Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique : chronologie canadienne (La Revue de l'ARC - PRINTEMP 2016 - Volume 5, Numéro 2)

Table des matières

 

par Major William March, CD, MA

1914–1917

Le Royal Flying Corps et le Royal Naval Air Service sont à la recherche de recrues au Canada. Il n’existe pas de programme officiel et ceux qui ont réussi leur formation élémentaire en pilotage l’ont fait dans des écoles civiles avant de se rendre en Angleterre.

1917–1918

Le Royal Flying Corps (la Royal Air Force (RAF) à partir du 1er avril 1918) met sur pied un organisme de formation au Canada. Avec ses champs principaux à Borden, à Deseronto et à Armour Heights (tous situés en Ontario), le Royal Flying Corps (Canada) est responsable de milliers de Canadiens servant dans des escadrons britanniques pendant la guerre.

1919–1931

La formation élémentaire en pilotage est donnée à la station de l’Aviation royale du Canada (ARC) au Camp Borden jusqu’à la fin des années 1920 et est ensuite appuyée par 22 écoles civiles subventionnées en partie par le gouvernement. La formation avancée se donne toujours à Borden.

1931–1937

La formation en pilotage au Canada continue d'être offerte par une combinaison d’organismes civils et militaires et répond adéquatement aux besoins d’une ARC modeste. De nombreux Canadiens sont recrutés par la RAF pendant cette période, mais la plupart d’entre eux sont formés en Angleterre.

1936

Le Canada accepte d’offrir un programme de formation au Canada, dans lequel un petit nombre de candidats de la RAF sont choisis et formés par l’ARC.

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1938

  • Janvier
    • Le premier groupe de 15 candidats commence sa formation en janvier; parmi eux, 13 obtiennent leur diplôme en octobre 1938 et se rendent ensuite à l’étranger.
  • Mai
    • Dirigée par l’industriel J. G. Weir, une mission aérienne britannique se rend au Canada pour évaluer le potentiel de la construction aéronautique du pays. Weir a reçu l’ordre d’aborder avec le gouvernement canadien le sujet de l’utilisation de l’espace aérien et des installations canadiennes par la RAF à des fins de formation. Le premier ministre Mackenzie King donne son accord, mais indique que le contrôle des programmes de formation par la RAF n’est pas acceptable.
  • 5 juillet
    • Le gouvernement canadien présente une offre au gouvernement britannique selon laquelle les pilotes britanniques seront formés au Canada, mais sous le contrôle du Canada.
  • Juillet-août
    • Les Britanniques présentent une proposition élaborée par le colonel d’aviation J. M. Robb, commandant de la RAF Central Flying School (École centrale de vol), et le lieutenant-colonel d’aviation G. R. Howsam, directeur de l’instruction de l’ARC. Le « Plan Robb » est appelé à former annuellement jusqu’à 300 recrues canadiennes pour la RAF.  
  • 6 septembre
    • King, inflexible quant à ce qu’il considérait comme un enjeu de souveraineté canadienne, rejette la proposition et réitère que l’offre consiste à former des pilotes « britanniques » puisque les recrues canadiennes étaient nécessaires pour agrandir lentement l’ARC.
  • 31 décembre
    • En réponse à une proposition légèrement différente reçue par les Britanniques le 9 décembre relativement la formation, King réitère sa position.

1939 (Avant la guerre)

  • Janvier-février
    • Alors que les discussions se poursuivent avec le gouvernement britannique, l’ARC modifie son programme de formation. Au lieu d’un cours de dix mois en continu, la formation des pilotes consiste en trois phases de 16 semaines comprenant la formation élémentaire, avancée et opérationnelle. Il est convenu que la formation élémentaire en pilotage serait confiée à huit clubs de pilotage civils situés à Vancouver, Calgary, Régina, Winnipeg, Hamilton, à Toronto, Montréal et Halifax.
  • Avril- mai
    • La station Camp Borden de l’ARC donne un cours spécifique axé sur les exigences liées à la formation militaire destinées à des instructeurs civils provenant de divers clubs de pilotage. Parmi les 33 pilotes civils qui ont commencé le cours, 27 d’entre eux obtiennent leur diplôme en octobre.

