La plus grande « bataille aérienne » de l’histoire canadienne : Le Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique et les pertes de l’Aviation militaire au Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale (La Revue de l'ARC - PRINTEMP 2016 - Volume 5, Numéro 2)

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Par Jean Martin, Ph.D.

Le présent article a été publié à l’origine dans la Revue militaire canadienne, vol. 3, no 1, printemps 2002 et les conventions de rédaction originales ont été respectées.

Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) représente une contribution majeure du Canada à l’effort allié pendant la Deuxième Guerre mondiale. Entre les mois de mai 1940 et mars 1945, plus de 167 000 élèves[1] provenant des Dominions britanniques (Australie, Canada et Nouvelle-Zélande), de Grande-Bretagne et de divers autres pays alliés (Belgique, France libre, Pologne) ont reçu une formation d’aviateur dans l’une ou l’autre des 107 écoles établies à travers le Canada. Les écoles du PEACB ont produit 50 000 pilotes pendant la guerre; c’est trois fois plus que le nombre d’avions qui sont sortis des usines canadiennes pendant la même période. Le PEACB a donc eu un impact important sur les différents théâtres de guerre d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

On oublie cependant trop souvent qu’il a eu un impact tout aussi important sur le paysage canadien et sur la vie même des Canadiens. Au moment du déclenchement de la guerre, l’Aviation royale canadienne (ARC) ne comptait qu’une cinquantaine d’appareils, dont plusieurs étaient des avions civils équipés pour effectuer des missions de surveillance. Les aéroports civils étaient peu nombreux et les rares avions qu’on apercevait dans le ciel canadien étaient le plus souvent munis de flotteurs pour pouvoir se poser sur les nombreux lacs et rivières du pays. Dans la plupart des régions, l’agriculture occupait une portion importante de la population et le cheval était toujours largement utilisé pour les travaux des champs. La guerre arriva et les aérodromes vinrent transformer ce paysage tranquille un peu partout à travers le pays.

Un périlleux aérodrome

Les unités aériennes opérationnelles furent concentrées dans les parties orientale et occidentale du pays, pour participer à la protection des côtes, mais le PEACB entraîna l’ouverture d’aérodromes loin à l’intérieur des terres. Du jour au lendemain, le grondement des moteurs Wasp et Merlins qui équipaient les avions Harvard et Hurricane devint un bruit familier dans de nombreuses campagnes de l’Alberta, du Manitoba ou du Québec. Les activités aériennes étaient plus généralement répandues et aussi beaucoup plus visibles que celles de l’Armée ou de la Marine au Canada. L’expression « Aérodrome de la démocratie »[2], qui a été utilisée pour décrire le Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale, n’était certainement pas mal choisie, compte tenu de l’intensité de l’activité aérienne qui régna au pays pendant ces années de guerre.

La figure 1 est un diagramme représentant la distribution des accidents aériens du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique de 1940 à 1944 en se basant sur ce que faisait l’aéronef au moment de l’accident. L’accident s’est produit lorsque l’aéronef volait ou atterrissait entre 75 et 85 pour cent des cas. Ce pourcentage était plus élevé en 1940 et s’est réduit au cours des quatre années qui ont suivi. L’accident s’est produit lors du décollage entre 2 et 9 pour cent des cas. Ce pourcentage était au plus bas en 1940 et a graduellement augmenté au cours des quatre années qui ont suivi. L’accident s’est produit lorsque l’aéronef circulait au sol entre 15 et 19 pour cent des cas. Ce pourcentage s’est graduellement accru au cours de la période des quatre années. L’accident s’est produit lorsque l’aéronef était en arrêt entre 0 et 3 pour cent des cas. Ce pourcentage était plus élevé en 1941 et s’est réduit de façon constante jusqu’à atteindre 0 pour cent en 1944. Fin de la figure 1.

Figure 1. Distribution des accidents aériens du PEACB selon les phases de vol, 1940-1944.

