Revue de l’Aviation royale canadienne (Revue de l’ARC) afin d’honorer les hommes et les femmes qui ont formé ceux et celles qui ont fait basculer le combat aérien au-dessus de l’Europe, dans le Pacifique et partout où le conflit faisait rage.   

L’une des raisons pour laquelle le plan s’est avéré un succès était l’incorporation de membres d’équipages qui avaient mené des missions opérationnelles outre-mer. Ces vétérans aguerris ont su mieux préparer les recrues aux rigueurs de la guerre grâce à leur expérience durement acquise. Au début de la guerre, le nombre de membres d’équipage formés suffisait à peine pour répondre aux besoins, mais grâce à la détermination et au travail acharné tant des nouveaux instructeurs que des anciens combattants, les Canadiens ont établi un plan extrêmement fructueux qui a contribué à la victoire. Sans aucun doute, le succès du PEACB est digne d’être souligné dans un numéro spécial de la Revue de l’ARC. Les articles présentés élargiront nos connaissances quant aux contributions qui ont été faites et nous donneront l’occasion de réfléchir sur les différences et les similitudes entre les défis auxquels nos prédécesseurs ont dû faire face et les exigences qui s’imposent encore aujourd’hui afin de fournir des équipages formés et efficaces qui possèdent de l’expérience opérationnelle. Nous pouvons tirer beaucoup de leçons du PEACB.

Bonne lecture.

Sic Itur Ad Astra

Lieutenant-colonel Doug Moulton, CD, MBA
Rédacteur principal

Abréviations

PEACB―Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique
Revue de l’ARC―Revue de l’Aviation royale canadienne

Note

[1]. « Le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique », Anciens Combattants Canada, consulté le 5 juillet 2016, http://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/history/second-world-war/british-commonwealth-air-training-plan.  (retourner)

 

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