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1939

  • 1er septembre
    • L’Allemagne envahit la Pologne.
    • L’ARC est mis en service actif. L’effectif de l’ARC compte 298 officiers et 2 750 aviateurs dans la Force permanente en plus de 112 officiers et 901 aviateurs dans la Force auxiliaire, pour un total de 4 061 militaires, tous grades confondus.
  • 3 septembre
    • Great Britain and France declared war on Germany.
  • 4 septembre
    • Comité Clayton Knight. William A. “Billy” Bishop, appointed to the rank of air marshal in the RCAF, telephoned his American friend Clayton Knight in New York. Knight, a First World War fighter pilot and well-known aviation artist, was convinced by Bishop to assist in recruiting Americans who wished to join the RCAF. Creating a loosely organized committee, Knight arranged for thousands of young Americans to cross the border and enlist in the RCAF. Activities came to a gradual halt after the United States entered the war in December 1941.
  • 10 septembre
    • Le Canada déclare la guerre à l’Allemagne.
  • 14 septembre
    • Un décret crée la Réserve spéciale de l’ARC et la fait entrer en service actif.
  • 18 septembre
    • Un bassin de dotation de l’ARC est formé à Toronto. Renommé par la suite le Dépôt des effectifs no 1, il constitue le premier des quatre dépôts des effectifs créés en fonction du service dans l’ARC.
  • 26 septembre
    • Le gouvernement britannique présente une proposition officielle, cherchant à créer un plan de formation aérienne du Commonwealth dont le Canada serait le lieu principal d’instruction.
  • 28 septembre
    • Après avoir consulté le conseil des ministres, le premier ministre du Canada Mackenzie King accepte la proposition des Britanniques en principe, suspendant les autres discussions.
  • 7 octobre
    • La mission de formation aérienne du Royaume-Uni, dirigée par Lord Riverdale, quitte l’Angleterre pour le Canada.
  • 31 octobre
    • Riverdale rencontre le conseil des ministres canadien et présente la proposition de formation aérienne des Britanniques. Les discussions officielles débutent.
  • 1 novembre
    • L’École de pilotage militaire no 1 est établie à la station Camp Borden de l’ARC. Bien que l’unité précède le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB), puisqu’elle existait déjà, elle devient la première école pour le PEACB.
  • 17 décembre
    • L’accord du PEACB est signé par des représentants des gouvernements du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Les plans demandaient la création de 74 unités et écoles où la formation devait commencer le 28 avril 1940 (Z-Day), qui devait durer jusqu’au 31 mars 1943.
  • 31 décembre
    • Effectif de l’ARC : 8 287 militaires, tous grades confondus.

 

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1940

  • 1er janvier
    • Le commandement d’entraînement aérien (Toronto) est renommé le « 1er Commandement d’entraînement ». Afin de mettre en application le PEACB, trois commandements d’entraînement (CE) supplémentaires sont mis sur pied : le 2e CE, le 15 avril (Winnipeg), le 3e, le 18 mars (Montréal) et le 4e, le 29 avril (Régina).
  • Février
    • Le commodore de l’air Robert Leckie, un Canadien qui sert dans la RAF depuis la Première Guerre mondiale, est nommé directeur de l’entraînement au Quartier général de l’ARC pour superviser le PEACB. Leckie est nommé à ce poste en raison du manque d’expérience des officiers d’état-major de l’ARC. Il est muté à l’ARC et devient Chef d’état-major de la Force aérienne en 1944.
  • Avril
    • L’âge requis des pilotes-stagiaires est établi : ils doivent être âgés de 18 à 28 ans. Pour les autres catégories d’aviateurs, ils doivent être âgés de 18 à 32 ans.
  • 15 avril
    • L’école initiale no 1, l’Eglington Hunt Club, à Toronto, ouvre officiellement ses portes. Première école initiale parmi les sept, elle reçoit sa première cohorte de 164 stagiaires le 29 avril.
  • 28 avril
    • Z-Day. Le PEACB commence officiellement.
  • 27 mai
    • La 1re École d’observation aérienne, à Malton, Ontario, ouvre officiellement ses portes. Elle est la première des dix écoles d’observation à être mise sur pied. Les écoles sont dirigées par des organismes civils sous la supervision de l’ARC.
  • 7 juin
    • Un décret canadien stipule que les ressortissants étrangers enrôlés dans les Forces armées canadiennes n’avaient pas besoin de porter allégeance à Sa Majesté le Roi. Cette règle est établie afin que les recrues américaines, qui perdraient leur citoyenneté si elles portaient allégeance à un chef d’État étranger, puissent continuer à s’enrôler dans l’ARC.
  • 24 juin
    • Les quatre premières écoles élémentaires de pilotage ouvrent leurs portes : la 1re École à Malton, en Ontario, la 2e École à Fort William, en Ontario, la 3e École à London, en Ontario et la 4e École à Windsor Mills, au Québec. À la fin, 24 écoles élémentaires canadiennes de pilotage et six de la RAF sont mises sur pied. Les écoles canadiennes sont dirigées par des entreprises civiles, sous la supervision de l’ARC.
  • 22 juillet
    • La première cohorte de stagiaires du PEACB arrive à la 1re École de pilotage militaire, à la station Camp Borden de l’ARC.
  • 5 août
    • La 2e École de pilotage militaire à Uplands, en Ontario, ouvre officiellement ses portes. Elle est la première parmi les 18 écoles de l’ARC et les 10 de la RAF à être construite dans un but précis.
  • Septembre
    • Comme on est à la recherche de nombreux pilotes-stagiaires supplémentaires, l’âge limite augmente à 31 ans.
  • 30 septembre
    • Les premiers pilotes-stagiaires du PEACB obtiennent leur diplôme à la 1re École de pilotage militaire, à la station Camp Borden de l’ARC, en Ontario. La plupart des diplômés sont affectés à d’autres écoles en tant qu’instructeurs. À la fin de 1940, 165 des 203 nouveaux pilotes canadiens sont employés au sein du PEACB.
  • 24 novembre
    • Le premier groupe de diplômés du PEACB arrive en Angleterre. Les 12 officiers et les 25 sergents observateurs ont obtenu leur diplôme à la 1re École de navigation aérienne, à Trenton, Ontario, le 24 octobre.