 

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Avant la guerre, les appareils de l’Aviation royale du Canada accumulaient à peine 27 000 heures de vol en un an. Ceux du PEACB en enregistraient quatre fois plus chaque semaine pendant l’été de 1942[3]. Entre octobre 1942 et septembre 1943[4], alors que les activités du PEACB atteignaient leur sommet, la centaine d’écoles réparties à travers le Canada affichaient une moyenne mensuelle d’environ 500 000 heures de vol, l’équivalent de sept avions volant 24 heures sur 24 au-dessus des régions entourant chacune des écoles. En fait, ce sont près de 7 000 appareils qui volaient une moyenne de 17 heures par semaine pendant toute l’année 1943.

Un grand nombre de ces appareils étaient pilotés par des élèves inexpérimentés; les décollages et les atterrissages n’étaient pas toujours très réussis et les manoeuvres souvent malhabiles. En 1942-1943, les appareils du PEACB connaissaient un accident pour 900 heures de vol, la plupart heureusement sans conséquences graves. La grande majorité des accidents se produisaient pendant le vol ou au moment de l’atterrissage, avec des variations assez surprenantes au fil des années. Le vol et l’atterrissage s’échangent en effet la première place de 1940 à 1943, mais cela tient probablement davantage à une variation dans la définition de ces deux phases d’activité. Pris dans leur ensemble, le vol et l’atterrissage représentent entre 76 % et 85 % de tous les accidents, avec une légère tendance à la baisse au fil des années.

Plus de 6 000 accidents s’étaient produits dans les écoles du PEACB entre octobre 1942 et septembre 1943. Les accidents graves, même s’ils ne représentaient qu’une très faible proportion du total, étaient tout de même très fréquents : on comptait un peu plus de 300 accidents avec décès pendant la même période. On a cependant eu tendance à sous-estimer ces pertes, de même que celles qui se sont produites au Canada en général pendant la guerre. Cette sous-évaluation provient d’une méprise dans l’analyse des données, confortée par une tendance générale à ne vouloir considérer les pertes de guerres que lorsqu’elles se produisent sur les fronts étrangers. La défense du territoire canadien n’a jamais beaucoup attiré l’intérêt des historiens militaires, qui préfèrent généralement opposer la vie paisible de ceux qui sont restés au pays au courage de ceux qui sont allés s’exposer aux dangers des fronts étrangers.

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Des pertes largement sous-évaluées

Lorsqu’on parle des pertes du PEACB, on s’en remet généralement aux chiffres produits par F. J. Hatch dans son livre Le Canada, aérodrome de la démocratie (Ottawa, Ministère de la Défense nationale, 1983). Ces chiffres proviennent du rapport final produit par le PEACB[5], une source tout à fait crédible. Ce rapport révèle donc que 856 élèves ont été tués pendant leur entraînement au Canada, dont plus de la moitié (469) appartenaient à l’ARC. Ces quelques centaines de pertes de vies comptaient en effet pour relativement peu dans le total de quelque 17 000 morts revendiqués par l’ARC pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Or, ces 856 morts sont loin du total des aviateurs tombés au Canada pendant la guerre. Hatch ne s’est pas trompé, il y a bien eu 856 élèves tués pendant les cinq années du PEACB, mais le total des pertes en vies humaines de l’ARC au Canada s’élève à 2 367, 14 % de toutes celles enregistrées pendant la durée de la guerre. C’est bien davantage que les désastres de Dieppe et de Hong Kong et même supérieur aux pertes de la Royal Air Force (RAF) et de ses alliés pendant la Bataille d’Angleterre (915 appareils perdus). D’où vient donc la différence entre les 856 morts généralement reconnues et les 2 367 dont il vient d’être question? Ces chiffres proviennent d’une autre compilation produite dans les mois qui ont suivi la fin de la guerre par l’ARC.

Un peu plus du quart de ces décès (619), ne sont pas le résultat direct d’activités militaires; il peut s’agir de morts naturelles, d’accidents de la route ou même de suicides. La proportion est dans ce cas beaucoup plus élevée au Canada qu’outremer, ce type de décès y comptant pour moins de 2 % du total. Sur les 1 748 décès restants au Canada, 22 % (383) s’étaient produits dans des unités opérationnelles, huit seulement étant le résultat d’une « action ennemie ». On pourrait bien sûr avancer que les pertes survenues au Canada n’avaient pas la même charge de violence que celles qui se produisaient outremer, mais les décès survenus à l’extérieur du pays étaient loin de toujours être le résultat d’une action ennemie. Près de 40 % d’entre eux (5 630) ne résultaient pas d’une telle action, et près de 2 000 s’étaient produits dans des unités non-opérationnelles. Dans l’ensemble, sur les 17 001 aviateurs que l’ARC a perdus pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’action de l’ennemi avait joué un rôle direct dans 54 % des cas seulement (9 209).

