Une nouvelle stèle funéraire pour l’aviateur-chef Hollis Eugene Howard

Article de nouvelles / Le 7 novembre 2017

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Par le capitaine Christian Déry

Bientôt, nous soulignerons le jour du Souvenir, moment où nous nous recueillons afin de nous rappeler ceux qui ont perdu la vie au service du Canada. Un aviateur mort en 1940 a reposé dans une tombe anonyme, parce qu'on n'a pas identifié ses restes au moment de leur découverte. Toutefois, depuis, on a déterminé l’identité du militaire et érigé sur sa tombe une stèle funéraire qui lui rend justice. Il symbolise tous ceux qui ont fait partie de l’ARC, notamment ceux qui ne sont jamais rentrés au bercail. Nous nous souviendrons d’eux.   

Le 22 septembre 2017, au cimetière Mount Hermon, à Québec, l’Aviation royale canadienne (ARC) et la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth (CSGC) ont tenu une cérémonie afin d’inaugurer la nouvelle sépulture de l’aviateur-chef Hollis Eugene Howard en présence de sept membres de sa famille. Pendant 77 ans, il a reposé dans une tombe anonyme.

Le lieutenant-colonel Michael Babin, commandant du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, basé à Valcartier, au Québec, et l’adjudant-chef Michel Trudel, adjudant-chef de l’escadron, ont eu l’honneur de représenter l’ARC lors de la cérémonie. Dominique Boulais, gestionnaire des commémorations et des relations publiques, a, pour sa part, représenté la CSGC.

L’aviateur-chef Howard est né à Waterville, en Nouvelle-Écosse, le 8 juillet 1919. Il s’est joint à l’ARC en 1938, à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

L’aviateur-chef Howard, ainsi que cinq autres aviateurs, a disparu le 17 novembre 1940, en rentrant d’une patrouille anti-sous-marine au-dessus de l’Atlantique à bord d’un Douglas Digby Mark I du 10e Escadron de l’ARC, basé à la station Halifax. Les conditions météorologiques se sont rapidement détériorées, si bien que l’appareil n'a pas pu atterrir à la station Halifax. L’équipage a tenté de se rendre à Montréal, mais leur avion s’est retrouvé à court de carburant à cause de vents forts. Les six aviateurs ont décidé de sauter en parachute dans le secteur du lac de l’Est, au Québec, près de la frontière du Maine.

Des recherches ont permis de retrouver le parachute de l’aviateur-chef Howard et trois de ses abris de fortune grâce à ses empreintes de pas, mais on a finalement perdu sa piste dans une tempête de neige après l’avoir suivi pendant dix kilomètres. Les recherches approfondies ont pris fin en décembre 1940, en raison d’autres chutes de neige et de l’arrivée d’un froid intense.

Ce n’est qu’en mai 1944 qu’on a retrouvé le corps de l’aviateur-chef Howard, à proximité du lac de l’Est. On a inhumé le militaire à Québec, mais, puisqu'on ne parvenait pas à identifier ses restes, on lui a attribué une sépulture anonyme.

Soixante-dix-sept ans après la disparition du militaire, la Direction de l’Histoire et du patrimoine du ministère de la Défense nationale, en collaboration avec Eric Howard, neveu de l’aviateur-chef Howard, et la CSGC, a identifié les restes de l’aviateur-chef Howard en faisant des recherches historiques.

La sépulture de l’aviateur compte désormais une stèle sur laquelle figure le nom du militaire, plutôt qu’une pierre tombale anonyme et sans visage comme de nombreuses victimes des conflits auxquels a participé le Canada pendant le siècle passé.

Les proches de l’aviateur-chef Howard connaissent finalement avec certitude le lieu de repos de leur être cher. La cérémonie d’inauguration de la nouvelle stèle funéraire de l’aviateur-chef Howard est un rappel éloquent du sacrifice de dizaines de milliers de Canadiens qui ont répondu à l’appel de leur pays et de la liberté en donnant leur vie.

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