Principes dominants (B-GA-403-000/FP-001, Doctrine aérospatiale des Forces canadiennes Acquisition de l'avantage)

 Les principes dominants exposés ci-dessous résument les principes fondamentaux sur lesquels repose la doctrine sur l’Acquisition de l’avantage :

  • La mission de l’Aviation royale canadienne (ARC), en tant qu’élément intégré des Forces canadiennes (FC), consiste à procurer au gouvernement du Canada (GC) un instrument aérospatial utile, efficace et adapté aux circonstances pour affirmer sa puissance nationale. En raison de l’engagement que le Canada a pris d’assurer la sécurité et la défense nationales et internationales, il lui faut une force solide, agile, souple et interopérable munie d’atouts aérospatiaux cinétiques et non cinétiques optimisant à la fois les manoeuvres agiles et les opérations d’information intégrées. Cet engagement s’exprime et se concrétise dans la sous-fonction Acquisition de l’avantage de l’ARC.
  • L’ARC a défini une sous-fonction Acquisition de l’avantage parce que les ressources aériennes, si l’on se fonde sur les caractéristiques inhérentes à la puissance aérospatiale, peuvent façonner l’espace de combat, sur les plans tactique, opérationnel et stratégique du conflit, d’une manière qui n’est pas à la portée des forces de surface.
  • Les opérations aérospatiales se rapportant à la sous-fonction Acquisition de l’avantage visent à modifier les domaines physique, moral et informationnel pour favoriser les opérations des forces amies tout en niant sa liberté d’action à l’adversaire.
  • Les ressources aérospatiales servant à acquérir l’avantage peuvent être utilisées pour frapper directement au coeur de l’appareil stratégique de l’adversaire, en produisant des effets disproportionnés et en modifiant sensiblement l’espace de combat.
  • Les opérations spatiales visant à acquérir l’avantage peuvent être exécutées indépendamment des forces terrestres et maritimes ou avec elles.
  • Les opérations aérospatiales visant à acquérir l’avantage peuvent être offensives ou défensives, cinétiques ou non, manifestes ou secrètes, et l’on peut y recourir directement ou indirectement pour atteindre les objectifs fixés.
  • La plupart des ressources aérospatiales sont capables, jusqu’à un certain point, de contribuer à l’acquisition de l’avantage; cependant, il y a de nombreuses missions et tâches qui, au sein de la sous-fonction Acquisition de l’avantage, nécessitent des capacités spécialisées.
  • Les effets souhaités – non pas le système d’arme, ou le vecteur, ou encore le genre de cible particuliers attaqués – sont primordiaux à tous les stades du processus de planification et de l’exécution des opérations aérospatiales visant à acquérir l’avantage.
  • Il faut une capacité aérospatiale dynamique de commandement et contrôle (C2) pour permettre au commandant des forces aérospatiales de conserver solidement la maîtrise de ces dernières, tout en rendant possibles l’emploi dynamique des atouts aérospatiaux et l’attribution et la réattribution des missions aux forces afin de répondre aux besoins concurrents des commandants appuyés. La fonction C2 dans le contexte aérospatial repose sur les principes fondamentaux du contrôle centralisé et de l’exécution décentralisée et elle est organisée en conséquence. Les opérations aérospatiales visant à acquérir l’avantage nécessitent une souplesse suffisante pour faire face rapidement aux changements émergents et dynamiques s’opérant dans l’espace de combat.