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La figure 2 est un diagramme à barres comparant le nombre de pertes de vie dans l’Aviation royale canadienne de 1939 et 1945 qui ont eu lieu outremer et au Canada selon des circonstances diverses. Accidents de vol sur des bases non opérationnelles : 1 155 au Canada et 1 908 outremer. Accidents de vol dans des bases opérationnelles : 383 au Canada et 1 131 outremer. Accidents de vol au sol : 18 au Canada et 25 outremer. Pendant des opérations de vol sans action ennemie : 8 au Canada et 2 331 outremer. Pendant des opérations de vol avec action ennemi : 184 au Canada et 8 899 outremer. Pendant des opérations de vol non classifiées : 1 au Canada et 2 outremer. Action ennemie au sol : 0 au Canada et 50 outremer. Action ennemie en mer : 18 au Canada et 55 outremer. Fin de la figure 2.

Figure 2. Les pertes de vie dans l’Aviation royale canadienne, 1939-1945.

  

La figure 3 est un graphique linéaire qui compare le nombre d’accidents aériens mortels du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique de janvier 1942 à novembre 1944. Les données sont pour janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre pour chacune des trois années. Au cours de cette période, il y a eu entre 10 et 50 accidents mortels chaque mois, dénombrant de 20 à 100 décès par mois. Le plus grand nombre d’accidents mortels est en juillet 1942 et diminue généralement (avec des montées en flèche périodiques) jusqu’en novembre 1944. Fin de la figure 3.

Figure 3. Les accidents aériens mortels du PEACB, de janvier 1942 à novembre 1944.

       

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On n’établit pourtant généralement pas de distinction entre les 3 063 aviateurs tués dans des accidents de vol à l’étranger et les 9 004 autres qui ont été tués dans une action menée contre l’ennemi; il n’y a donc pas plus de raison de distinguer entre ceux qui sont morts à l’étranger et ceux qui sont tombés au Canada. Il y a 2 367 aviateurs de l’ARC qui sont morts au Canada, et ils méritent la même considération que les 14 634 qui ont perdu la vie à l’étranger. Mais qui étaient ces 2 367 aviateurs, puisqu’on a déjà reconnu que le PEACB n’avait perdu que 856 « élèves » pendant leur formation? La source de la méprise, pour le PEACB, réside justement dans le sens du mot « élève »[6].

Le PEACB comprenait, en plus de ses Écoles élémentaires de pilotage, des Écoles de pilotage militaire, d’autres écoles spécialisées (bombardement, observation, navigation, etc.) et des Unités opérationnelles d’entraînement, où les pilotes nouvellement brevetés allaient compléter leur formation, tout en participant à certaines activités de protection du territoire. Les pilotes de l’Unité opérationnelle d’entraînement No 1 de Bagotville, par exemple, participaient à la défense aérienne des importantes usines d’aluminium d’Arvida, au Saguenay. Ces pilotes, qui n’étaient plus considérés comme des élèves, pouvaient eux aussi avoir des accidents, et le rapport final du PEACB établit même qu’ils en étaient plus souvent victimes que les élèves : « Il y avait un point commun entre tous les types d’école : les pilotes qui avaient déjà reçu leur entraînement furent impliqués dans plus de la moitié des accidents qui se produisirent. »[7][Traduction] Les instructeurs et autres membres du personnel des écoles étaient d’ailleurs les premières victimes de ces accidents.

Comment, donc, arriver à établir le véritable total des pertes de vie du PEACB? Les statistiques de l’ARC donnent 1 155 morts dans des accidents aériens impliquant des unités non-opérationnelles, donc d’entraînement[8]. Ce chiffre ne tient cependant compte que des seuls aviateurs de l’ARC; or, les écoles du PEACB entraînaient aussi des pilotes d’autres forces aériennes. Les aviateurs canadiens ne comptaient que pour 55% des 856 élèves tués pendant leur formation; des autres 387 morts, 291 appartenaient à la RAF, 65 à l’aviation australienne et 31 à celle de la Nouvelle-Zélande. Si l’on reportait ces proportions à l’ensemble des pertes de vie dans des bases non-opérationnelles au Canada, on en arriverait à un total de 2 108 décès chez les aviateurs du PEACB, élèves et brevetés[9].

