L’ENTRE-DEUX-GUERRES DE LA FORCE AÉRIENNE (1918-1939)

PLEINS FEUX SUR… LA NAISSANCE DE L’ARC

RCAF King Crown

Le 28 juin 1922, la Loi sur la défense nationale est adoptée, regroupant le ministère du Service naval, du ministère de la Milice et de la Défense et de la Commission de l’air en un seul ministère. La loi entre en vigueur le 1er janvier 1923. Le 12 février 1923, Sa Majesté le roi George V confère la désignation « royale » à les Forces armées canadiennes (FAC) ; un ordre de la Milice du 12 mars en fait l’annonce. Toutefois, ce nom ne devient officiel qu’au 1er avril de l’année suivante. C’est la date où les King’s Regulations and Orders pour l’Aviation royale canadienne sont entrés en vigueur et l’Aviation royale canadienne (ARC) devient une composante permanente de la force de défense du Canada. Au début, l’ARC compte 62 officiers au sein de l’Aviation active permanente (semblable à la Force régulière actuelle) et quatre officiers dans l’Aviation active ainsi qu’environ 262 membres militaires du rang. Depuis, on considère que la Force aérienne a été créée le 1er avril 1924.

LE SAVIEZ-VOUS?

Le m/air Slemon,1956.

Le premier défilé de remise des insignes de pilote de l’ARC a lieu le 20 décembre 1924, à Camp Borden (Ontario). Ces premiers diplômés de l’ARC sont aussi les premiers pilotes formés au Canada depuis la fin de la guerre. Le lieutenant-colonel d’aviation Samuel Breadner, Croix du service distingué (DSC), remet l’insigne de pilote aux sous-lieutenants d’aviation W.C. Weaver, C.R. Slemon, E.J. Durnin et C.M. Anderson. Charles Roy Slemon deviendra chef d’état-major de la force aérienne et premier commandant adjoint du NORAD en septembre 1957.

PLEINS FEUX SUR… LES PILOTES DE BROUSSE

Au début des années 1930, l’ARC se sert principalement du Vickers Vedette pour ses vols de cartographie et de brousse.

À la fin de la Première Guerre mondiale, les pilotes militaires rentrent chez eux, au Canada. Ils ont appris à piloter un aéronef pendant que la guerre des tranchées faisait rage sous eux et ils cherchent maintenant à mettre en pratique leurs compétences dans le monde civil. L’aviation en est encore à ses débuts. Bon nombre de ces pilotes de retour au pays se servent de leurs économies pour acheter des aéronefs. Beaucoup parmi eux deviennent pilotes de brousse; ils apportent des approvisionnements aux localités éloignées du Nord et transportent des personnes dans les vastes étendues du Canada. Une profonde ironie réside dans l’histoire des pilotes de brousse. En effet, l’aviation militaire a produit les pilotes de brousse, puis ceux-ci ont de nouveau revêtu l’uniforme pour aider à construire l’Aviation royale canadienne.