L'ARC à Toronto : un siècle de vol en formation

Article de nouvelles / Le 28 août 2017

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Pendant 100 ans, l’Aviation royale canadienne et Toronto ont vécu une histoire commune.
Cette relation continue le 1er septembre 2017, lorsque le gouverneur général présentera
des nouveaux drapeaux consacrés à l’ARC à la place Nathan Phillips.

Les Affaires publiques de l’ARC

L'histoire de l’Aviation royale canadienne commence à Toronto, il y a 100 ans, où, pour la première fois, l'armée recrute et forme des aviateurs canadiens en vue de leur service à l'étranger pendant la Première Guerre mondiale. En plus du quartier général du Royal Flying Corps Canada, situé à Toronto, le camp Borden, près de Barrie, l'Université de Toronto et les aérodromes de Long Branch et de Leaside, également à Toronto, de même que d'autres écoles de Toronto, sont des endroits importants pour l’ARC.

Le commandant d’escadre du Royal Flying Corps Canada, le lieutenant-colonel d'aviation William George Barker (né au Manitoba en 1894), est le héros de guerre canadien le plus décoré, en plus d'avoir occupé le poste de premier président des Maple Leafs de Toronto. À sa mort, en 1930, son cortège funèbre constitue le plus grand événement public qu'ait connu Toronto : une garde d'honneur de 2 000 personnes et plus de 50 000 spectateurs. Le lieutenant-colonel d'aviation Barker repose au cimetière Mount Pleasant de Toronto, où l'on a inauguré un monument à sa mémoire en 2010.

Pendant l'entre-deux-guerres, l'établissement d’une Aviation royale du Canada (ARC) permanente, le 1er avril 1924, mène à l'accroissement des besoins en personnel. Le gouvernement subventionne les clubs d'aviation de la région de Toronto afin qu'ils forment des pilotes. C'est notamment le cas du Toronto Flying Club, établi dans un aérodrome à l’intersection de la rue Dufferin et de l'avenue Sheppard Ouest.

Le club soutient la formation, le 5 octobre 1932, du 10e Escadron de coopération d'armée (auxiliaire), qui deviendra plus tard l'escadron « Ville de Toronto ». Renommé le 110e Escadron, il figure parmi les premières unités de l'ARC à se rendre à l'étranger en février 1940. Il termine son service de guerre sous la désignation du 400e Escadron (Ville de Toronto).

En 1944, l'ARC forme la quatrième force aérienne des Alliés en importance. Toronto joue un rôle déterminant dans la croissance de l'ARC en accueillant un certain nombre d'écoles, de quartiers généraux, d’installations de recherche et d’établissements de recrutement du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth britannique. L'ARC est aussi le premier des trois services militaires à recruter des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale. Le premier dépôt d'entraînement de la division des femmes de l'ARC voit d'ailleurs le jour au Collège Havergal, à Toronto.

En 1943, le Collège de guerre de l'état-major de l'Aviation royale canadienne s’installe sur les terrains du Strathrobyn Estate, qui appartenait précédemment à Frederick Burton Robins. Deux ans plus tard, il change de nom, devenant le Collège d'état-major de l’Aviation royale canadienne. En 1962, l'établissement est intégré au Collège des forces aériennes. De nos jours, au même endroit, sur le boulevard Yonge, se trouve le Collège des Forces canadiennes, un chef de file mondial sur les plans de la formation, de la recherche et de la sensibilisation dans les domaines de la défense et de la sécurité. À cet endroit, les dirigeants de l'ARC apprennent à maîtriser la puissance aérienne.

Après la Seconde Guerre mondiale, la station Downsview de l'ARC devient l'emplacement principal de la force aérienne, soutenant l'instruction, la recherche et la formation dans le domaine aéromédical. La ville de Toronto est une figure de proue de l'innovation dans l'histoire de l'aviation canadienne. Elle accueille des sociétés d'aviation illustres comme Avro Canada, rendue célèbre grâce à son CF-100 Canuck et à l'infortuné projet du chasseur à réaction CF-105 Arrow, et De Havilland, créatrice du D.H.100 Vampire 3, le premier chasseur mis en service par l'ARC. Le personnel et les installations de Downsview participent à la création de ces appareils. En 1940, Wilbur Franks, diplômé et chercheur de l'Université de Toronto, met au point la combinaison anti-gravité pour le compte des Alliés.

Aujourd'hui, cette force novatrice reprend vie grâce au Pont d'envol de l'ARC à Communitech, un grand carrefour d'innovation près de Waterloo. De plus, le Collège Seneca de Toronto a mis sur pied un partenariat novateur avec l'ARC portant sur l'instruction des pilotes de l'ARC dans le cadre de son programme de baccalauréat en technologie de l'aviation.

Durant la période de l'après-guerre, Toronto accueille plusieurs unités et quartiers généraux de la réserve aérienne, dont les plus connus sont les 400e et 411e Escadrons (Comté de York). À l'époque, il n'est pas rare de voir voler les appareils de ces unités de réserve dans le ciel de la ville. Lorsque la base des Forces canadiennes Downsview met fin à ses opérations de vol militaires, le 400e Escadron déménage à Borden et devient un escadron tactique d'hélicoptères, tandis que le 411e Escadron cesse d'exister.

Le 10 novembre 2009, l'aéroport sur l'île de Toronto devient l’Aéroport Billy Bishop de Toronto, en l'honneur d'un des héros de l'ARC les plus chéris. Le capitaine William Avery « Billy » Bishop, as de l'air de la Première Guerre mondiale, a reçu de nombreuses décorations, mais il est aussi le premier aviateur canadien à qui l'on ait décerné la Croix de Victoria, la plus haute décoration de l'Empire britannique pour la vaillance.

Toronto compte encore à ce jour plusieurs escadrons de cadets de l'Aviation royale canadienne et filiales de l’Association de l’Aviation royale canadienne (organisme d'anciens combattants de la Force aérienne).

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