Cela supposerait toutefois que les pilotes australiens, britanniques et néo-zélandais effectuaient tout leur entraînement opérationnel au Canada, ce qui n’était naturellement pas le cas. Difficile de savoir exactement combien d’aviateurs alliés il faut ajouter aux pertes fatales de l’ARC, mais le nombre devrait se situer quelque part entre les 387 qui apparaissent dans le tableau des 856 élèves morts pendant leur formation et les 953 que donnerait l’application du calcul expliqué plus haut à l’ensemble du programme du PEACB. La compilation mensuelle des accidents relève quant à elle 850 accidents mortels qui ont entraîné 1 690 décès dans les écoles du PEACB, entre les mois de janvier 1942 et juin 1945 seulement[10]. Mais comme on sait déjà que les élèves étaient impliqués dans moins de la moitié des accidents seulement, on peut déjà affirmer que le PEACB a fait au moins 1 713 victimes[11] pendant la guerre, le chiffre de 2 000 pouvant raisonnablement être envisagé. Si l’on ajoute les pertes des unités opérationnelles (383), on peut facilement avancer que de 2 000 à 3 000 aviateurs canadiens et alliés ont trouvé la mort au Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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Tableau 1. Pertes de vie dans le PEACB, 1940-1945, selon diverses hypothèses
Méthode de calcul Nombre de décès
Morts avant de recevoir le brevet 856
Unités non-opérationnelles de l’ARC (1 155), plus les élèves alliés du PEACB (387) 1 542
Élèves tués (856) représentant moins de 50 % du total 1 713
Données mensuelles récoltées de 01-1942 à 06-1945 (1 690) étendues à toute la durée du programme 1 991
Proportion des élèves de l’ARC morts avant de recevoir le brevet (54,8 %) appliquée au total des unités non-opérationnelles de l’ARC (1 155) 2 108

La « bataille aérienne » la plus coûteuse de l’histoire canadienne

On oublie souvent de quoi une guerre est vraiment faite. Lorsqu’on parle de la participation canadienne à la Deuxième Guerre mondiale, on nous rappelle avec raison les épreuves de Hong Kong et de Dieppe, les durs combats d’Italie, le spectaculaire débarquement du 6 juin 1944 et la longue campagne de reconquête de l’Europe qui a suivi. On mentionne aussi la contribution des pilotes canadiens à la Bataille d’Angleterre et celle de la Marine royale du Canada à la victoire dans l’Atlantique, mais on oublie trop facilement que la guerre se déroulait aussi à l’intérieur du territoire canadien.

En fait, pendant les premières années du conflit, c’est surtout au Canada que cette guerre faisait des victimes : plus de 1 000 aviateurs avaient déjà perdu la vie dans les bases canadiennes avant même que le raid sur Dieppe ne soit lancé, au mois d’août 1942. Du début de 1942 à la fin de 1944, 831 accidents aériens avec pertes de vie s’étaient produits au Canada, soit une moyenne de 23 par mois ou cinq par semaine. Chaque semaine, une bonne dizaine d’aviateurs trouvaient la mort au pays. C’est énorme. Qu’on tente simplement d’imaginer comment réagiraient les Canadiens aujourd’hui si une opération des Forces canadiennes enregistrait des pertes de vie à un tel rythme; et le Canada comptait seulement le tiers de sa population actuelle pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Mais c’était la guerre, bien sûr, et on ne peut pas comparer une situation de guerre avec une période de paix relative. Voilà justement le sens de toute la démonstration qui précède, rappeler que la guerre se déroulait aussi au Canada entre 1939 et 1945. Le pays n’a pas eu à subir d’attaque directe majeure, il ne s’y est déroulé aucun combat d’envergure[12], mais les milliers d’avions qui survolaient son territoire et les centaines d’appareils qui se sont écrasés dans ses champs, ses lacs et même parfois ses villes n’avaient certainement rien de l’image paisible qu’on aime trop souvent présenter du Canada de l’époque. Pendant les premières années de la guerre, le Canada était même, d’une certaine façon, l’endroit le plus dangereux où se trouver pour un pilote.