 

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1941

  • Janvier
    • L’âge limite pour toutes les catégories d’aviateurs augmente à 33 ans.
  • 7 janvier
    • L’Accord Sinclair–Ralston entre le secrétaire d’État de l’Aviation britannique, Sir Archibald Sinclair, et le ministre de la Défense nationale canadien, James Ralston, est signé. S’ajoutant à l’Accord du PEACB du 17 décembre 1939, ce document quantifie l’établissement des escadrons de « l’Article XV », qui permet au Canada de former 25 escadrons de l’ARC à l’étranger au cours des 18 prochains mois, en plus des trois escadrons de l’ARC actuellement déployés (1er, 110e et 112e).
  • 1er mars
    • Les escadrons de l’ARC à l’étranger sont renumérotés. Afin d’éviter d’être confondues avec les escadrons de la RAF, les unités de l’ARC sont renumérotées par un chiffre dans la série 400. Le 110e devient le 400e Escadron, le 1er devient le 401e Escadron et le 112ee devient le 402e Escadron.
  • 1er mars
    • Le 403e Escadron (chasseurs) est formé à Baginton, en Angleterre. Au premier escadron de « l’Article XV », le 403e, s’ajoute 17 de plus au cours des dix mois suivants.
  • 2 juillet
    • Créé en partie pour répondre aux besoins supplémentaires en personnel sur les terrains d’aviation du PEACB, le Corps auxiliaire féminin de l’Aviation canadienne (CAFAC) est formé.
  • Octobre
    • L’âge d’entrée pour les aviateurs est réduit à 17 ans et demi pour toutes les catégories. Les pilotes-stagiaires sont alors acceptés jusqu’à 33 ans et les autres métiers, jusqu’à 35 ans, à l’exception des mitrailleurs de bord, dont la limite d’âge augmente à 39 ans.
  • 10 novembre
    • L’Aviateur-chef (AVC) Karl Mander Gravell, âgé de dix-neuf ans, de Vancouver, en Colombie-Britannique, reçoit la Croix de George à titre posthume. Pendant un vol d’entraînement à la 1re École de radio-navigants à Calgary, en Alberta, le DH-60 Moth comptant à son bord le lieutenant d’aviation Johnston, pilote et l’aviateur-chef Gravell, s’écrase. Malgré ses blessures importantes, Gravell tente de sauver le pilote des débris enflammés. Considérablement brûlé, il ne réussit pas à le sauver et succombe à ses blessures. Mademoiselle Frances Walsh, enseignante à l’école locale où s’est écrasé le Moth, reçoit la Médaille de George pour l’aide et les soins qu’elle a apportés à l’AVC Gravell.
  • 7 décembre
    • Le Canada déclare la guerre au Japon.
  • 8 décembre
    • Les États-Unis déclarent la guerre au Japon. À cette date, on compte environ 6 100 Américains servant dans l’ARC, dont près de la moitié sont des stagiaires.
  • 11 décembre
    • Les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne.

 

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1942

  • 3 février
    • Le Corps auxiliaire féminin de l’Aviation canadienne (CAFAC) est renommé l’ARC (Service féminin). Communément appelé la « WD » pour « Women’s Division », elle est considérée faisant partie intégrale de l’ARC et bien que les femmes soient moins rémunérées que les hommes, toutes les règles, les réglementations et les conditions de service sont les mêmes.
  • 1er mars
    • La commission d’enquête sur les accidents est formée. Préoccupé par le nombre d’accidents graves se produisant aux écoles du PEACB, l’ARC met sur pied une commission d’enquête sur les accidents pour analyser les accidents et recommander des changements afin de favoriser la sécurité en vol.
  • 22 May – 5 June
    • The Ottawa Air Training Conference was held in Ottawa, Ontario. The end date for the BCATP was extended to 31 March 1945. As well, an additional 9 schools and 10 specialist schools (operational training units, school for instructors, etc.) were established. All 27 RAF schools already in Canada were placed under the administrative control of the RCAF’s Combined Training Organization. The extension of the BCATP Agreement was signed on 5 June.
  • 30 June
    • The original BCATP agreement came to an end. At this stage, a total of 23,802 aircrew had graduated, of which 80 per cent were Canadian.

