Snowbirds des Forces canadiennes

L'équipe des Snowbirds des Forces Canadiennes (431e Escadron de démonstration aérienne) est une icône canadienne composée de membres actifs des Forces armées canadiennes. Ses pilotes et ses techniciens travaillent en équipe pour offrir des spectacles à sensation forte au public nord-américain. Agissant comme ambassadeurs canadiens, les Snowbirds demontre la compétence, le professionnalisme et le travail d'équipe inhérent des femmes et des hommes de l'Aviation royale canadienne (ARC) et des Forces armées canadiennes.

Au sujet du thème de 2016 - Commémoration du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

Cette année, pendant la saison des spectacles aériens, les Snowbirds des Forces canadiennes célèbreront le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB), programme commun d’entraînement du personnel navigant créé par le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, et la Nouvelle‑Zélande pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique et sa contribution à l’effort aérien de la Deuxième Guerre mondiale et à la victoire alliée marquent un chapitre important dans l’histoire du Canada, laissant un héritage dans nos collectivités pour les générations à venir.

S’entraîner pour la victoire

  • L’entente du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) fut signée vers la fin de 1939 et l'entraînement fonctionna de 1940 à 1945. Mackenzie King, le premier ministre de l’époque, était d’avis qu’il s’agirait d’une des plus importantes contributions du Canada à l’effort allié pendant la Deuxième Guerre mondiale, contribution qui ferait que « la puissance aérienne serait déterminante dans la victoire finale ».
  • Le programme exhaustif et l’emploi du temps intense composé de cours en salle de classe et d’entraînement au pilotage au Canada produisirent, à un rythme étourdissant, des équipages navigants prêts à servir outre-mer.
  • À la fin de la guerre, le programme avait produit 131 553 membres d’équipage, comprenant des pilotes, des radios-navigants, des mitrailleurs de bord, et des navigateurs pour les armées de l’air de la Grande-Bretagne, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada. Le programme forma aussi des ressortissants d’autres pays – dont la Pologne, les États-Unis, la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas, la Tchécoslovaquie et la France – qui s’enrôlèrent dans la Royal Air Force et dans l’Aviation royale du Canada.
  • En outre, l’ARC recruta et forma des dizaines de milliers de personnes pour l’entretien et le soutien afin d’appuyer l’effort de guerre; le programme aurait échoué sans la contribution de ces hommes et de ces femmes.

La base d’attache des Snowbirds des Forces canadiennes, à Moose Jaw (Saskatchewan), a joué un rôle important dans l’entraînement des équipages du Commonwealth pendant la Deuxième Guerre mondiale. Au départ, le club d’aviation de Moose Jaw forma les pilotes pour l’ARC, mais le gouvernement du Canada fit l’acquisition de l’aérodrome en 1940 et y construisit l’École de pilotage militaire no 32 à la station de l’ARC Moose Jaw.

Une fois leur brevet obtenu, les stagiaires du Programme étaient envoyés outre‑mer pour servir dans les escadrons des forces aériennes du Commonwealth. Certains d’entre eux entrèrent même au 431e Escadron quand il fut créé en 1942.

Aéronefs

Avions d'entraînement

Finch de Fleet – Le Finch, construit par Fleet, ainsi que le plus connu Tiger Moth, fabriqué par de Havilland, furent utilisés pour la première étape de la formation des élèves-pilotes du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique. Le Finch était un biplan-école à deux places, positionnées en tandem, qui était fabriqué par Fleet Aircraft de Fort Erie (Ontario). Il servait pour l’entraînement rudimentaire dans les 12 écoles de pilotage élémentaire situées au Canada. Dans ces écoles, les recrues apprenaient les rudiments du pilotage pendant 50 heures de vol sur un avion-école simple avant de poursuivre l’entraînement sur un appareil plus complexe.

Anson d’Avro – L’Anson, qui était construit par Avro, entra en service dans la Royal Air Force (RAF) en 1935 en tant qu’avion de reconnaissance maritime. Dans ce rôle, il fut retiré du service en 1939 et servit à entraîner les élèves‑pilotes du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique. Après leur passage à l’école de pilotage élémentaire, les élèves-pilotes étaient divisés en deux groupes différents. Ceux qui allaient devenir pilotes de bombardier, d’avion de surveillance côtière ou d’avion de transport s’entraînaient sur l’Anson dans les écoles d’entraînement au pilotage militaire.