Jean Martin, Ph.D., travaille à la Direction – Histoire et patrimoine au quartier général de la Défense

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Abbreviations

ARC―Aviation royale canadienne
DHP―Direction – Histoire et patrimoine
PEACB―Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique
RAF―Royal Air Force

Notes

[1]. Le chiffre de 131 553 élèves brevetés qu’on mentionne souvent n’inclut naturellement pas les 26 061 élèves qui n’ont jamais complété leur cours. Il ne tient pas compte non plus des 5 296 brevetés de la RAF et de l’aéronavale transférés au PEACB avant le 1er juillet 1942, non plus que des 1 726 élèves entrés trop tard pour obtenir leur brevet avant la fin de mars 1945. Un autre groupe de 2 816 pilotes qui avaient reçu leur formation ailleurs ont également effectué du service dans des unités opérationnelles d’entraînement au Canada. Les élèves des autres forces alliées (France, Pologne, etc.), dont on ne connaît pas exactement les nombres, ne sont pas comptabilisés dans ces statistiques.  (retourner)

[2]. L’expression serait de Lester B. Pearson. Alors qu’il se trouvait en poste à l’ambassade canadienne à Washington, il l’aurait glissée dans un message qu’il avait rédigé pour être signé par le président des États-Unis. Elle a été reprise par F. J. Hatch dans le titre de son livre sur l’histoire du PEACB.  (retourner)

[3]. C. G. Grey et Leonard Bridgman, dir., Jane’s All the World Aircraft, 1939, p. 15b.  (retourner)

[4]. La compilation mensuelle qui est faite des accidents aériens au Canada ne commence qu’au mois d’octobre 1942 à établir la distinction entre les pertes attribuables au PEACB et celles qui se produisaient dans les autres unités installées au Canada.  (retourner)

[5]. PEACB, Rapport final produit par la Direction – Histoire et patrimoine (DHP), 73/1558, vol. 10.  (retourner)

[6]. Le rapport utilise le terme trainee, en anglais.  (retourner)

[7]. Rapport final du PEACB, p. 40.  (retourner)

[8]. Il faut aussi tenir compte des 237 aviateurs qui ont perdu la vie dans les opérations du Ferry Command. On ignore malheureusement si ces pertes ont été considérées comme opérationnelles ou non dans les statistiques de l’ARC.  (retourner)

[9]. Si les 469 élèves canadiens représentent 54,8 p. 100 des 856 décès avant l’obtention du brevet, on pourrait conclure que 2 108 pertes de vie seraient survenues dans les unités d’entraînement au Canada puisque 1 155 Canadiens y sont morts (1 155 = 54 p. 100 de 2 108).  (retourner)

[10]. B.C.A.T.P. Monthly Summaries from 1942 to Present, DHP, 80/482. Ce n’est qu’au mois de mars 1942 que le Accidents Investigation Branch a été mis sur pied, ce qui explique l’absence de statistiques précises avant cette date. La moyenne mensuelle est de 48,3 décès et le total serait de 1 991 morts pour tout le programme, si on devait appliquer la tendance de la période pour laquelle les données sont disponibles aux mois pour lesquels on n’en a aucune. Il faudrait cependant tenir compte du nombre moins élevé d’écoles et d’élèves, mais aussi d’un ratio plus élevé d’accidents par heures de vol pendant les premiers mois du programme.  (retourner)

[11]. La majorité des accidents étaient le fait de « pilotes entraînés, y inclus les instructeurs et les pilotes » (B.C.A.T.P. Monthly Summaries…, Octobre 1944, p. 1) [Traduction]. On peut donc doubler le chiffre de 856 déjà déterminé pour les élèves et y ajouter au moins une autre victime, pour obtenir un minimum de 1 713 décès.  (retourner)

[12]. À la notable exception de la Bataille du St-Laurent, pendant laquelle les sous-marins allemands ont coulé de nombreux navires dans les eaux canadiennes entre 1941 et 1944. Peut-être faudrait-il aussi désormais parler d’une Bataille du Canada en pensant aux lourdes pertes subies au pays par l’ARC et les autres forces aériennes pendant la Deuxième Guerre mondiale.  (retourner)

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