1943

  • 1er janvier
    • Dans une lettre au premier ministre Mackenzie King, rédigée par le diplomate canadien Lester B. Pearson, le président américain Franklin D. Roosevelt souligne le 3e anniversaire du PEABC, nommant le Canada « l’Aérodrome de la démocratie ».
  • 14 mai
    • L’AVC Kenneth Gerald Spooner, 22 ans, de Smiths Falls, en Ontario, reçoit la Croix de George à titre posthume. Spooner et trois autres étudiants attachés à la 4e École d’observation aérienne à London, en Ontario, se trouvaient à bord d’un aéronef Anson lorsque le pilote s’est évanoui. Bien qu’il ne soit pas suffisamment formé, Spooner a pris le contrôle de l’aéronef et l’a maintenu en l’air assez longtemps pour que les autres étudiants se jettent en bas. Peu de temps après, l’aéronef s’est écrasé dans le lac Érié.

 

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1944

  • Janvier
    • Le PEACB atteint son plus grand nombre d’effectifs. On compte 97 écoles de pilotage en activité, dont 24 dirigées par la RAF, et 184 unités auxiliaires. On compte environ 11 000 aviateurs travaillant dans les champs d’aviation du PEACB dans tout le pays.
  • Mi-janvier
    • À la mi-janvier, l’ARC atteint son plus grand nombre d’effectifs en temps de guerre avec 215 200 personnes, y compris 15 183 membres dans le Service féminin, et dont 104 000 travaillent au sein du PEACB.
  • 16 février
    • Accord Balfour–Power. Harold Balfour, le sous-secrétaire d’État britannique de l’Aviation, et le ministre canadien de la Défense nationale de l’Aviation Charles Gaven « Chubby » Powers signent un accord réduisant de 40 % le PEACB. Cette réduction est nécessaire en raison du grand bassin de personnel attendant leur formation et doit être mise en œuvre graduellement au cours des 12 mois à venir.
  • Mai–juin
    • Le recrutement d’équipages aériens et au sol pour l’ARC est suspendu.
  • Octobe
    • Dans le cadre d’une entente avec le Royaume-Uni, la fermeture des écoles du PEACB s’accélère.
  • 30 novembre
    • Les 2e et 4e commandements d’entraînement sont dissous et remplacés par le 2e commandement aérien, Winnipeg, Manitoba (officiellement mis sur pied le 1er décembre).
  • 31 décembre
    • Le PEACB est réduit à 50 écoles et deux installations supplémentaires qui proviennent de la RAF.

 

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1945

  • 15 janvier
    • Les 1er et 3e commandements d’entraînement sont dissous et remplacés par le 1er commandement aérien, Trenton, Ontario.
  • 31 mars
    • Le PEACB prend officiellement fin. Parmi les 159 340 stagiaires qui sont entrés dans le PEACB, 131 533 avaient obtenu leur diplôme comme aviateur qualifié. Le PEACB comptait 360 écoles et unités de soutien sur 231 sites et leur effectif était de 104 000 personnes.
  • Septembre
    • Sous la direction de H. G. Norman, conseiller financier du PEACB, et F. C. Fayers, représentant du Royaume-Uni, le coût total du programme est de 2 231 129 039,26 $. La part du Canada s’élève à 1 617 995 108,79 $, soit environ 72 % du montant total. Une fois toutes les factures réglées, le Royaume-Uni doit encore 425 000 000 $ au Canada.

1946

  • 7 mai
    • Le Parlement du Canada adopte une loi qui annule la dette exceptionnelle du Royaume-Uni concernant le PEACB. La part du Canada pour les coûts d’exploitation du PEACB s’élève à environ 92 %.

1949

  • 30 septembre
    • Le portail commémoratif du PEACB est présenté à la station Trenton de l’ARC. La cérémonie, qui compte des représentants du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, commémore l’organisation et la mise en œuvre réussie du PEACB.

 


 

 Le major Bill March, officier de systèmes de combat aérien et maritime, a passé plus de 38 ans en uniforme. Il est actuellement membre de la Réserve aérienne, agissant à titre d’historien de l’ARC au sein de la direction générale d’Histoire et Patrimoine de l’ARC.

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Abréviations

ARC―Aviation royale du Canada
AVC―aviateur-chef
CAFAC―Corps auxiliaire féminin de l’Aviation canadienne
CE―Commandements d’entraînement
PEACB―Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique
RAF―Royal Air Force

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