Harvard – Le Harvard est l’un des avions-écoles le plus facilement reconnaissable de la Deuxième Guerre mondiale. Il était employé par les écoles d’entraînement au pilotage militaire qui formaient les pilotes de chasse. Près de 50 000 pilotes alliés obtinrent leur brevet sur cet appareil. C’était l’un des avions-écoles les plus modernes de la guerre. Grâce à sa taille et à son comportement, il permettait de passer sans problème aux commandes des chasseurs à hautes performances, comme le Spitfire et le Hurricane.

Héritage

Un héritage durable

  • L’article XV de l’entente du PEACB prévoyait que les membres des forces aériennes de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande seraient associés à leur pays respectif, soit en organisant leurs propres unités ou formations nationales, soit en utilisant d’autres méthodes. En définitive, cela entraîna la création d’escadrons australiens, canadiens et néo‑zélandais, au lieu de l’inclusion des aviateurs de ces pays dans des unités de la Royal Air Force (néanmoins, de nombreux Canadiens servirent dans des escadrons de la RAF). Les escadrons canadiens qui furent créés en vertu de cet article de l’entente – qu’on appela les escadrons de la série 400 – continuent de former le tissu de l’Aviation royale canadienne aujourd’hui.
  • Le premier de ces escadrons fut créé en 1941; c’est pour cela que le Canada commémore le Plan le PEACB en 2016.
  • Aujourd’hui, de nombreuses choses nous rappellent cet effort commun un peu partout au Canada. Les aéroports de nombreuses villes trouvent leur origine dans l’infrastructure des aérodromes du programme. Un grand nombre des bases militaires en activité de nos jours étaient à l’époque les écoles d’entraînement au pilotage; même la participation du Canada à l’entraînement aérien de l’OTAN est attribuable à cet héritage.
  • Par ailleurs, dans un grand nombre de collectivités au Canada, l’histoire du programme d’entraînement a laissé un triste souvenir. Les recrues du Commonwealth qui trouvèrent la mort pendant l’entraînement furent enterrées dans les cimetières des collectivités voisines, tout comme les aviateurs d’autres pays qui suivaient aussi l’entraînement, la plupart sous les auspices de la Royal Air Force. Les 856 aviateurs tués à l’entraînement au Canada se répartissent de la façon suivante :

                    o   469 membres de la force aérienne canadienne;

                    o   291 membres de la force aérienne britannique;

                    o   65 membres de la force aérienne australienne;

                    o   31 membres de la force aérienne néo-zélandaise.

Communautés participantes

Les collectivités participantes

  • Environ 150 collectivités canadiennes ont des liens avec le PEACB.
  • En plus de trouver des emplois dans les aérodromes où se trouvaient les écoles, les résidents des collectivités hôtes contribuèrent aussi au programme d’entraînement en étant instructeurs et en prenant part à l’organisation des écoles. Le fonctionnement de vingt-huit des trente écoles d’entraînement au pilotage militaire et des dix écoles d’observateurs aériens était assuré par des clubs d’aviation, des entreprises ou des compagnies aériennes qui étaient situés dans la collectivité d’accueil.
  • L’énorme soutien apporté par les organismes locaux permit au programme d’entraînement de commencer très rapidement. En employant des civils pour les étapes élémentaires de l’entraînement des équipages, l’ARC put profiter des instructeurs civils déjà qualifiés et des aérodromes existants dès le printemps de 1940.
  • Avec grande fierté, les Canadiens firent beaucoup pour que les stagiaires se sentent chez eux dans les collectivités où ils s’entraînaient. Les activités qui y étaient organisées remontèrent le moral du personnel des forces aériennes du Commonwealth.

Soutien des fondations

Les Snowbirds sont ambassadeurs pour la fondation suivante :

Aéronef courant

Les aéronefs qui ont équipé le 431e Escadron

  • Vickers Wellington
  • Handley-Page Halifax
  • Avro Lancaster
  • Canadair (North American) F-86 Sabre

 

Devise

THE HATITEN RONTERIIOS (Guerriers de l'air)

Inscriptions au drapeau

  • Manche et mer du Nord 1943-1944
  • Baltique 1943-1944
  • Forteresse de l'Europe 1943-1944
  • France et Allemagne 1944-1945
  • Ports du golfe de Gascogne 1943-1944
  • Ruhr 1943-1945
  • Berlin 1943-1944
  • Ports allemands 1943-1945
  • Normandie 1944
  • Rhin Golfe de Gascogne 1943-1944

Histoire

Une brève histoire de l'escadron est disponible sur la site Internet de la Direction – Histoire et patrimoine de la Défense nationale.

Nos Coordonnées

431e Escadrons de demonstration aérienne
15e Esacadre
CP 5000
Moose Jaw, SK
S6H 7Z8

Télécopieur : (306) 694-2809
Snowbird.Team@sasktel.net

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