Des militaires canadiens et des Marines des États-Unis unissent leurs forces pendant l’exercice Maple Flag 50

Article de nouvelles / Le 5 juin 2017

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Par la 2nd Lieutenant Stephanie Leguizamon

Que se passe-t-il lorsqu’on envoie un groupe de militaires des Forces armées canadiennes (FAC) et du United States Marine Corps dans la forêt du polygone de tir aérien de Cold Lake, en Alberta? Apparemment, une explosion impressionnante!

Le 28 mai 2017, des sapeurs de combat, des médecins et d’autres membres du personnel des FAC ont participé à un entraînement de destruction aux côtés de militaires de la compagnie de génie du détachement Bravo de l’Escadron de soutien d’escadre des Marines 473 (MWSS-473), 4e Escadre aérienne des Marines, Réserve des Forces des Marines, dans le cadre de l’exercice Maple Flag 50.

Afin de dégager un abattis créé par les militaires canadiens au Polygone d’évaluation de Primrose Lake (PLER), le groupe a utilisé des explosifs cylindriques de type « Bangalore ». Le PLER est un secteur d’entraînement du polygone de tir aérien de Cold Lake, qui constitue une vaste région au nord de la 4e Escadre et de la base des Forces canadiennes Cold Lake utilisée principalement pour la formation en pilotage, et qui chevauche la frontière de l’Alberta et de la Saskatchewan.

Un abattis est un obstacle formé d’arbres abattus placés de manière à ce qu’ils s’emboîtent, pointant à un angle de 30 degrés dans la direction d’approche de l’ennemi. Surtout lorsqu’il est renforcé par des barbelés et d’autres obstacles ou débris, l’abattis représente un obstacle improvisé menaçant pour le personnel et les véhicules, notamment les chars, les véhicules blindés légers et les camions. L'explosif cylindrique de type « Bangalore » est une charge explosive placée dans un ou plusieurs tubes joints qui permet aux sapeurs de combat de percer une brèche dans des obstacles de barbelés, des broussailles épaisses et, dans ce cas-ci, un abattis d’environ 18 mètres de longueur par neuf mètres de largeur.

Les Canadiens et les Américains se sont rassemblés au début de l’après-midi pour s’exercer à faire les calculs nécessaires afin de garantir l’efficacité de la brèche avant de se rendre en voiture à l’installation opérationnelle principale à la 4e Escadre Cold Lake, au champ de destruction.

« Nous avons suivi plusieurs cours de préparation », affirme le caporal Melvin Clemens, sapeur de combat du MWSS-473. « Nous avons étudié la façon de chronométrer la durée de combustion d’une mèche lente, les facteurs d’explosion et la façon de calculer la distance sécuritaire de l'explosif. »

Même s’il est facile de créer un abattis à l’aide de bois d’œuvre, pour les Marines en visite, l’entraînement au moyen d’un vrai abattis réalisé avec des arbres abattus est une occasion extrêmement rare.

« Cet exercice est fantastique », dit le sergent Michael Nadon, sapeur de combat du MWSS-473. « Je n’ai jamais eu l’occasion de faire une brèche dans un vrai abattis. C’est une occasion incroyable pour les sapeurs de combat. »

Les Marines étaient accompagnés par le personnel du champ de tir des FAC et de renforts participant à l’exercice Maple Flag. Le caporal-chef Brock Hogan, de l’Armée canadienne, est un patrouilleur de reconnaissance du 3e Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Participant à l’exercice Maple Flag pendant deux semaines, il a apporté son soutien à la coordination et au transport du groupe vers le champ de destruction.

« Je voulais apprendre comment les sapeurs travaillent », dit le caporal-chef Hogan. « J'enseignerai ce que j’ai appris aux membres de mon équipe et nous travaillerons beaucoup mieux tous ensemble, que nous soyons Canadiens ou Américains. »

Les Marines ont appris comment créer des obstacles efficaces et comment percer une brèche dans ces derniers. Avant que la mèche lente ne soit allumée, le 2nd Lieutenant Kevin Roy, commandant des forces d’opposition du MWSS-473 pendant l’exercice Maple Flag et commandant en second de la compagnie du génie, a parlé aux Marines de l’importance de bien planifier un abattis afin de le rendre encore plus efficace contre les forces ennemies et de créer une défense en profondeur.

À 17 h 45, le caporal-chef Hogan et le Lance Corporal Zachary Hooper, sapeur de combat du MWSS-473, ont allumé la mèche lente, et tout le monde s’est mis à l’abri à un endroit sécuritaire. Exactement quatre minutes et 59 secondes plus tard, une explosion satisfaisante s’est produite dans le secteur. Lorsque les Marines et les militaires canadiens sont retournés au lieu de l’explosion, ils ont pu constater la réussite de leur mission.

Cette activité d’entraînement a pu avoir lieu grâce à la coordination considérable entre les planificateurs des opérations et le personnel du champ de tir du Canada. Le sergent-major Mitchell Booker, de l’Armée canadienne, est adjudant-maître des opérations au champ de tir du Centre d’entraînement et d’essais en vol – Aérospatial de la 4e Escadre Cold Lake et il dirige également le PLER. Le militaire a guidé son équipe pendant que celle-ci a préparé l’abattis et il a supervisé l’activité.

Dans un champ de tir où l’on se sert de munitions réelles, on doit respecter des règles strictes en matière d’environnement et de sécurité. Le personnel du PLER a veillé au respect des règles de sécurité, et des précautions ont été prises pour prévenir tout effet néfaste sur l’environnement et la faune. Un agent de l’environnement de la 4e Escadre Cold Lake surveille de près les conditions météorologiques et les risques d’incendie au champ de tir.

Les sapeurs du MWSS-473 pourront répéter l’exercice le dimanche 4 juin, tentant cette fois d’accomplir une mission plus difficile, qui consistera à détruire un abattis comptant plus de fortifications.

« Les Canadiens nous apportent un appui immense », affirme le sergent Michael Nadon. « Ils nous fournissent des logements, de la nourriture, de l’eau et des choses à détruire. Ils sont de vrais alliés. »

Note de la rédaction : Puisque certains grades des États-Unis n’ont aucun équivalent canadien, nous estimons qu’il convient de les laisser dans leur langue d'origine.

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